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 Thy Fleeiing Time PV Keenu

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Bang bang
My baby shøt me døwn

† Bang bang †  My baby shøt me døwn

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MessageSujet: Thy Fleeiing Time PV Keenu   Dim 16 Mar - 1:02



Thy Fleeiing Time

Feat Keenu Gorgovitch

Amertume, colère, rage. Je baigne dedans depuis cette nuit. La nuit où mes envies ont pris le dessus sur mes principes. La nuit où le passage de ses phalanges a imprimé à jamais mon abime de chair et de sang. Le soir où mes fantasmes ont pris une forme réelle, réveillant en moi l’exaltation effroyable éprouvée pour cet être cruel. Le sexe. Un terme fatalement énigmatique mais devenu familier depuis que cet homme a décidé de faire irruption dans mon existence. Son sexe, j’ai gouté. J’ai caressé son abysse avec une délectation inédite. Avec un désarroi hyperbolique qui s’est manifesté dès la fin de mon léthargie.
Je ne comprends pas. Je me comprends plus. Je suis devenu une girouette flottant entre la réalité et le songe. Mes croyances me hurlent l’injustice de mes actes. La pathologie qui m’englobe dans ses entrailles. Alors que mon corps en demande plus. Avide de l’ondulation rythmée du sien contre le mien. De son souffle brulant nourrissant la cacophonie intérieure, l’écho de mon envie. Et ça me rend malade. Malade d’envie. Un mal viscéral et douloureux occasionné par lui. Cet abruti au regard alléchant.

Musique. Ma libération. Ma guitare. Ma muse.
Son touché m’apaise et me ranime à la fois. Ma déesse aux cordes cendrées, aux sons ensorceleurs. Aide-moi à oublier. Ramène-moi vers le monde de tes chimères oublié par le commun des mortels. Englobe-moi dans tes tripes mélodieuses. Dans ton tumulte saccadé, ta fluidité ravageuse. Mon amante secrète. Laisses mes doigts se pavaner sur ton tapis de bois immaculé. Perfection tu es, baume tu crée sur mon âme exténuée.
Mon monde s’écroule, s’arrête dès que tes sons envahissent la salle. M’envahissent et me font monter sur ton trône d’émotions. Je ne vois plus rien. Je n’entends plus. Je ne distingue que tes mélodies, riches, suaves, m’enveloppant dans ton cocon de protection. Oui, protège-moi de lui, d’eux. De moi, de ce que je deviens. Répugnant, honteux de ces pensées englobées de ce satyriasis nouveau. Il n’y a que toi qui puisses me délibérer. Qui puisse faillir son image de mon subconscient. Il n’y a que toi, ma muse, qui m’aide à libérer ma frustration. Ma déchéance.

Le temps. Une illusion en ta compagnie. L’estrade, est un espace envahi par ta magie envoutante. Répands-la. Fais-moi vibrer. Oublions-les, ces regards incompris, indécis. Que suis-je entrain de faire ? Je fais l’amour. Elle me fait l’amour. Un amour pur, vierge. Un corps à corps grisant. Brutal. Et visiblement, je ne suis plus le seul. Oui. Il y a lui. Cette silhouette qui se dessine, qui se détache dans l’intensité de la lumière. Sublime est son jeu. Absent est son visage. Furtivement, je le regarde. Non, je regarde ses doigts, voyager entre les cordes fines de son instrument. L’instrument de son évasion. Je me retrouve en lui. Le miroir de mon âme de musicien. Nomade, en cavale.
Je ne sais pas. Je ne sais plus depuis quand il est là. Depuis quand je suis là. Seuls, sur cette planche de bois. Eclairés, légèrement. Absorbés, totalement. Je pensais être seul. Oublié. Considéré comme un pauvre paumé extasié par le son qu’engendrent ses doigts. Je me pensais cacher de ces yeux accusateurs ou gorgés de préjugés. Solitude. Mon état d’apaisement. Silences. Mes maux fatalement.
Qui est-il ? Qui suis-je ? Des âtmâs tombés du ciel. Brisés par les vicissitudes de la vie. Ecorchés à vif. Recollés par elle. La musique. Mon éternelle compagne.





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Candide écorché

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MessageSujet: Re: Thy Fleeiing Time PV Keenu   Dim 16 Mar - 12:41




Thy Fleeiing Timefeat. Oscar


Je nage dans le ciel désossé, en éther, en Prométhée. Je nage a contre courant, et les anges me frappent, et les nuages m'écorchent. Mais je nage encore, dans l'amer, dans l'acide, dans l'ombre en lumière, dans l'abîme en soleil. Je nage en pair d'yeux, en iris distordu, en pupilles dilatées, dilettantes. Je nage en éden, je nage en enfer, je nage dans les remugles du monde,  je nage jusqu'en Tartare. Je remue. Je nage en délétère, dans le moire, dans le noir, je nage en perdition, en déchéance, je nage en lassitude, en écorchure, je nage en vibrance. Je nage en noire, je nage en balance, je nage en accord, je fouille le monde, je remue les ondes, je dissèque le ciel et j'autopsie la nuit, pour retrouver quelques part, balancés, quelques morceaux de toi, quelques part, un morceau de nous. Toi, mon amour de terre, couché sous le crachin, au froid dans le marbre, toi mon amour d'enfer,  coucher sous le sol, a louvoyer parmi les vers, toi mon immuable, coucher dans mon cœur, en écho de cristal. Je nage, dans le corde, dans la vibration, je nage les yeux clos, je nage en punition, je nage en Asphodèle, et je pince le violon, je tire chaque notes comme un cris, je tisse mon deuil dans le bois mort. Je cris dans l'onde, dans le frottement, et mon archets invente de nouvelles langues pour pleurer, je chiale en mineur, en majeur, je chiale en vibrato, en legatto. Je chiale piano, je chiale forte. Je chiale les yeux secs, mais ma musique est trempée. Il n'y personne, juste moi, et le violon. Je fais l'amour au vide les yeux clos. Je fais l'amour au néant en pluie de note. Et le monde s'étiole. Je suis violon. Rien d'autre que violon. Je suis l'abysse qui tisse ses toile a coup de concerto, pour finir a s'exploser gorge ouverte dans un blues sans fond.  Mais je ne suis pas seul ce soir.

Nous tissons a deux, et je prie, je prie que les Parque ne rompe les fil ténu que ton avons tendu entre nos instruments. Puisqu'il y a la musique il ne peut pas y avoir autre chose. Je ne t'ai pas regardé tu sais. J'ai juste  joué. J'ai juste pleurer, en larme d'écrin. Dans le pourpre du soir, en agonie.

J'étais dans le silence, dans l'ombre, j'écoutais juste, les yeux clos, le pincement des cordes, la douceur des notes, la violence  des accroches. J'écoutais ta vie, murmurée en la mineure. J'écoutais juste, la musique qui se rependait, en baume, en cataplasme, sur les cœurs écorchés. Sur les désabusés, sur les enfants du crépuscule, sur les cracheur du noir. On est de ceux qui pleurs a cœurs ouvert, et on chante, a cœur découvert. On est plus que des hommes, on est des musiciens bohèmes, des nomade de l'espoirs. C'est parce que nous épérons encore qu'on se fèle. On est des hommes en couleurs, pas des pantins monochrome, des robot mal huilés, des machines a suicides sociaux. On est loin du chien des revolver, loin des politiciens affamés, loin des masques, des foires, des bal de sang. Loin des hypocrites, des menteurs, loin du vice, de la déchéance, de la dépréssion, de l'obession. On est loin de la mort, puisqu'on est là, puisqu'on est en vie, puisqu'on marche encore, puisqu'on peut encore jouer. Je ressens la vie dans tes notes, alors j'en emprunt les miennes. Pour la  première fois, je ne joue plus la mort, je joue la vie. Mes doigts courent sur les cordes, mes accroches se saccades, mes lèvres se plissent dans l'ombre d'un sourire. Je joue toujours, et nos cordes s'emmêles, les partitions n'éxistent plus, nous jouons juste. Parce que nous sommes ici, parce que nous sommes en vies. Je dessine mon sourire à l'encre de nos nuances, j'écris dans le vide a coup d'accords magistraux. Et je ne respire plus. Mon souffle c'est perdu quelques part entre le si et le mi.

Explosion. J'ai perdu les nuances, j'ai perdu le son justes, je m'en fous maintenant, je n'écoute plus ni n'entends plus. Je joue juste, je frotte, je frappe les cordes, mon corps ondule, je louvoie dans l'air tendre aux senteurs de cigarettes et de joints. Ma tête tournent dans une gigue affreuse. L'acide est monté, et je joue. Mes yeux dissèquent le monde, et je voie les sons que nous enfantons. Je les vois, regarde. J'ai ouvert les yeux. Tu joue en fantôme, en caricature erratique, en dessin de fumée, les notes que tu sors son vaporeuse comme un soupirs exhalé.  Tu es fumée en Hadès, et moi je suis le feu, nous brûlons en quintessence. Je joue sans plus penser les sons, je les laisses juste sortir, en échos aux tiens. La folie me fauche à l'aube de mon délires. La foule nous regardent, elle happe notre souffle. Le violon et la guitare ne sont plus qu'un. Nous faisons l'amour en musique, j'embrasse ta guitare par baiser d'archet, et toi, tu caresses ma bouche violoneuse du bout des doigts de bois tendre. Nous sommes échos dans le soir, écho dans le moire, nous sommes brasiers et sorciers, le bûcher.

Et le violon chute, le bois mort se fissure. Mon esprit s'évape, et mes lèvres sur le micro. Je suis nu face au monde et le soleil de vos yeux tanent ma peau fissuré.

Ma voix s'élève, couvée par ta guitarre. Et ce ne sont plus mes mains qui  inventent le monde, c'est moi, a gorge déployée, j'improvise sous l'oeil torve de ta guitarre. Mes yeux te regarde. Je n'ai jamais ressentis de musique aussi puissante depuis la dernière fois ou j'ai jouer avec Miro. Qui es-tu ? Toi qui me fais chanter la vie ? Toi qui me fais oublier la mort, en  note de guitarre ? Qui es-tu ? Moi je chante en question, et ma voix se féle et se recolle, mon vibrato se suspend, explose, entre cris et murmures je feule sans respiré. Et ils nous regardent, leur bouches sont closes, certains ondulent. Nous avons tissé un sort ce soir. Notre magie est des plus belles. Nous sommes musique bohème en ame décharnée. Nous sommes fantomes dans le soir, en fumée. Chantons. Mes yeux dans le tiens, c'est nos océans qui s'emmêle. Et que musique ploit, nous éxistons en note piquée.

Les dernières notes de guitare agonisent. Ma voix se suspend une dernière seconde, et puis tout s'éffondre. Le fil est rompu. La magie a pris fin.

la musique brûle. En violion. En guitarre.






violin and guitar


© Halloween



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MessageSujet: Re: Thy Fleeiing Time PV Keenu   Mar 18 Mar - 1:05



Thy Fleeiing Time

Feat Keenu Gorgovitch

Violon et guitare. Ca pleure, ça crie. Ca se déchaine, ça se plie. En extase, en transe. Mes cordes résonnent dans l’air oppressant. Voyageant dans les ondes indécelables, entre les passants nocturnes, les baisers volages des amants perdus. Cachés de la reine métallique, embobelineuse du ciel gris. Les mélodies les pénètrent, ces oreilles sourdes, insensibles à mon agonie. Et la tienne aussi. Toi, l’énigmatique. L’enfant meurtri, criant sa peine et sa rage dans cette suite décadente. Je te vois enfin. Portail de mon âme, miroir de mon asthénie. Oui continue. Oui brise-toi, là-devant moi. Laisse-moi voir tes entrailles. Ne te relève-toi pas, ne t’arrêtes pas. Un ordre muet transmit par les vibrations incessantes de mon instrument. Instrument de ma survie, de mon salut. Peut-être le tien, peut-être le leurs. Eux ? Où sont-ils ? Je ne les vois pas. Je ne regarde que toi. Mes iris se figent dans ta direction. Dimension nouvelle que tu crée, toi et ton morceau de bois. Ton archet grise entre cette onomatopée mutuelle. En rinforzando. Brisé, tu es brisé. Artiste, oh tu l’es. Candide calomnié. Je m’en fous que tu sois un homme. Non, un homme-enfant. Je m’en fous que tu sois un homme-enfant. Je te regarde, je t’apprécie. Je te pleure en silence, en hydrophobie, en larme capricieuse refusant d’embrasser mes paupières. Je te désire, je t’envie. Je désire ta passion, ton agonie. Qu’est ce qu’on fout là, étoile sans coruscation ? Qu’est ce qu’on fait là à baiser en musique, à chialer en chœurs, à crier en La, Mi ? Réponds !

Ah la voici. Ta voix. Fluette. Non, étrange, inconcevable. Tu l’élève, irrésistible besoin de communiquer avec ce micro, de parler tes maux, de transcoder tes plaintes. Et je t’admire, encore. Mes sourcils se froncent. J’ai envie que tu n’arrête pas, un besoin viscéral d’écouter tes larmes cristallines, d’embrasser tes notes d’une justesse accablante. Je décide de m’unir à toi. Oui, je décide, c’est moi qui décide, je prends pas ta permission. Je m’en fous de ton avis. Je t’accompagne en tiers, je t’accompagne en notes murmurées en pianissimo. Tu te déchaine et je te suis. Je ne perds aucune miette, j’englobe tes paroles, tes sens. Je les fais miens. Je les approprie. Tu monte, tu hurle des aigus. J’aboie des basses. A l’unisson on s’acharne à faire trembler la terre, cette pièce, ce sol. On s’entête à les entrainer dans notre macrocosme écorché, à leur montrer nos scarifications spirituelles. Mais qui es-tu bordel ?

Tu es un ange brisant ses ailes. Vomissant ses larmes. Criant en mélodies. Tu es ton instrument cassé à tes pieds. Tu l’as cassé, parce que tu es brisé. Brisé en mille morceaux. Brisé mais tu respire, en saccade. C’est ça, respire, expire. Doucement. Mollement. N’Y a plus rien. Musique, néant. Moi, figé. Figé à cause de toi, porcelaine fissurée.
Je décide de me lever. Mes jambes chancelantes. Ne me laissent pas tomber, pas maintenant. Conduisez-moi vers lui, ce petit oiseau blessé. Conduisez-moi vers ça, morceau de bois agonisant.
Je m’agenouille devant toi. Ma main se lèvre. J’ai peur de te toucher, j’ai peur que tu disparaisses. J’ai peur que mes phalanges rencontrent un voile de fumée. Fantôme. Mais non, tu es là. Sur cette scène, tu es là, devant eux. Ils sont insensibles à ta peine, à ta musique. Je ne suis pas les autres. Ah si, je suis les autres. Mais d’un autre monde différent. C’est pas grave, tu comprendras après.

« Euh … ça va ? »

Elle décide de sortir. Cette voix que je pensais rester enfermée entre les abysses de ma guitare, de ton violon. Ton violon … Je le regarde. Pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça ?
Ma question est conne. Je sais. Tu n’as pas besoin de le dire mais je veux t’entendre parler. Chanter, encore et encore. Qu’elle s’élève, pour moi.
Et puis, je prends pas ta permission. Tu t’en rappelle, c’est moi qui décide. Je prends ta main. La mienne est moite. Je la prends et je conduis vers ses tables bondées. Entre ses hommes bandés. Voilà, assieds-toi sur cette chaise. Reprends tes esprits et parle-moi.

« Tu veux boire quelque chose ? »

Tu n’as pas le choix. J’ai déjà commandé deux bières.





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MessageSujet: Re: Thy Fleeiing Time PV Keenu   Mar 18 Mar - 20:39




Thy Fleeiing Timefeat. Oscar


Nightcall by London Grammar on Grooveshark

Le monde qu'on a tissé c'est éfiloché en toile de nuit. Et on s'éxhale, en soupir finale, en magistrale, la note suspendue, la toute dernière, celle qui traverse l'espace et fond vers les cœurs, en flèche, la note en écris de soir, en cris de moire, en faciès plissé, la note. La note abimée, celle que j'ai écorchée dans ma gorge, celle que j'ai empêchée de vibrer, celle que j'ai rendue fumée, en érratique, en érrance, la note solitaire perchée tous là haut, qui tombe en glas, qui tombe en glaive. Cette note là résonne, et les larmes a mes yeux la portent plus haut encore. Je me suis effondré en poupée de chiffon, là, quand les rideau sont tombé, quand la lumière a cessé de nous incendié, je me suis effondré en verre qui tombe, se brise, et c'est de la cassure qu'est née la note. La note sans nom, celle là qui a grimpé en silence d'obsidienne, et vrombissement, celle là qui est faite pour la souffrance, pour la laisser s'échapper, la souffrance, juste quelques secondes en suspension. En apesanteur, avant de crever en mineur. Doucement. Redescendre puis s'éteindre dans le souffle. Je me suis effondré en paquet de larme sur la scène, les yeux clos, toujours, cécité, je suis musique, oreille et bouche, oreille et doigts.

Les yeux sont un support illusoire, des voyeurs menteurs, des commères ivres. Les yeux. Je me rappelle des yeux vers d'absinthe d'un autre soir, d'une autre nuit, d'un autre monde inventé en silence de chair, je me rappelle d'un écho d'un autre sens, inventé en murmure, en folie, encore marqué sur mon corps, les traces rouges qui s'éffacent doucement. On m'a tatoué l'ame. C'est ça que j'ai chanté, mon ame marqué, marbré, flagellé, en scarifications d'apocalypse. J'ai semer le soir dans ma gorge, et il a fleurit en belle de nuit piano. Je me suis froissé sur le sol, partition écornée, tachée. J'ai chu en délétère, en dillétant. J'ai chu, en acide qui pame les prunelle, dans une dernière courbe. Chiffon. Nuage, c'est le crépuscule. Je suis en enfant du soleil en agonie et j'ai chanter mon ode d'orphelin.

Je t'appelle en chant de sirène, en aiguë lamenté, en argent de voix noircie. Je t'appelle en cristal brisé, je t'appelle en murmure felé, en fauve, en oisillon, je t'appelle en carillon. Je t'appelle en pierre fendue, en vésuve, je t'appelle en étoile dans la nuit, en corbeau, je t'appelle en exergue, je t'appelle en illusion, en fumée, je t'appelle en hallucination, en chuchotement, je t'appelle en voix dans mon crâne, en fissure dans mon cœur, je t'appelle dans les châles de la nuit, mais ceux là sont imperméables a moi, je t'appelle en musique, en bois mort, en violon qu'on égorge. Je t'appelle jusqu'en psychedel, jusqu'en réminisence, je t'appelle en essence. Je t'appelle en siamois esseulé, seul avec mon corps difforme, dans le noir, je t'appelle en prière, en clocher, je t'appelle sous terre, on m'a enfermé en écrin. Je t'appelle en solitaire, je t'appelle en loup. Je t'appelle en folie, dans ma musique tarrée, je t'appelle en virtuose, je  t'appelle dans la mer du monde, mon océan, je t'apelle mon abysse, et tes yeux bleu, et tes yeux vert, et dans la nacre, dans le verre, dans la surface de ta peau morte que je pèle, je t'appelle les yeux clos, ton nom préssé contre tes lèvres.

« Miro Miro Miro Miro Miro Miro Miro Miro Miro Miro Miro Miro Miro Miro Absynthe...Gin....Sacha.... » Ce sont des noms en étoiles que je balance,  des noms inconnus, des noms de damné, d'atlante couché en hadès, enfoncés sous la terre, enfoncé sous le monde, dans l'univers sous l'univers, ce sont des noms en essence fumigène, des noms qu'il sont là. Ce sont les noms du vert et du gris, et du rouge. J'appelle en musique tendre et découpé, en appel de vie. Je suis l'enfant qui aimait les morts. Mais les morts n'aiment pas. Miro. Les morts n'aiment pas.  Les morts sont sourds, ils sont là, en squelette polis, quelques part dans mon crane, paumé entre mes fissures. Moi je veux les morts. L'enfant est tomber amoureux des ombres et il veut jouer avec. Mais c'est comme attraper de la fumée. Alors je chante en appel de nuit. En appel de lune. Je chante en chien de fusil, en mitrailleuse, je chante en solitaire. Mais j'en ai trouver un autre, de loup sans meute.

Digitale. Tu sens la vie toi. Non ? Je lève mes yeux de candide écorchés, en océan, mes yeux en lame de fond qui déborde à peine, juste assez pour cristalisé mes cils. Je lève les yeux. Toi le loups au hurlement pincé en corde. Mon regard se perd en innocence dans les courbes émaciées de ton visage. Le crépuscule t'as accouché aussi non ? Drole de miroir au fond. Je regarde en alice l'autre mon dans tes yeux. Et ce que j'y vois ressemble a la terre, ressemble au marbre et au tombe. Tu es dans quel abime dis moi ? Sourire anoréxie. Douceur des doigts sous ma paume, mes digitale s'enroule. Je vais. Je te suis. Mes yeux regarde la foule, allimentée en zombies de foire. Ou tu veux. Je te suis. En silence toujours, en épopée de silence, de retennue, je te suis en enfant sage qui se range au sortir de l'école. Mes yeux fixé dans tes pas. Les couleurs s'enroulent autour de toi tu sais ? C'est beau, quand le rouge étouffe tes cheveux en étreintes, quand le vert s'étale sur tes joue. Le vert ? Quand le noir ombre tes lippes et que l'orange caresse ta nuque, quand ton nez se pointe en or. Je te suis. En enfant sage qui suis son frère.

Tu m'amènes ou cette fois Miro ? L'acide a fauché ma raison, en nourisson défoncé, je bois le monde. Je tire des latte de couleur avec mes yeux-bouche anémique. On va où ? Ah. M'assoire. Je relève mes yeux dans les tiens. Dis t'as peur aussi le soir ? Quand tu serre ton cœur loin de tes cauchermars ? On est pareil toi et moi ? Dis t'as peur toi dans le noir, quand le monde que tu as refoulé te plantent ses aiguilles dans les pied ? Je plisse les paupières. La tête penché sur le côté. Tu es qui dis moi ? Tu es quoi ? Moi j'suis un œuf en éclosion, mais j'ai peur d'éclore tout seul. Tu veux bien me couver ? Cette nuit,voix contre voix, puisque que tu m'a caresser a coup de guitarre, tu veux bien me couver ? Voix contre cœur ? M'aider a traverser la nuit. Puisque tu es musique tu devrais pouvoir me panser au moins quelques heures ? Tu me laisserais passé mes bras autour de ton cou pour traverser la tempête ? Depuis que le Vert m'a fauché, j'ai peur qu'elle ne m'emporte. Depuis que l'Absynthe m'a étiolé j'ai peur de me brûler. Je prends ta main dans la mienne, il n'y a rien de vulgaire, en pureté tout ça, je veux juste voir tes doigts. Mon regard d'enfant dans ton regard de violence. C'est la tempête aussi dans tes yeux. On peut la traverser ensemble si tu veux. J'ai appeler la nuit et elle n'est pas venue. Je passe mes doigts sur la pulpe des tiens, concentré, le regard plissé. Tu as des doigts d'aristes tu sais, la corne sur bout.

« c'est beau, tes doigts, ca sent la musique. »

Mes yeux dans tes yeux, mes doigts sur ta paume, en exploration, j'ose sans gène, en pureté de candide, en cassure. J'ose. Et puis, je pique, involontaire, dans le tremblement de tes prunelles.

« Tu as peur de quoi dis moi ? Tes yeux, ils ont peur. »








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MessageSujet: Re: Thy Fleeiing Time PV Keenu   Sam 22 Mar - 1:58



Thy Fleeiing Time

Feat  Keenu Gorgovitch

Tout est terminé. Tout est fini. La musique s’est envolée dans les airs, remplacée par les brouhahas des racontars insignifiants. Des amants éphémères. Des habitudes tenaces. De cet endroit sordide, bercé par une accalmie exagérée. Je n’aime pas ça. Je n’aime pas ce silence accablant. Je veux ta voix. Je veux ta raisonnante et larmes inversées. Je veux tes cris de violon brisé. Je veux tes émotions me heurtant en pleine figure. Ta musique aux sonorités grisantes. Aux vibrations alléchantes.
La vue du violon cassé me rappelle à l’ordre. C’est vrai, tu t’es déchainé sur lui. L’instrument de tes malheurs inscrits dans les mélodies que tu engendre. Instrument de ta peine indécelable. L’accessoire que tu fais hurler en mineur, en majeur. Cet organe en bois avec lequel tu m’as encerclé. Déversé ta magie maléfique mais tellement rassurante. Bénéfique pour un être comme moi. Un être ni bien ni mauvais. Juste meurtri, aux réflexions tueuses, suicidaires.
J’aimerai bien te cogner, peut-être je me sentirai bien après. Après ce que tu as éveillé en moi. Après ce que tu as allumé à l’intérieur de moi.
Je le revois lui, mon cher. Mon amour interdit, mon sexe prohibé que je ne pourrais pas toucher sans m’accabler d’avantage. Alors pour oublier, pour ne pas me morfondre, je te regarde. Pureté et scarification mêlée.

Tu es comme la brebis égarée dans un troupeau de loups affamé. Je ne suis pas le lion qui cherche à la consommer, encore moins sa jumelle qui la sauvera des griffes certains. Je suis comme un créateur qui observe sa progéniture grandir sur terre. Les contemple de loin, ne daignant pas lever le petit doigt pour interférer dans sa vie. Je suis pareil. Je te regarde prendre en place sans te bombarder de question. Sans t’agresser de questions. Alors que j’en brule d’envie. Ma curiosité insatisfaite me crie de te demander les raisons. Les raisons qui t’ont poussé à le casser, ton instrument, ton arme contre le commun des mortels. On est pareil. Je sais qu’on est pareil. Sans musique, sans pouvoir toucher ces cordes draconiennes, on ne peut pas survivre. On a besoin de ces mélodies pour continuer à laisser l’air traverser nos gorges. Nos poumons. Et ainsi clamer être bel et bien vivant.    

« c'est beau, tes doigts, ca sent la musique. »

Je te regarde. Je fronce les sourcils. Etrange. Tu es étrange. Et instinctivement, je jette un coup d’œil à ses doigts. Ces doigts durcis au contact des cordes métalliques. Ces doigts qui ont dégrafé des boutons, enlevés des vêtements. Ces doigts coupables qui ont pu toucher un corps similaire au mien. Ces doigts qui ont pu bafouer les tiennes rien qu’en les touchant. Malédiction, que je suis. Pureté éphémère que tu es. Je fronce toujours et encore les sourcils ne pouvant souffler aucun mot. Oui, je suis silence fortifiant face à ton innocence.

La peur. J’esquisse un léger sourire. La peur est un habitant permanent de ma vie, mon existence. Elle me guide, me montre le chemin. La route vers ma déchéance, vers ma perte. Le peur d’aimer, d’être rejeté. La peur de se réveiller le matin et de ne pas voir le bout du tunnel. La peur est l’essence même de ma vie, l’essence même de mes gestes. Mais tu ne sauras pas tout ça. Non. Je murmure une réponse qui est destiné à tout étranger à ma peine.      
«  J’ai peur de rien.  »

Assez parlé de moi. J’en ai marre de parler de moi et de feindre la bonne humeur ou l’état euphorique. Là en ce moment, j’ai pas peur. Là, maintenant, j’en ai marre d’être ce que je suis. Un lâche. Dans toute sa splendeur.  «Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi tu as brisé ton violon ? » Je brule d’impatience de le savoir, de sonder tes pensées. D’avoir un aperçu de ta vie. Vas y, ouvre-toi à moi. Ouvre-toi pour que je puisse comprendre, te comprendre. Les bières arrivent, rafraichissantes. J’en bois la mienne tout en circulant la salle des yeux. Une musique jazzy dominait à présent la salle. On est partis aux oubliettes. Toi et ton violon, moi et ma guitare. «  Je n’ai jamais été accompagné d’un musicien de ton niveau. Qui es-tu ?  » Elle est là. Cette question qui brule mes lèvres, consomme mes réflexions. Qui es-tu ?  
         


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MessageSujet: Re: Thy Fleeiing Time PV Keenu   Lun 24 Mar - 18:15




Thy Fleeiing Timefeat. Oscar



LLa peur. C'est un instinct, en courbe suspendue, en tention eternelle, c'est le filin qui nous fait savoir qu'on est en vie, c'est le poud qui bat contre nos gorge, c'est le sang qui coule dans nos veines. C'est Médée couchée sur nos berceaux qui plongent les dents dedans notre poitrine, en chienne du soir, en salope de moire, pour nous arracher par petit lambeau, en cris dans le noir. La peur, c'est cette suspension qui tremble de nos vie, c'est cette note, cette note unique, en résonnance, qui vibre, comme un cris d'abîme dans les contre basse du monde. La peur, c'est la terreur infantile, c'est le bruit des hordes en cauchemars qui hurlaient sous nos lit, c'est le doigts du soir qui grattaient contre la porte. La peur, en masquarade, en innocence brisée, la peur et ses doigts d'arachnée qui glisse dans nos failles, qui tirent et arrachent les lambeaux de porcelaine. La peur, dedans nos ame en drogue, en psychée aliéné, la peur en mutisme, en noirceur, en écorchure, la peur aux milles visages drapées d'éternel, la peur en carburant, la peur en frein, en cassure. La peur. Verte, la peur, noire, rouge, en radiance, la peur en peinture polychrome, en danse moderne ou les acteurs fou se jettent du haut des toits, s'ouvrent les veines, se font péter la cervelle, la peur, en musique, en pluie de note, en accord mineur, en accroche sombre, la peur, qui vrombit, qui vibre, en mantra, comme ça, dans le cœur et dans l'ame, la peur qui gèle, qui congèle, qui seme l'hiver en candélabre de noirceur dans la lumière du monde. La peur en lame de fond, pressée contre les poignets, la peur qui tranche, la peur du noir, la peur du soir, la peur du silence, la peur de la vermine, la peur du crépuscule

La peur qui chante, qui te caresse les cheveux, qui t'embrasse en proie probatique, la peur en louve, qui couve, sous ses mamelles de chairs frippés ta folie en aliéné, la peur baillonée sous nos vie, la peur en dessin d'anarchie, la peur et morsures, la peur en insecte, qui grouille, qui rampe, qui meurt, la peur qui roule en oculaire sous la paupière, la peur qui repeint la nuit en noir, la peur en ombre délabrée, la peur en déctable, la peur en séduction, avec ses jambes interminable et ses hanches trop fines, avec sa bouche rouges et ses yeux d'obsidienne au reflets pourprée, la peur en moire drappée, la peur écharpée en fumée, érratique, qui se glisse dans les artère et brule, la peur en poison, en drogue. On est tous des toxico, toi, avec tes yeux qui cris la peur, la peur d'aimer,de désirer, de vouloir si fort. Tu as peur de rien tu dis ? Moi j'ai peur du monde tu sais. J'ai peur du noir, j'ai peur quand je sers mes draps froid contre moi, j'ai peur quand le jour meurt et que les souvennirs reviennent, au bout d'une séringue, j'ai peur quand j'entends résonner le coup de feu dans ma tête, quand je vois encore, son corps, mon amant sous terre, mon amour. J'embrasserais ses lèvres mais elles auraient un goût de racine. Tu n'as pas peur toi ? Tu n'as pas peur de toi ? Moi j'ai peur de mourir, puisque je ne suis pas sur de le retrouver, moi, j'ai peur de m'ouvrir, j'ai trop peur d'être briser. La peur m'a rendu muet, et des années en camsiole m'ont rendu frileux, la peur embrasse ma gorge, et sa langue courent sur nos doigts qui s'emmêlent. J'ai peur de traverser la nuit seul, s'il te plait, prends moi la main, je veux que tu m'amène vers demain sans que mes monstres sortent du placard. Je les ai enfouis tu sais, mais il reviennent la nuit, sous mon lit, sortent leur seringues et me les plantent dans le cœur, et là ca brule, et là ca fait mal. J'ai peur moi. J'ai peur.

Et toi aussi.

Je la vois, la peur, elle est perchée sur toi, ses talons aiguilles on percer tes yeux. En fumée, ses talon d'herbe pale en chanvre semée, et ses chevée, blanc d'écume, poudre de neige dans tes cheveux, et ses doigts, en seringue, les ongles trop long de harpies, elle caresses, elle s'emmêle dans tes dreads, la peur te fait l'amour de son regard d'opium, elle te fais l'amour quand tu désire, quand tu caresse, elle te fais l'amour en viol. Et toi tu tremble. De quoi tu as peur avec tes yeux qui roulent ? Des ses cuisses fines de slyphides qui s'enroulent autour de tes hanches, de sa cambrures dans tes nuits fauve, quand tu te vole le plaisir en blasphème ? Tu as peur de quoi dis moi ? Toi qui as peur de rien. C'est quoi rien ? C'est quoi ton néant à toi, tu sais, si tu chasse le mien, je veux bien me plonger dans le tien. Tes  noirceurs ne me font pas peur. Je m'y plongerais comme dans celle de Miro, tu sais, je fais éponge du noir. Le noir m'aime, il m'aime en crucifix, il m'aime en père, en pluie de coups, en pluie de clous. Il m'aime, en rasoire déchaussé, il m'aime, moi, le candide pendu, moi l'enfant du macabre. J'aurais aimer que la Lumière me soit amante, mais c'est le noir qui c'est penché en fée dans mon lit, et il a soufflé dans mon cœur, il m'a gonflé en desespoir. Je  n'ai rien voulu sinon de me serrer pour l'éternité dans les bras de Miro. Je n'ai rien désirer que ses lippes contre ma peau, que ses doigts dans mes cheveux, que son souffle partout. Je n'ai rien désirer que de mourir entre ses cuisses. Je n'ai voulu d'autre que sa chaleur dans mon abysse.  Mais maintenant j'ai froid, mon père a semer l'hiver en cendre de sang, en oppobre de mon ame, il m'a fauché en nécropole. Et j'ai froid comme en blizzard, mes abimes sont de glaces. Réchauffes moi s'il te plait, j'ai peur de geler et de ne plus jamais ressentir. Le violon est tiède mais je veux la chaleur en brasier. Absynthe m'a donné la brûlure, et meme, il m'a encore un peu brisé. Puis tout à geler avec mes plaies encore ouverte. Aime moi ce soir, je veux être ta guitarre dans la nuit, et même si le jour te vole, au moins j'aurais chanté pour tes mains. Comme je chantais pour celle de Miro. Au moins j'aurais chanté en lendemain, plutôt que d'hurlé en passé de nuit.

 «Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi tu as brisé ton violon ? » 

Je sourris. Ta question est rhétorique. Tu le sais, c'est parce qu'il vibrait trop fort, il vibrait en brisure, il était felé entre mes doigts, j'avais tiré les limites des sons que je pouvais lui faire vomir, j'avais semer son grain et celui là n'avais pas éclos. Il voulait mourir tout comme mes dogits ne voulaient plus courir. Le bois mort en avait assez et voulait sa sépulture. La musique n'aurais plus rien traverser si j'avais continuer à  jouer. Alors  je l'ai laisser mourir, mais ma voix a chanter pas vraie ? Je crois que je l'ai brisé quelques part, ma voix aussi. J'ai tout donner, je me suis mis nu en charia de note opaline felée.

« Parce qu'il était mort, il n'avait plus rien a dire ».

Silence, mes doigts quittent les tiens, frileux, mais mes yeux s'accrochent a tes prunelles. Tu as les même yeux que Miro tu sais ? Et tu me regarde comme il me regardais, comme un étranger devant un négrillon étrange, avec ses yeux bleue. La peur me fixent elle aussi, ta peur. De qui entre toi et elle me touchera en premier ? Rends moi tes mains s'il te plait, j'ai froid. Tu les entends ? Les accords ? Quelques part l'enfer joue un requiem, moi j'entends et j'ai peur. Et j'ai froid. Mon monde en congères gelée, et les statue bleuies, mes lèvres tirés, j'agonise, j'ai froid en partout, mon ame se fendra, la pierre se défera, je m'écroulerais. Je serais étiolée dans les bras de l'hiver. S'il te plait réchauffe moi. Mes yeux te supplient en silence, se mouillent, doucement. Réchauffes moi, j'ai froid, j'ai peur, en frisson partout, mes mains tremblent doucement et ma bouche ondule . Les sanglots en fond de gorge, je me retiens tu sais, c'est dur, de ne pas me briser à chaques pas. Je sur cristale frappée en échos.

. «  Je n’ai jamais été accompagné d’un musicien de ton niveau. Qui es-tu ?  »

Je suis Keenu.

« Je suis l'hiver ».

Brisure, un bruit de vers qui s'écrasent, qui éclatent, et moi je me fracasse, l'océan est passé par dessus la digue, tsunami au bord des cils, je laisse réchapper, en essence, quelques perles glacée qui dévalent mes joue gercée, j'ai froid, le vent m'autopsie. J'ai froid, et leur yeux de feu bleu me congèle, ils regardent, ces chiens affamées, moi je revois, la pénitence en bible brandit, et Miro. J'ai froid. Mon corps tremble, mes mains cherchent une accrochent, trouve les tienne, je serre fort, maudissant ma faiblesse en éclat de nacre. Je veux ton noir, puisqu'il sera chaud, emporte le mien avec toi. Nous brûlerons là haut. La Neige est en morsure contre mon cœur, et j'ai peur. Je tremble, je suis un vibrato. Prends moi dans ta tempête ou part. Je veux ton noir.

« J'ai froid ».

C'était un murmure. Tu l'as peut être entendu ? Mes yeux sont dans les tiens, dans ton psychedel intime. Prends moi dans ton noir. Pends moi dans ton moire.










violin and guitar


© Halloween



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MessageSujet: Re: Thy Fleeiing Time PV Keenu   Mer 26 Mar - 4:13



Thy Fleeiing Time

Feat Keenu Gorgovitch

J’ai peur de rien. Oui j’ai peur de rien. C’est le plus gros mensonge que ma bouche ait pu prononcer. J’ai peur de rien. Mais je tremble dès que je pose les yeux sur lui. Je chancèle dès que ma mémoire au grain sadique défile devant mes yeux le schéma de cette nuit. Là nuit où mes envies ont eu un flot continu. Où la peur a guidé mes gestes, me poussant à me faire consommer sans rien dire. J’étais consentant et maintenant, c’est mon plus beau regret. Je regrette de m’être laissé aller sans riposter, sans coincer cette foutue peur dans une boxe et la jeter loin. Très loin. Ca m’aurait peut-être évité cette torture dont je me suis plongé la tète la première. Ca aurait évité à mes doigts de vomir autant de mélodies, de laisser mon âme aussi transparente aux yeux de cet inconnu. Ca m’aurait évité de jouer jusqu’à l’épuisement. Jusqu’à vouloir rejoindre sans attendre le monde de Helheim. J’ai peur de rien. Je suis juste un froussard qui refuse d’admettre la réalité. Sa réalité. Je suis juste un con bien trop pathétique pour vivre pleinement son existence sans avoir cette fichue conscience à guider ses pas. J’aimerai tellement me laisser aller. Oui. Vivre librement. Me défaire de mes chaines que je me suis moi-même passé autour des mains. J’ai peur de rien mais la peur est devenue mon amante la plus attirée. Celle qui contrôle mes pensées. Celle qui m’impose des barricades en acier. Celle qui me torture chaque fois que mon cœur tapote frénétiquement à la vue d’un homme. Un homme qui me plait. Et ça, ça je ne peux te le dire. De peur de lire l’incompréhension et surtout les préjugés dans tes yeux. De peur que tu me ris au visage en me traitant de lâche. Parce que c’est ce que je suis. Un lâche alimenté par la peur. La peur.


La peur à deviner tes doigts trop doux contre les miens. La peur que ma faiblesse soit plus prononcée que ma volonté. Je voudrais t’envoyer chier. Vraiment. Je veux te crier dessus et te dire d’aller te faire foutre, de ne pas me toucher. De ne pas oser poser un de ces regards battu sur moi. Je voudrais que tu t’en aille. Je voudrais que tu ramène ton instrument et décamper. De disparaitre de ma vue. Mais pour une fois, cette peur, ma peur se transforme en caresses fugaces. Un regard étonnement doux. Une approche fatalement ésotérique pour moi. Je me reconnais pas. Dans d’autres circonstances, je serais celui qui s’en aille parce que la peur l’aurait encerclé de ses ailes trop épaisses. Parce qu’elle l’aurait transporté dans son cataclysme quotidien. Elle serait celle qui me tire par les bras et m’interdirait de regarder par-dessus mon épaule. Mais ce soir, tu vois, elle ne fait rien, cette peur. Elle n’interfère pas entre nous. Non. Elle reste en spectatrice impuissante. Celle qui sourira en coin en me promettant de revenir m’envahir dans quelques heures.
Alors tu retouche mes doigts et je te laisse faire. Je profite. Oui, je profite de son absence et accentue cette curiosité nouvelle en te posant des questions. Je veux te connaitre. Je veux savoir qui tu es. Qu’est ce que tu fais là et surtout pourquoi tu me tiens les mains de cette façon. Pourquoi tu me regarde et souris. Pourquoi tu réponds avec autant de calme alors que je la vois. Je la vois, ta peur. Je vois ton chagrin. Je vois ta rage silencieuse déversée sur un instrument devenu muet. Un instrument qui a tout donné jusqu’à son dernier souffle. Jusqu’à l’épuisement. Mais toi, tu n’es pas épuisé non. Toi, tu es juste en recherche d’un nouvel instrument qui fera élever ton envie de crier. Ton envie de ressentir à nouveau la vie s’immiscer dans tes veines.

Tu es hiver. Tu es Mort. Tu es l’obscurité de la nuit. Tu es enfant de Géhenne échappé pour retrouver sa liberté. Liberté de crier, de chanter, de faire vibrer les murs et les cœurs avec ses notes. Toi tu veux danser la vie avant que la Faucheuse ne vienne t’embarquer dans son monde dense. Toi tu veux lumière avant que le cyclone humain ne décide de régner son obscurité. Toi tu veux sourire avant que tes lèvres n’oublient ce simple petit mouvement de gaieté. Toi tu veux pleurer ton expiation en larmes racornies.
Mais je pourrais pas être celui qui t’observe alors que tu t’épanouie. Alors que tu fleuris en silence de violon brisé. Je pourrais pas être celui qui prendra ta main par sa propre volonté. Moi je pourrais pas t’offrir l’Eden dans lequel tu veux te réfugier. Je pourrais pas. Je ne peux pas.

Alors je me redresse. Ma veste sur tes épaules. Tu as froid et c’est tout ce que je peux faire pour toi. Car elle est de retour. Oui, elle revient à la charge. Puissante, monstrueusement présente. Cette peur. La peur de m’affaiblir. La peur de te réchauffer à l’instar de me frigorifier.
Mais elle n’ôte pas les mots de ma bouche non. J’arrive encore à te parler. A combler le vide que je pourrais écraser d’un simple mouvement contre moi. Ma volonté n’est pas aussi tenace que ma peur.

« Moi c’est Oscar. »

Moi c’est la personne qui te laissera affronter ta peine tout seul. Moi c’est l’immondice qui ignore cet appel puissant de combler tes fissures. Moi c’est le lâche qui refuse de poser ses mains sur la table de peur que tu les touches. Encore une fois. Moi c’est l’homme qui ne peut pas. Qui ne pourra pas. Qui ne pourra jamais te pondre un arc-en-ciel et te dire que c’est de la peinture divine.

« Je ne peux pas. Mais tu peux garder ma veste. »

Je sais. Tu as froid de ton hiver. Tu as froid de ce tumulte de peine qui bouillonne en toi. Mais je ne peux pas. Je ne peux pas être plus qu’une personne qui t’a donné sa veste, ce soir.



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MessageSujet: Re: Thy Fleeiing Time PV Keenu   Ven 28 Mar - 20:30




Thy Fleeiing Timefeat. Oscar



Fatigué, tu sais, j'ai les yeux en ceintures de plomb, ca pèse contre mes cils, et tu sais,j'aimerais les fermer et ne plus les ouvrir. Mais, tu sais, l'hiver a figé mes paupière. Il c'est posé contre mon cœur et son temple est de glace, figé en éther, figé en enfer. Moi je papillone. Fatigué, c'est l'hypothermie. Le fleuve est gelé et j'y ai coucher mon corps, et la rivière en amante consolatrice a ouvert ses dents de glace et les a planté, là, dans ma poitrine, dans mes yeux, elle les a plantés dans mon ame et j'ai couler. Le monde bleu, en baiser mortel de glace, j'ai laissé faire, dans l'ivresse qui poignarde, qui fais mal, j'ai laisser le froid me fondre dans son ombre, en miasme de blizzar putride. C'est laid dans mon monde, c'est laid, tout ces arbres qui griffent l'air trop épais, toutes ces poignards de givres qui pendent. C'est laid, ces oiseaux noirs qui gélent en plein vol, qui s'éffondre et qui éclatent dans mes yeux en lacrime d'arctique. J'ai l'aurore baureale au bord du monde mais faut-il encore qu'on lui ouvre la porte. Un peu de lumière en enfer. J'ai froid, ca gèle, et mon sang est dur et mon monde est aveugle. Il dors, le monde, et le noir et le bleu son en sein d'éden promis, interdit. Je suis adam qui n'aura pas croquer la pomme. Je suis enfermer au paradis, seul avec mes folies. J'ai froid tu sais, c'est en furie dans mon ame d'enfant salis. Et toi, tu es ou dans tous ca petite clé ? Tu es où avec tes grands yeux apeuré ? Tu es ou, mon loup en guitarre. Laisse moi courir en pianotant sur ton manche, te tiré en échos d'encre les cris du ciel.

Je te veux en solo déchainé, je te veux en virtuose, mon amant de partition. Invente moi un solfège qui noiera mes larmes dans les tiennes. Et il fait froid, et j'ai peur, il vont me dévorer tu sais, avec leur yeux en cierge, qui se tendent, en flamèches, pour me brûler. Le feu est bleue en enfer, le feu est froid. Je suis candide dans une cage de fer et les démons  ont faim de mes torsions. Tu sais, ils viennent dans le soir en amant de moire ce coucher tout contre ma peau et me salir, dans mes rêves d'acides, il me prennent en chiffon alors que j'aimerais être pris en soie, j'aimerais qu'on me fasse l'amour en me drappant, en me caressant, loins des corps qui se frappent et de leur rires porcins, loin de leur rale asthmatique et de leur gros doigts sales qui pétrissent, mon corps, mon ame défaite. Il viennent dans la nuit, il viennent dans un cris, dans mon corps qui s'ouvrent, qui s'offre, puisqu'il n'a plus rien a perdre, puisqu'il n'espère plus qu'on veuille autre choses que ses cuisses ouvertes, mon corps. Et mon cœur, tu sais, je le porte en bandouillère, en morceau de tissus rapiècé. Il fut un temps ou il était beau, ce cœur, avec ses diaprures et sa soie, ses broderies en fils d'or. Il fut. Il fut. Il n'est plus, plus qu'une offrande au affres de l'Hadès, plus qu'une gorge pour les vampires, mon cœur. J'aimerais qu'on me prenne en douceur comme ta guitare m'a pris, qu'on  me tire du froid a coup de langue chaude, mais sans me bruler. J'aimerais qu'on me tire de Sa tombe juste une foi, j'en ai assez du parfum eternel de Sa putréfaction. Il a pris le beau avec lui, dans son sang qui a couler, et le coup de feu d'Adna l'a définitivement effacé. Aimes moi ce soir, juste dans la nuit, le jour  me ramenera mes goules mais avant j'aurais pu me croire ange, quelques heures, avec toi et ta guitarre, toi et tes yeux qui valsent avec la peur, je sais que tu peux, avec tes mains de musiciens, me déssiné le beau une fois. Juste une fois. Avant de t'évanouir.

Tu me drape. J'ai compris que j'aurais froid ce soir, malgré ta veste. Ton odeur en parfum d'anathème, de fleur, d'asphodèle partout. Je serre mes doigts contre le cuire froid qui mord la peau. Mes yeux sont tirés en supplices, dans les tiens, toi, l'Abysse. Oscar. Tu sais, ton nom sonne comme un vieu blues, et toi tu résonne en jazz, je l'entends dans tes lèvres, la voix en sifflement, s'écorcher, s'égorger quelques part, je l'entends, en solitudine, en cris d'été brisé, je l'entends, ton monde en souffre de damné. Je l'entends, ce timbre dans ton ame, ce vibrato d'ange déchu, et le monde qui vrombris en guitarres désacordés, en piano au marteaux brisé. Et ca frappe contre mes cordes, tous ça. J'aurais froid. C'est la peur qui a gagné c'est ça ?C'est la peur qui t'as griffé les yeux, et leur nacre est sale. Je n'ai pas l'ombre d'une chance, elle est trop forte. Je la connais si bien tu sais, la peur, je la connaisssais si bien, danse cet asile sale, dans la pièce morbide. Moi, muet jusque dans mon ame. J'avais peur du monde. J'avais peur des anges. J'avais peur de tout. La peur tiens chaud. Mais je l'ai chassé. Mes yeux sont figé dans le tien, en étreinte d'iris. Laisse moi une chance, juste une seule de te montrer que je mérite que tu franchisse ta prison d'interdits. Une chance de te prouvé que je mérite que tu fasse taire la voix qui me repette, en canon : « tu s'ra fous, en étiolé, tu s'ra noir, en écorchés, tu s'ra mort, en inceste, en petit cerbère, en chien d'Hadès, tu s'ra seul et mal branlé, tu s'ra pendu et mal baisé, tu s'ra crever et mal aimé, tu aura froid tu s'ra gélé, tu s'ra fondu dans le noir, sans lumière, a chialer, tu s'ra dans la lie des monstres, toi le beau-laid, l'ame bafoué, toi gamin d'immondice en foutre de frère nacré. Tu s'ra guné, étendu sur la voix lactée, tu t'suicidera pour le retrouver et il te pissera a la raie. Tu s'ra toi, en solitaire, en loup blanc, en lunaire ». Laisse moi une chance de te prouvé que je mérite d'être aimer, sans être salis, sans être baiser. Sans être hais, en candide au dents déchaussées.

Et le vent m'emportera.

« RESTES ».

Ma main s'accroche a ton poignet, c'est une supplication, mes yeux a genoux, mon corps en soumisson, la bouche tordue en larme contenue. Reste. Pour une seconde eternelle, laisse moi boire encore un peu tes yeux, laisse moi une chance de chasser la Peur, même si elle a les dents longues, tu sais, mes notes le sont plus encore. Alors reste, avec tes cheveux noir, tes dreads d'onyx, reste, en lucifer avec tes ailes d'ébèn, reste, laisse moi boire, encore, quelques gorgée de de toi, de toi en musique. Reste et dessine moi un mouton, je suis le petit prince qui veut apprivoiser le renard. Reste et dessine moi un nuage, dessine un sourire sur tes joue, a coup de lèvres,  dessines en des milliers sur les miennes. Reste, en artiste, je ne veux pas d'une rencontre-ébauche a raturer, a chiffonner, comme j'en ai eu des milliers. Un aimants, moi je suis le pole de la vertue, toi, mon vice, et je veux me presser contre ton corps de métal froid. Reste. Mes yeux, tes yeux.

« Laisses moi une chance, une seule, quelques minutes, laisses moi juste quelques minutes ».

Je me lève, mes yeux sont figé dans les tiens. La musique c'est éteinte, le monde en apesanteur, plus rien ne bouge, regarde, je peux être guérrier tu sais, regardes moi monter sur scène et t'empaler a mes cils. Regardes,  comme je sais brandir le fer. Regardes, je te ferais l'amour en blues. Regardes, ta peur, je veux qu'elle ai peur, je veux la térrifier, la térrasser. J'aurais la force pour une nuit de t'enfermer dans ma cage aux démons, moi, l'ange-pute de lucifer. Alors je monde sur scène, pour faire danser l'enfer dans tes yeux, et je brandis le micro en glaive, crois  moi, je l'abaterais en couperets sur tes idées noires, ce soir je peindrais le blanc. Janis, janis, toi qui est morte, prends moi dans ta fumée, en érratique, prends moi en opiacée contre le micro, devant les yeux sales qui vibrent d'un halo pourprée, moi je chante pour lui, toi chante dans ma voix, je veux ton souffle, écorché a coup de seringues, je veux,en cris, l'été ficelé en grain, etles guitarres tu sais, les guitarres, oh janis, crève une nouvelles fois contre le micro. J'ouvre la bouche, mes yeux dans tes yeux, les notes commencent et je me crève comme Elle c'est crevée, je me suis là, en la, devant toi, a coup de fixe d'héro en voix amplifiée, j'érraille tout et je déraille avec mes joues qui trempent. Je m'étiole, en étoile, je brille contre tes yeux. Je frappe la peur en hurlant. Summertime. Summertime. Je frappes. Elle ploiera si tu m'embrasse, elle s'enfuiera, au moins pour ce soir. Traines moi jusqu'au noir.










violin and guitar


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MessageSujet: Re: Thy Fleeiing Time PV Keenu   Jeu 3 Avr - 18:06



Thy Fleeiing Time

Feat Keenu Gorgovitch

Je ne peux pas. Ca dépasse la volonté, ça dépasse les barreaux derrière lesquels je me suis scellé. Ca dépassé mon envie de me noyer d’avantage dans mes souvenirs de musique partagés, de sensations éprouvés, de passé communiqué. Ca me dépasse, ça te dépasse car elle, seule, détient la clé de ma délibération. Oui, cette peur, ma peur. Celle qui me colle à la peau, dans chaque geste, dans chaque mot murmuré, dans chaque sourire destiné à eux, mes semblables. Celle qui me guide, oui, elle me guide, elle m’interdit de refaire la même chose. De me glisser sous les draps confortables d’un lit noyé par l’envie. De toucher du bout des doigts mon Adam ayant déjà sombré dans le blasphème. Je suis Adam, je ne suis pas Eve et tu vois, Adam doit être avec Eve. Le paradis ne peut héberger la différence. Elle n’a pas de place cette différence. Elle est toujours pointée par le doigt de la normalité. Elle est toujours sujette des railleries des simples d’esprit. Comme moi alors je me laisse faire. Je la laisse me bouffé parce que c’est plus simple. C’est plus simple de se laisser guider par la crainte, de me transformer en poupée de cire, regardable de l’extérieur, totalement vide de l’intérieur. Je me laisse faire parce que je suis fatigué. Exténué de lutter et de vouloir briser mes chaines. Oh c’est tellement simple de parler, tellement simple de se répéter des encouragements à la con. La réalité est bien autre. Briser ses chaines demande un marteau et beaucoup de force. Et tu vois, ce marteau je l’ai égaré à cause d’elle. Et c’est à cause d’elle que mes forces me quittent petit à petit. Et je me retrouve vide. Vide et sale.

Crois-moi, je veux répondre à tes regards. Je veux garder mes mains dans les tiennes. Je veux pouvoir décortiquer le besoin qui me saute à la gorge tellement il est présent dans tes iris. Je voudrais récupérer ma veste et remplacer son vide par mon abîme de chair et de sang. Mais j’y arrive pas. Je suis devenu une statue de marbre sculptée trivialement. Je suis devenu figé aux cris répétitifs de tes souffrances. Je suis sourd et aveugle. Mais ma langue est là pour me défendre et t’apporter le peu de confort dont je suis capable de te donner. Ne me demandes pas plus, j’t’en prie. Mais tu n’écoute pas mes prières. Tu t’accroche à moi comme un con à sa religion et je fronce les sourcils. Si je reste, est-ce que cela t’apporterait de l’affermissement ? Si reste est-ce que tes craintes décamperont en empalant les miens avec eux? Si je reste, est-ce que tu seras capable de la railler de ma tète, cette peur démesurée de la différence ? Mais tu es fort. Car mes pieds écoutent ton ordre. Oui, mes pieds, ces sourds à ma peur, font un geste vers toi. Ensorcelés par la force de ta peine. « Laisses moi une chance, une seule, quelques minutes, laisses moi juste quelques minutes ». Pourquoi faire ? En quelques minutes, tu pense que tu peux la railler, cette conne qui me bouffe, me consomme de plus en plus ? Tu pense pouvoir l’expédier sur un autre continent qu’elle aille posséder d’autres écervelés ? Tu pense être capable de me faire sortir de ma cage épineuse sans trop m’écorcher la peau ? Pourtant je réponds oui de la tète. Finalement, cette langue reste enfermée dans son palais dépourvu de maux. Elle aussi, a décidé de me tourner le dos. Et je te regarde. Tu te lève et tu te dirige vers la scène. Et moi je te regarde, la curiosité a pris le dessus finalement. Je te regarde et je comprends. Oui. Tu as cassé ton instrument mais tu n’es pas le genre à te faire abattre facilement hein. Tu l’as cassé mais tu l’as elle, cette voix qui m’a frappé en plein visage. Qui a ouvert des plaies que je me suis précipité de refermer. Et elle s’élève. Et elle me pénètre de la tète aux pieds. Et elle me fait entrainée dans son univers de chaos plaisant. Et je regarde. Je t’écoute. J’écoute et je comprends. Je comprends ce besoin de communiquer, de s’accrocher à une petite fente d’espoir. Minime soit-elle. Alors je te suis, oiseau de nuit. Je te suis sur la scène armé de mon outil de liberté instantanée. Je t’accompagne à ton hommage à Janis. Je t’accompagne pour la ressuscité dans ta voix de candide écorché. Je te regarde et je joue. Mes doigts suivent le chemin que tu as imposé. Le chemin que j’ai envie de suivre pour retrouver enfin le marteau. Je te regarde et je souris. Un simple mouvement de lèvres gorgé de sens.

Et puis je prends ta main. Je la délaisse, là, ma guitare, qu’elle se repose en paix pendant un moment. Car je viens de trouver un trésor inestimable qui pourrait l’évacuer, cette peur. Qui pourrait remplacer ma muse. « Viens restons ailleurs. L’hiver et le froid, ça me fait pas peur. »




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Quietly these colours will fade. But soon they will be as one. For a moment i will stare, into this deep saddened sea. And will suffer the death's fright. Under these waves emotions lay, still never they'll return. As they are laid to rest, into this one lonely life. Which, perhaps is growing. Painfully... Into life to die...
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MessageSujet: Re: Thy Fleeiing Time PV Keenu   Lun 7 Avr - 16:10

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Thy Fleeiing Time PV Keenu

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