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 Nous ne sommes que des flocons, ils sont une avalanche

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MessageSujet: Nous ne sommes que des flocons, ils sont une avalanche   Dim 16 Mar - 21:39

Jason&Demröst

Qu'est-ce que tu es venu chercher ici Dem ? Ça a jamais été ton truc les grandes salles. Tu n'as jamais non plus apprécié ce qu'on appelle les joies de l'alcool, tu n'as jamais eu la moindre relation avec un autre homme, et lorsque l'on annonce un rassemblement à l'honneur des homosexuels Croates, tu te sens obligé d'y aller, comme si quelque chose allait changer, peut-être croyais-tu à un déclic, une révélation.
Ce n'était au final qu'une soirée comme une autre, un autre de ces rassemblements de rigolards, la chaleur des rencontres, l'étouffante atmosphère créée par l'échauffement des corps hypnotisés par une musique trop puissante.
Tu n'es pas à ta place, mais tu ne veux pas t'en aller, quelque chose en toi désire cette ambiance, le simple fait de refuser les quelques avances des autres participants, les courtes conversations que tu as pu avoir, ce n'était pas désagréable, et cela te suffisait à supporter le reste.
Tu es resté assis à observer des longs instants durant, t'amusant de la pièce de théâtre se jouant devant toi, sombre vaudeville dont l'attrait n'est que renforcé par sa réalité. Des couples se formant, des couples se brisant, la colère des uns et la joie des autres.
J'étais loin de faire preuve de l'énergie que mes convives dépensaient sans compter, par manque de motivation, parce que la simple vue de l'événement était aussi intense que la participation, parce que leurs mouvements me bercent trop pour que je puisse quitter mon poste. Parce que mon corps entier est dans un état de somnolence.

Un instant de flottement, et comme un silence, avant qu'un bruit indescriptible ne retentisse. L'endroit qui devait leur représenter le havre de paix d'une soirée était devenu un enfer, un enfer dont je devais moi aussi m'échapper. Les failles dévoraient les murs et crachaient le feu, la panique avait pris d'assaut ceux d'une communauté que la mort n'avait pas emporté.
Quelque chose, il fallait faire quelque chose.
Heureusement, nombreux sont ceux qui durant la panique, avaient pu s'échapper, mais chaque victime en était une de trop.

J'étais ici pour une raison, peut-être n’apparaissait-elle que maintenant. Moi aussi j'ai peur, moi aussi j'ai chaud, mais je peux encore bouger, et tant que je peux, je me dois de donner une chance à ceux qui n'ont pas eu la mienne. Des corps, des personnes conscientes comme inconscientes, certaines qui respirent à peine. Certains qu'il fallait porter à plein bras, d'autres n'avaient besoin que d'une épaule sur laquelle s'appuyer. Tu peux y arriver Dem'. La fin du tunnel n'est pas loin. Il te faut juste un peu d'aide.
Je fatigue, je n'arrive plus à penser, la chaleur prends le pas sur mon esprit. Il faut que j'y retournes, il faut que quelqu'un m'aide n'importe qui. Le premier passant à la ronde, lui, il faut que j'arrive jusqu'à lui. Parles Dem, parles.
« Il y en a d'autres, aidez-moi, s'il vous plaît. »
Qu'est-ce que tu pensais pouvoir faire Dem' ? Tu n'aurais pas pu faire abstraction de tes blessures plus longtemps, toi aussi tu y étais, toi aussi tu as été touché, tu peux à peine marcher, tu suffoques.
La seule chose que cet homme pourra faire pour toi, c'est te rattraper, avant que ton épave ne heurtes le sol.
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MessageSujet: Re: Nous ne sommes que des flocons, ils sont une avalanche   Mar 18 Mar - 9:20

Nous ne sommes que des flocons, ils sont une avalanche


Demrost & Jason




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Tu te demandes chaque jours pour quelles raisons tu voyages, mais tu ne trouves jamais la réponse à tes questions. Tu avances et tu vas où la vie te mène, c'est ainsi tu ne cherches pas à savoir le pourquoi du comment tu avances et tu vas tout droit. Que fais-tu en Croatie? Tu n'en sais strictement rien, c'est là que tes pas t'ont guidé alors tu vas où ton inconscience te guide. Tu t'habilles chaudement, il ne fait pas très chaud ici contrairement à l'Inde. Tu enfiles ton manteau, tu mets ton écharpe et tes gants et tu sors de chez toi. Il est tard, dehors il fait froid, tu as ton appareil photo autour du coup, tu ne sors jamais sans, c'est la prolongation de ton être, de ton âme, de tes yeux.

Tu ne sais toujours pas où tes pas te mèneront mais tu suis ton instinct. Nous sommes le quatorze février, la fête des amoureux... Tu parles, tu sais très bien qu'au fond de toi même ce n'est qu'une fête commerciale, mais n'envie-tu pas ne serait-ce qu'un petit peu les gens amoureux? Si Jason tu les admire, ils te tuent et ce qu'importe tes envies et ton caractère, tu les jalouses... Tu aimerais être à leur place n'est ce pas? Juste avoir un peu d'attention, mais pas trop n'est ce pas? Tu recherches juste l'affection que tu n'as pas, sans les prises de tête, sans les ultimatums... Après tout ça à du bon parfois de s'abandonner au plaisir de la chair.

Mais cela fait bien longtemps que toi tu n'as pas connu ça... Tu regardes à peine droit devant toi, tu avances simplement, tu évites les obstacles qui se dressent devant toi et c'est tout. Tu n'écoutes même pas ce que les gens se disent entre eux, après tout tu ne t'intéresses pas vraiment à ce genre de choses, tu fais ta vie et ils font la leur.

Déjà plusieurs minutes que tu marches, tu ne sais pas pourquoi ta marche s'arrête, un petit muret se dresse derrière toi et tu t'assois, tu allumes ton appareil photo et tu prends des clichés. Certaines personnes entre dans un bâtiment, en juger par la musique qui raisonne tu te doutes bien que c'est une boîte de nuit. Tu n'aimes pas ce genre d'endroit la musique y est trop forte et puis après tout tu n'aimes pas danser et tu n'aimes pas parler alors à quoi pourrait bien te servir d'aller dans ce bruit assourdissant? Cela ne te servirait à rien du tout.

Le temps passe et tu n'entends que le bruit de la musique, les rires des clients... D'ailleurs tu te surprends à remarquer que les gens qui entre dans cet endroit qu'ils sont tous accompagné du même sexe. Tu ne comprends pas le choix que ces personnes ont pu faire! Et puis à quoi bon s'inquiéter des choix des autres? Tu n'en fais pas toi même alors bon... Arrêtes donc d'envier leur bonheur insouciant... Tes yeux se ferment une fraction de seconde avant de ne s'ouvrir sur un bruit fracassant... Tes yeux écarquillés tu vois le bâtiment s'effondrer. Que dois tu fais Jason? Que dois tu faire? Tu ne sais pas...

Tu restes là pétrifié et tu dois faire un choix, passer ton chemin parce que ce ne sont pas tes affaires, aller voir ce qu'il se passe, appeler les urgences? Que dois-tu faire? Tu avales ta salives, tu es peut-être l'homme le plus asocial de la terre, mais tu n'es pas un lâche... Alors tes pas te guident encore vers les débris, tu entends des cris, tu vois des gens à terre et tu en vois d'autres essayent tant bien que mal d'aider les victimes de cet attentat, parce que oui c'est un attentat auquel tu viens d'assister Jason.

Tu as dû mal à entendre... D'ailleurs tu entends juste un bip qui ne s'arrête pas. Quelqu'un s'approche de toi cet homme à dû mal à marcher, sa respiration est haletante, il te parle, tu n'entends pas la panique couvre tous les autres bruits et tu entends toujours ce bip incessant. Tu essayes de comprendre ce qu'il te demande et tu penses qu'il te demande de l'aide. A peine as-tu le temps de comprendre que tu le vois tomber, tu le rattrapes au vol. Tu ne sais pas quoi faire tu n'es pas médecin. Tu le couches au sol tandis que derrière toi tout s'agite, tu te vois admirer son faciès, une certaine attirance à son égard se faire ressentir, mais tu n'y fais pas attention... Tu secoues ta tête de gauche à droit, un geste qui pourrait être vu comme un moyen de fuite. Tu prends une grande inspiration et tu essayes de demander à l'homme allonger par terre où il a mal. Ton croate n'est pas parfait et tu espères qu'il te comprenne.

- Je m'appelle Jason, pouvez vous me dire où est ce que vous avez mal?

Tu te surprends toi même par ton self control, ta peur est retombée, ta panique aussi... Tu te vois professionnel vis à vis de cette homme et tu espères qu'il pourra te répondre.  

Ps: Sorry pour ton image pas trouver en 240*240
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MessageSujet: Re: Nous ne sommes que des flocons, ils sont une avalanche   Sam 22 Mar - 19:39

Jason&Demröst

Pourquoi fait-il si froid ? L'air est gelé et ma peau brûle. Le vent ne me mords plus, il me dévore. Une proie facile. Une proie malade. Un cadavre errant sur l'Amazone à la merci des crocs des pirhanas.
Les voix du fleuve ont commencé leur funèbre mélopée. Les sirènes ont entamé leur mortel chant, celui qui entraîne les marins vers la mort, leur irrésistible symphonie, et moi, je marche vers elles, et dans un ultime effort, leur tend la main et vous fais à tous, mes adieux.
Autant pour moi, ces sirènes étaient celles des secours, et le vacarme qu'elle font vient de me réveiller. J'ai honte. Perdre connaissance dans un moment pareil. Oui je suis aussi blessé, mais à quel degré ? Quelques brûlures? Quelques égratignures ? Un peu trop de fumée ? Foutaises, y'en a qui luttent contre la mort en ce moment, qui ont besoin d'être épaulés.
Tu n'y peux rien Dem, ça c'est le travail des secours. Tu les entends, ils sont arrivés. Tu as quand même eu le courage de faire ce que tu pouvais. Maintenant ils sont là. Tu n'es qu'un homme Demröst, tu n'es qu'un homme.

Je m'en veux d'avoir perdu connaissance, d'être tombé au sol comme une merde alors que d'autre vivent un enfer éveillé. D'ailleurs, je n'ai pas mal. Du moins, je n'ai pas plus mal qu'avant. Je ne suis pas tombé, quelqu'un m'a posé ici. Il m'a posé ici.
J'écartais mon visage du sol afin de m'asseoir, pour finalement me retrouver face à son visage. Stoïque, grave.
« Je m'appelle Jason, pouvez vous me dire où est ce que vous avez mal? »
Il est marrant lui. Je sors d'un bâtiment piégé à la bombe. J'ai les bras, les jambes et le visage couverts de cendres et de brûlures. Je viens de m'effondrer devant lui, et il me demande où j'ai mal. On croirait entendre un de ces proches qui viennent vous voir alors que vous êtes malade comme un chien, alité avec 40 de fièvre, et osent demander «ça va?» comme si ça avait l'air d'aller. Un commentaire des plus sarcastiques me brûle les lèvres, mais rien n'en sortira. Même s'il n'y paraissait pas, ses yeux trahissaient l'inquiétude qu'il ressentait, il voulait sûrement juste savoir si il y avait quelque chose en dehors de ce qui était visible.
En tout cas, maintenant, j'ai mal à la lèvre inférieure, parce que dans mon monde, il n'y a aucun autre moyen de tenir sa langue que de la mordre.
« Demröst. Merci pour le coup de main. Je suis encore un peu crispé mais ça devrait aller. Je pense pouvoir marcher. »
Après ça Dem, te plains pas si il te prends au mot et passe son chemin par contre.
Comme pour prouver mes dires, je me levais, lentement mais sûrement, méthodiquement. J'y étais, l'espace d'un instant.
Mon genou droit m'avait remis à terre d'un vif choc électrique. Maintenant que l'adrénaline était tombée, la réalité me rattrapait.
Ton genou est en lambeaux Dem, tu as intérêt à le ménager si ne veux pas que la prochaine fois que tu nages, ce soit pour les paralympiques.


Dernière édition par Demrost.F.Lindley le Mer 9 Avr - 2:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nous ne sommes que des flocons, ils sont une avalanche   Lun 7 Avr - 20:10

Tes yeux s'ecarquillent... Tu es plutot du genre a passer ton chemin alors pourquoi etre venu jusqu'a ce jeune homme? Pourquoi t'être préoccupé de ce qui venait de se passer? Tu n'en savais rien et tu ne le sauras pas de toute manière. Tu étais là et puis c'était comme rien de plus rien de moins. Tu vivais juste l'instant présent! Tu aurais pu d'une manière ou 'une autre tirer ce sujet a ton avantage mais ce n'etait pas ton choix tu ne courais pas après la gloire non tu faisais des photos juste pour toi et pour toi seule! Le jeune homme te dis que tout iras bien tu te mefis et tu fais gaffe! Bien evidemment il mentait et ça se voyait comme le nez au milieu de la figure! Il avait du sang sur lui pour prouver sa mauvaise fois et au moment où il tenta de se lever il ne mit pas bien longtemps a retomber au sol, je ne pus le ratrapper et je m'en inquieta cela faisait bien longtemps que je ne m'etais pas inquiété pour qui que ce soit! Tu te mets a genoux afin d'etre a sa hauteur et tu ris legerement!

- Tu trouves que tu vas bien toi? Avant de voulor jouer les superman tu devrais penser a toi!

Tu essayes de regardee ce qui ne vas pas et bien sur tu ne sais pas tu n'es pas medecin jusqu'a preuve du contraire. Bon tu regardes quand meme brievement spn genoux et tu vois qu'il y a un probleme!

- Hormis ton genoux tu as mal ailleurs? Je vais aller voir un medecin urgentiste.. Je n'y connais pas grand choses en blessures de guerre!

C'etait une petite touche d'humour pourtant tu n'es pas trop humoriste en tant normal! Mais qu'importe la situation dans maquelle tu te trouves est assez original ce n'est pas souvent que tu assistes a un acte terroriste...

Ps: Désolée pour les fautes et la longueur pas terrible mais ue suis sur mon portable :/ Dis moi ce que tu en penses :)

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MessageSujet: Re: Nous ne sommes que des flocons, ils sont une avalanche   Mer 9 Avr - 2:30

Pour marcher on repassera un autre jour. Une vieille crêpe ratée d'un cuisinier trop peu talentueux qui s'est essayé au jonglage. Je dois ressembler à ça en ce moment. Plus moyen d'avoir le moindre appui sur mon genou droit sans que tout le reste ne se mette à hurler à l'aide, comme si j'avais besoin de ça.
J'attendrais ici que le chaos se résorbe. C'est tout ce que je pouvais faire au final. C'est ce qu'il y avait de mieux à faire. Je suis pas le plus à plaindre, il doit rester des dizaine de gens à l'intérieur de cette fournaise, il doit y en avoir d'autres dizaines au bord des portes de la mort. J'ai un genou un peu abîmé, la belle affaire, ça guérira. Je peux encore attendre.

"Tu trouves que tu vas bien toi? Avant de vouloir jouer les superman tu devrais penser a toi!"

Pas faux, beaucoup d'autres penseraient à eux avant tout, je pense aussi à moi, mais il faut savoir relativiser. Je repense encore à ma première fois à l'hôpital, encore tout petit, alors que je m'étais détruit le poignet sur le rebord de la piscine à cause d'un dos crawlé trop frénétique, et de mon manque d'attention. Je souffrais le martyre. Quand on est petit, au moindre bobo on souffre le martyre. Et il y avais tous ces gens accidentés de la route, victimes de crise cardiaque, brûlés au 42e degré qui arrivaient sur des brancards et étaient amenés en 4e vitesse vers la salle d'opération. Maman !C'est pas juste, on était là avant eux, pourquoi ils passent avant? C'est tout ce que j'avais trouvé à redire, mais je suis adulte maintenant, je sais ce que c'est que la mort, le danger.
Je peux me permettre un petit sacrifice pour sauver la vie d'un autre.

"Je penserai à moi quand j'aurai une raison de le faire. Pour l'instant, je suis loin sur la liste des priorités."

Mon ange gardien de la soirée restait tout de même à mes côtés. Peut-être parce qu'il se sentait plus concerné par mon était que je ne semblais l'être. Peut-être parce qu'il trouvait qu'il fallait au moins une personne pour se soucier de moi. Peut-être aussi tout simplement voulait-il aider quelqu'un, ne pas jouer les insensibles mais avait peur d'être confronté à un cas plus grave. C'était plus facile de se contenter de ma patte cassée.

"Hormis ton genoux tu as mal ailleurs? Je vais aller voir un medecin urgentiste.. Je n'y connais pas grand choses en blessures de guerre!"

"J'ai un peu de mal à bouger mon bras gauche, mais c'est pas plus terrible que ça. Mais vraiment je préfère que tu attendes, dérange pas les secours pour moi alors qu'ils ont encore bien plus important à faire."

Paroles dans l'eau ou paroles en l'air, au choix, mais il était déjà parti.
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MessageSujet: Re: Nous ne sommes que des flocons, ils sont une avalanche   Ven 11 Avr - 8:48

Tu regardes le ciel, noir il y a peu d'étoile dans le ciel, tout va mal... Tu entends des cris, tu entends les médecins qui se bougent pour aller sauver quelqu'un, c'est leur métier après tout pourquoi t'en soucier? Et d'ailleurs pourquoi te soucis-tu de ce jeune homme? Habituellement tu aurais tracé ta route sans un regard en arrière! Pas que tu n'es pas solidaire, mais à vrai dire tu t'en fous! Ils ne seront pas là quand tu auras besoin d'eux! Tu as toujours raisonner comme ça et pour le moment ça ne changera pas. Enfin tu ne penses pas que cela va changer! Quoique... Que fais-tu ici? Tu cherches un médecin qui n'est pas occupé, mais la tâche est dure, ils sont tous occupés, mais toi que peux-tu faire? Tu peux rien faire! A part chercher des secours... Mais tu ne leur serais pas vraiment utile. Tu avances au milieux des débris... Tu marches droit sur les gyrophares, c'est la seule chose que tu peux faire là toute suite maintenant. Enfin tu vois un urgentiste qui n'a pas l'air trop occupé et tu t'avances doucement mais surement... Tu espère que la maîtrise de la langue ne te fasse pas défaut!

-Excusez-moi, j'ai quelqu'un là bas qui est plutôt dans un mauvais état, il ne sent plus son bras et son genoux à l'air mal en point!

- Je viendrais une fois que les cas plus graves seront apportés à l'hôpital.

Tes yeux s'écarquillent, tu ne sais pas comment réagir, soit tu lui lances ton point dans la figure, soit tu pars sans rien dire, soit tu le remercie avec ironie, soit tu fais un scandale...Tu inspires profondément, tu fermes les yeux avant de les rouvrir, si tes yeux étaient des fusils tu l'aurais fusillé sur place.

-Très bien j'attendrai avec lui!

Tu repars tes points fermés à t'en faire blanchir les jointures. Qu'est ce que tu fais maintenant? Et bien tu retournes vers le jeune homme et c'est tout! Tu avances rapidement quelque peu inquiet pour lui. Pourquoi es-tu inquiet? Et pourquoi te poses-tu ces questions existentielles d'un seul coup! Avances et c'est tout... Tu arrives près de Demrost et tu ouvres la bouche.

-Ils ont dit qu'ils viendraient après! J'suis désolé.

Tu te penches sur lui, te mets à genoux près de son genoux et tu regardes les dégâts. Ce n'est pas jolie à voir... Tu secoues ta tête de gauche à droite... Tu ne sais pas quoi faire, tu n'as rien pour le soigner, ni même voir l'état dans lequel il est...

- Tu vas pas tomber dans les pommes hein?

Ne savant que faire tu décides de le garder éveillé et tu te présentes brièvement, il connait déjà ton prénom c'est déjà bien...

-Je suis photographe reporter... Et je pratique aussi la photographie à mes heures perdues, je ne suis pas ici depuis longtemps. Je suis américain... Et j'sais même pas quoi te raconter pour que tu penses à autre chose que la douleur! J'suis un bon à rien!
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MessageSujet: Re: Nous ne sommes que des flocons, ils sont une avalanche   Ven 18 Avr - 13:51

Je le vois revenir, la mine dépitée. Parce qu'il s'attendait vraiment à ce qu'un urgentiste décide de laisser les cas graves pour moi ? Je savais que ça se passerait comme ça si j'essayais de demander de l'aide trop tôt, et j'ai conscience de ne pas être celui qui est le plus dans le besoin. Je peux attendre, et je vais attendre.

" Ils ont dit qu'ils viendraient après! J'suis désolé. "

J'avais remarqué à ta tête déconfite qu'on t'avait, enfin qu'on nous avait rembarré pour s'occuper d'autres personnes de t'inquiète pas. Je suis pas déçu du monde ou quoi que ce soit là.

"Merci quand même d'avoir essayé."

Mais c'est que ça ne te suffit pas d'avoir essayé de trouver un véritable médecin, et maintenant tu veux t'improviser radiologue aux yeux rayons et me diagnostiquer. Pour l'instant honnêtement je me passerais bien d'une telle proximité, j'ai besoin qu'on me laisse un peu d'air histoire de commencer à digérer l'événement, même si je suis heureux de ne pas y faire face seul.

" Tu vas pas tomber dans les pommes hein?"

Je préfère ne même pas répondre à ça. Un regard dédaigneux suffira à lui faire comprendre que maintenant que je n'ai plus de fumée plein les poumons et que je ne suis plus au bord de l'asphyxie, je peux aussi bien tenir éveillé que n'importe quelle personne bien portante. Enfin c'est ce que je pense.

"Je suis photographe reporter... Et je pratique aussi la photographie à mes heures perdues, je ne suis pas ici depuis longtemps. Je suis américain... Et j'sais même pas quoi te raconter pour que tu penses à autre chose que la douleur! J'suis un bon à rien!"

Pourquoi est-ce que les gens se fourvoient comme ça ?

"Bon alors déjà, si tu veux me faire penser à autre chose qu'à la douleur, t'avais presque réussi, jusqu'à ce que tu prononce le mot douleur."

Je souris, c'est drôle de voir quelqu'un dans ma situation essayer de réconforter quelqu'un qui est en pleine possession de ses moyens.

"Sinon je suis américain aussi, donc on a au moins ça en commun. Et puis dis pas que t'es un bon à rien. Rien que le fait que tu sois là à côté de moi en attendant qu'on s'occupe de moi ça m'aide beaucoup tu vois. Par contre je veux pas profiter de toi, mais si tu pouvais m'aider à atteindre un banc ou quelque chose ou je peux vraiment m'asseoir. Être assis au sol me fait un mal de chien."

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MessageSujet: Re: Nous ne sommes que des flocons, ils sont une avalanche   Mar 22 Avr - 20:20

Que peux tu dire? Que peux tu faire? Dans les deux cas tu ne sais pas et tu ne sauras jamais. Il te demande de l'aider à se mettre assis sur un banc. Est-ce une bonne idée? Tu n'en sais rien! Ce que tu sais c'est que tu n'as pas le choix de faire ce qu'il te demande puisque tu ne sais pas ce qu'il faut faire. Tu te demandes encore une fois ce que tu fais là. Pourquoi n'as tu pas tracé ta route comme à ton habitude, pourquoi n'as tu pas laissé faire? Pourquoi? Tant de pourquoi qui n'auront pas de réponses au bout du compte. La vie est ainsi fait... Tu regardes le ciel, il est noir, tu entends toujours tout ces gens qui s'activent, mais tu ne peux les aider tu ne sais pas comment t'y prendre et cela ne t'a jamais vraiment préoccupé. Tu te baisses donc tu passes le bras du jeune homme derrière ta nuque afin qu'il puisse prendre appuie et tu te dirige vers un banc no loin de là. C'est la seule chose que tu peux faire pour lui, tu t'inquiètes pour lui, mais qu'importe cela ne devrais pas t'inquiété pourtant c'est comme ça et tu n'peux rien faire à part ce que tu es en train de faire. Une fois sur le banc tu ne sais que faire. Et ton cheminement de pensées est incohérent.

-I'm sorry I can't do anything for you!

Tu n'as pas parlé croate mais tu ne t'en es pas vraiment rendu compte c'est venu tout seul.


Ps: mon post est pourrit désolée Dem!
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MessageSujet: Re: Nous ne sommes que des flocons, ils sont une avalanche   Mer 23 Avr - 20:08

Si j'étais resté dans cette position au sol plus longtemps, je pense bien que ma colonne aurait lâché. Être dans une véritable position assise, et surtout avec un dossier, était tellement plus agréable. Ne pas avoir d'appui pour son dos lorsque l'on a une épaule qui refuse de tenir le coup est une torture, croyez moi.
Mon sauveur continuait de s'inquiéter, et il faut dire que c'était communicatif, son stress me stress, plus il me regarde, plus j'ai mal, ou alors peut-être que c'est juste la douleur qui avait décidé de se la jouer starlette et d'arriver en retard à la fête. Tout ce que je sais, c'est qu'à ce rythme, d'ici quelques minutes, je vais devoir m'arracher la jambe pour ne pas me tordre par terre comme un escargot sous l'emprise de la salière d'une ménagère.


"I'm sorry I can't do anything for you !"


S'il continue à faire remarquer son impuissance, je vais finir par vraiment faire en sorte qu'il finisse impuissant m'voyez. Le pauvre est encore plus paniqué que ne le sont les victimes, et pourtant, croyez-moi, lesdites victimes sont en état de choc. N'avait-il donc jamais été mis face à quelqu'un en difficulté, est-ce que c'est la première fois qu'il se sent touché par le malheur d'un autre, il a vécu dans une bulle en ignorant tout ce qui se passe autour de lui ? Parce que si c'est le cas, alors non seulement ça veut dire que la bulle a éclaté aujourd'hui, et que ça risque d'être douloureux, mais en plus, ça ferait de lui un bien piètre reporter.


"Ok now listen, there's nothing you can do and I know it, now get over it and quit whining about it, you're making me even more depressed than I already am."


Le silence s'installe et le lieu se vide petit à petit, les lumières des sirènes dansent sur les gravas et colorisent la peau des derniers rescapés. Mon tour arrive. Les ambulanciers font le tour des blessés qui n'ont pas encore étés évacués, et celui que Jason était allé voir quelques dizaines de minutes auparavant se dirigeait maintenant vers nous.


"Où et quand avez-vous mal exactement."


Il était temps, la douleur se faisait de plus en plus forte, je saurais maintenant enfin ce que cette stupide virée en solo me vaudrait.


"Et bien, je n'arrive plus à m'appuyer sur ma jambe droite et j'ai mal quand je force mon épaule gauche"


Il se met donc à frénétiquement tâter, que dis-je, à malaxer mes parties endolories, un rapide diagnostique, sans outils aucun. Les urgentistes sont vraiment des gens incroyables.


"Vous avez forcé votre épaule et votre jambe après avoir été blessé n'est-ce pas ?"


"Je ne me suis rendu compte de la douleur qu'après les efforts, mais oui."


"L'articulation de votre genou est en miettes, et vous avez ce qui semble être des déchirures musculaires aggravées à l'épaule. On va devoir vous emmener en clinique pour un diagnostic plus détaillé, et vous aurez sûrement besoin d'y rester vous reposer le temps de reprendre des forces, et le temps qu'on suive votre guérison. Excusez moi, pourriez-vous m'aider à le transporter, il faut vraiment qu'il fasse le minimum d'effort."


Et j'étais parti, balloté comme un sac de farine vers un hôpital où je passerais sûrement les deux prochains mois de ma vie.


Dernière édition par Demröst F.Lindley le Sam 10 Mai - 20:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nous ne sommes que des flocons, ils sont une avalanche   Ven 9 Mai - 18:32

Tu regardes ce qui se passe! On pourrait croire que tu es dans un film, un film d'action avec des terroristes, une catastrophe artificielle... La vérité c'est que tu n'as rien à faire ici. Si ce n'est regarder ce qui se passe sans rien pouvoir faire. Tu n'attends qu'une seule chose c'est qu'un putain d'urgentiste montre le bout de son nez afin que tu te débarrasses de cette corvée qui n'en est pas vraiment une finalement.

Devrais-tu laisser cet homme se débrouiller tout seul? Ce ne serait pas vraiment humain, mais tu n'as jamais été humain tu as toujours été un jeune homme égoïste, qui ne pense jamais aux autres. Qui passe son chemin...

C'est vrai tu es reporter, mais ce que tu aimes dans ce métier c'est la photographie seulement cette art que tu affectionnes tant. Les animaux, la nature c'est un monde, la faune et la flore... Les humains tu ne t'en approches pas trop, tu es trop méfiant, tu ne peux avoir confiance en personne à part en toi même. Tu l'as apprit à tes dépends et ce à plusieurs reprises alors que faire?

Tu saoules le gars que tu as voulu t'aider si tu disparaît il ne s'en rendra pas compte ou du moins si et il ira beaucoup mieux. Il sera débarrasser de toi. Tes yeux se ferment tu poses ta main sur ton front, tu as mal au crâne c'est un fait indéniable. Tu ne sers à rien tu le fais déprimé pour un rien... Tu te plains, tu ne sais faire que ça. Tu te maudis de ne pas avoir prit des cours de secourisme ainsi tu aurais pu faire quelque chose de tes deux mains.

Tu es soulagé quand tu vois débarquer un mec de l'ambulance. Tu ne peux t'empêcher de lâcher un:

- Alléluia!

Tu n'y croyais plus.

- Je suis désolé pour toi.

Le mec des urgences te demande de l'aide tu t'exécutes, tu arrives jusqu'au camion et tu te détournes de cette homme et de l'ambulancier et tu pars sans dire un mot. Tu n'as plus rien à faire, le jeune homme à été prit en charge, tu ne vas pas l'accompagner jusqu'à l'hôpital cela ne servirait à rien du tout.

Tu inspires profondément et tu pars, tu avances parmi les débris, tu ne sais pas où tu vas, mais tu y vas sans but et sans mobile. Tu secoues la tête de gauche à droite et tu disparais dans la nuit noire tes pas sont rythmés par les sirènes et les gyrophares qui se trouvent dans ton dos.
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MessageSujet: Re: Nous ne sommes que des flocons, ils sont une avalanche   Sam 10 Mai - 21:05

Les éblouissantes lumières d'une salle d'opération. Des d'un blanc éclatant à perte de vue. Je vivrais à partir de cet instant de longs instants dans l'enceinte de cet hôpital. Dans ce monde où le silence règne, non pas parce qu'aucun son ne le traverse, mais parce que vous ne voulez pas l'entendre.
Je vis dès aujourd'hui une vie sans conviction, rythmée par la retransmission aigüe des fréquences cardiaque de mes malheureux compères.


Nous sommes dans l'asile des condamnés. Des rescapés, des âmes que la faucheuse a épargné pour que la vie puisse mieux les torturer. Des morceaux d'homme qui rêvent d'être recollés, mais dont les blessures ont fait fuir la passion.


Pourquoi tant de mélancolie? Et bien parce que la vie n'est pas une comédie. Les diagnostiques me donnent peu de chance de recouvrir l'usage de ma jambe, et mon épaule, au moindre faux pas, peut finir fragilisé à jamais. Le discours es médecins a été clair, clair comme l'eau de roche dans laquelle je risque de ne plus jamais pouvoir nager.


Tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir, et l'espoir fait vivre, c'est le cercle vertueux sur lequel j'avais basé ma vie, aujourd'hui je le tranchais à la hallebarde? L'exécution fur rapide et sans douleur pour cet état d'esprit qui m'avait porté pendant toutes ces années.


Savoir que je ne pourrais peut-être plus jamais nager était dur. Mais le plus dur, c'est que j'aurais à traverser cette épreuve seul. Le peu de monde à qui je m'étais attaché a quitté la ville il y a longtemps déjà et ma famille est loin, de l'autre côté de l'océan. Cet océan dont je ne peux plus toucher les secrets.


Où était donc Jason au moment où j'aurais eu besoin de lui, au moment où j'avais besoin de quelqu'un pour me soutenir dans l'épreuve. Tout ce que je pouvais faire, c'était ressasser encore et encore les mots avec lesquels il m'a quitté.


- Je suis désolé pour toi. 










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Nous ne sommes que des flocons, ils sont une avalanche

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