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 « La musique est le domaine des démons. » ♦ Keenu +18

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MessageSujet: « La musique est le domaine des démons. » ♦ Keenu +18    Dim 8 Juin - 22:35


           
« La musique est le domaine des démons. »
AVEC KEENU

           


Chaque note qui s'envole déchire l'âme toute entière du public présent. Certains versent des larmes d'émotion tandis que d'autres écarquillent les yeux, d'admiration, de surprise, de respect peut-être. Le talent à l'état pur ne laisse personne indifférent. Même les plus tordus des psychopathes apprécient une belle mélodie lorsqu'ils en entendent une. A vrai dire, tous les plus grands dans ce domaine ont un penchant pour la musique classique, il suffisait pour s'en convaincre, de lire les œuvres mettant en scène le très célèbre Hannibal Lecter. Un homme raffiné et très cultivé, malgré ses crimes immondes. Les larmes du violon, comme des milliers de femme torturée dans la nuit, emplissent l'air d'une lourdeur incroyablement tenace. Comme si l'artiste cherchait à punir son auditoire, lui infligeant par le biais de la musique les sévices de toute une vie. Une enfance brisée, troublée, chaotique. Un passé sombre et acharné, peut-être douloureux. Le talent ne s'embarrasse que très peu du bonheur et trouve plutôt sa source dans les pires malheurs que peut réserver une vie.
Noyé dans un unique halo de lumière jaune, l'adolescent joue de l'archet comme d'autre du fouet. Il bat les cordes de son instrument comme certains hommes frappent leurs gosses, avec fureur, avec colère, avec rancune. Une profonde amertume. Il est original, cet artiste aux cheveux épais, coiffés en dreadlocks. Torturé, d'après son expression tiraillée. Il s'ouvre en jouant mais quelque part, les restes de son vécu s'entremêlent en une tapisserie compliquée dont il ne sait se débarrasser. Il s'appelle Keenu. Il me plait.

Le spectacle s'achève dans un tonnerre d’applaudissements. Le théâtre tout entier tremble sur ses fondations, comme ébranlé par la reconnaissance pure et authentique dont fait preuve ce public étonné, prit de court. Il ne s'attendait pas à un tel talent, je ne le blâme pas. Les gens sont incultes et engoncés dans des préjugés qui catégorisent toute leur vie. Pauvres sots. Je m'avance vers les coulisses, un bouquet de lys blanc à la main. Je ne suis pas comme le reste de la population, j'avais déjà repéré ce jeune artiste quelques spectacles plus tôt. Avant qu'il ne se produise au théâtre pour une salle comble, je l'ai entendu dans un ou deux bars. Contrairement au reste de la population, je sais reconnaître le talent avant qu'il ne s'accomplisse véritablement. Dans l'ombre d'un recoin, j'ai observé cet artiste grandir, sortir de son cocon d'enfance, devenir un homme, un violoniste. Mes pas résonnent sur le parquet craquant qui mène à la loge du dénommé Keenu. Je me demande ... Ses cheveux, que sentent-ils ? Sa lourde tignasse, épaisse, farouche, sauvage ... Quelle est son odeur, son effluve ? Elle doit bien en avoir une. Peut-être qu'il fume et que ça sent le tabac. Je grimace, ce serait fort dommage. Peut-être un parfum, musqué, viril. J'aimerais beaucoup ça. Un parfum d'homme, pour casser l'adolescent malingre qui se cache sous les amples vêtements qu'il porte d'habitude. Une fragrance animale. Comme ses cheveux. Ce serait approprié.

Toc. Toc. Toc. Personne ne garde la loge. Le personnel est fou, de laisser un si bel artiste seul dans sa loge, sans surveillance. Si jamais un tordu venait kidnapper le beau violoniste ? Si un fan voulait s'emparer du violon de son idole ? Quelle sotte idée, que de laisser Keenu abandonné dans son espace d'artiste. D'une main adroite, je resserre ma cravate grise. Comme mes yeux. Comme mes cheveux qui s'éclaircissent. Mon costume est gris, comme ma fourrure de loup sur le retour. Les lys sont blancs comme ma chemise. Ils sont pour lui, pour ce violoniste virtuose qui a su toucher les tréfonds de mon âme oubliée. C'est une drôle de fleur, le lys. C'est une fleur qui dit « ose m'aimer » et je trouve que ça me va bien. Je suis difficile à aimer. Il n'y a que Absynthe, pour le faire. Je lui ai enseigné, comme on apprend à lire et à écrire à un enfant. Je lui ai apprit à m'aimer. Le lys, c'est la fleur que les cultures associent à la peur et à la mort. C'est ma fleur, le Lys. Puis, c'est très joli.

Toc. Toc. Toc.

L'artiste volage, il se fait désirer. Quel bel animal, sauvage, farouche. Un défi de taille. J'aime, apprivoiser l'impossible, dompter l'inimaginable. Prend garde, petit violon de bois. Je pourrais apprendre à jouer de l'archet, moi aussi. Ma lame de cuir sur ton dos soumis, comme le lion dont tu as déjà la crinière ... Ne me cherche pas, petit violon. Tu n'aimerais pas ça. Tu n'es pas taillé pour le loup. « Messire Gorgovitch ? » Ma voix t’interroge à travers la porte, autant qu'elle te menace. Je peux être très patient mais ce soir, je n'en ai aucune envie.


           
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MessageSujet: Re: « La musique est le domaine des démons. » ♦ Keenu +18    Jeu 12 Juin - 13:21

Le noir mat sous ma paupière, tremble, tremble. Poudre de vice sous mes iris, tranche, tranche. La nuit en chale halluciné, prostré. Sacrifié. C'est sacré. Je tends mes bras au ciel pour m'étirer. Rage au lèvre j'écume en fiel, ma voix rêve, ma voix créves. Hésistation morbide, comme pour toucher un cadavre du bout des doigts, être sur qu'il est mort. Harassé, poupée de son dans le gris brouillard qui voile. Le gris en tchador sur mes doigts. Gourds. Déhanché sublime dans ma tête, quand je monte. Ca croit, en gangrène dans mes vicères qui se tordent, ca croit, en éphémère contre mon corps. La nuit c'est venue, pendue en lippes trop ouvert, la nuit pute du soleil. J'ai l'coeur pierre, et ca s'fend, le cristal vieux sous l'vent. Les yeux fermés devant le miroirs, j'regarde mon reflet écumé dans les kaléidoscopes noirs. Ca s'fend, j'ai des mélodies dans l'crane, des pluie d'notes qui tombent péle même, sans partitions, et le blanc du papier qui ne se remplit pas me file la gerbe. J'arrive pas à figer les anacrouses ni les tempos, j'arrive pas à noter les notes. Le temps de les écrire, elle sont déjà partie, le temps de les vomir c'est déjà finis. L'odeur salasse de la rue c'est infiltrée par la fenetre, en miasme impures. Charbon. Ca sent la suie, puisque des cœurs brule, ca s'brile. Des organe pilés en poudre insulfée dans mon nez, je monte. Crescendo, ca r'descend pas, c'est tention. Mon enfance affolée, candeur cocaïnomane, j'suis le toxico juvénile, avec mon corps adulte qui traine mon ame fœtus. J'ai pas grandis, j'suis figé en innocence de maison close. J'ai l'insouciance du gamin, puisque j'en suis un. Les rideaux rouge sont lourds, en soie. Ils me rappellent un autre soir, dans le Vert du monde, ma voix en cristalle qui se féle, j'avais froid. L'absynthe contre mes veines, échauffés, Absynthe contre ma verge erodée. Il c'est glissé en ombre de moir, en crital d'écumoir et j'ai bu a ses lippes la liquer du soir. Absynthe, ses doigts de violoneux sur mon corps de bois tordus. J'suis un arbre crochus, décousue, j'suis le bourgeon qui ne germe pas, l'aube qui n'enfante aucun soleil, j'suis la lune enceinte du vermeille. J'ai pas peur, ce soir c'est la clameur, j'dessinerais des mirages en orage à coup d'rage. Dans l'violon ca glissera. Quitte a m'en trancher les doigts.

Le rideau s'ouvre, la foule acclame, je sourrie en menteur, en infame. J'ai le soir sal, leur sourire sont décousue quand leur applaudissement marquent le tempo. Vous aimez cette musique que j'enfante, mais vous la comprennez pas. Elle est né en inceste un soir d'été, quand j'ai glissé mon cœur dans la bouche du jumeaux, pour qu'il croque, mon siamois. C'est une morsure. Je vous regarde tant je vous hais de m'aimer, d'aimer ce rythme battus dans le sang, je tire mes accords d'un cerceuil, de mon amour en deuil, je tire mes notes de la souffrance, de la douleur frustrée, de la folie, je suis impolis quand je joue, je joue en sexe interdit, en jeux dangereux, en enfant dans l'confess. Je joue. Avec mes yeux trop grand, mon cœur trop gros, mon esprit trop petit, le monde est trop grand. Je joue fiérement, je porte le deuil en accords qui s'éffeuillent. Regarder, je sourrie et déjà vous m'aimez. C'est sale, j'me fais l'impression d'être une foire, j'aimerais jouer pour mon oreilles seuls, juste pour pleurer dans le violon d'automne. J'aimerais jouer en langueur intime, cacher mes maux dans la musique, et la garder pour moi, comme un coffre secret qu'on planque, juste, mes énigmes imparfaites. Mais je joue devant vous, violon contre l'épaule, l'archet se lève une première fois, mon sourire se pend au bout, j'm'apprette à mourir. La première note sort, suivie de pléthores d'autres, qui crissent, qui crient, qui glissent. Moi je joue les yeux clos, le noir mat sous mes paupières, mes iris sont trop sale, l'oeil trop impur, je vois en pair d'oreille et sous la pulpe de mes doigts quand ils pincent. Je vois les notes qui éclosent fanent et meurt, tombe, j'vois les larmes des vielles daronnes venues en fourures. Elles aimeraient m'avoir pour fils puisqu'elles adulent mon talent. Mais j'suis pas toucher par le vice de l'argent. Mon compte est aussi plein que mon cœur est vide, puisque que je joue. Je tend ma vie a coup d'archet impolis, j'insulte, en cris d'violon, en bois mort qui gémis, en bois d'agonie, je joue des chants mort, il n'y a pas d'vie dans ces notes, c'est le deuil, je joue en respiration, déchaussée, je joue. Tandis que bien assis sur vos fauteil vous tentez de lire dans ma musique, mais je suis mystére, je cache ma vie dans un cassette de papier de musique, partion de métal qui tranche. Folie. Ca monte, ca crisse, ca s'accélère, le tempo s'étouffe, mes doigts courent en affolé, moi je joue, balancé d'avant en arrière comme sous le vent et mes cheveux dansent.

Les morceaux s'enchainent et moi j'me déchaine, la rage au lèvres l'ame en porcelaine, je ne regarde plus le papier bride, la partition baillon . Je laisse juste les notes sortir, sans respirer. La musique elle belle puisqu'éphémère, elle n'a pas a être figé, les mélodies changent, j'invente, improvisation, c'est la colère dilétante, ca s'éventre, ca s'raye ça suinte, ca s'dérégle, j'm'en fout. Je joue en courbe brisé qui traine son encre, et vos yeux s'ouvre et se referme, des frissons naissent de partout. Je me crève en musique qui rêve et le silence ceuille une larme à l'orée de mes paupière, première rivière. Je joue en amour en deuil, en frustration, en éceuil, en sublimation, j'me dessine un nouveau genre d'aile au bout du crin, je gratte le nilon. Les morceaux passent et trépassent, ca applaudis. J'envoie mon innocence en note, comme une brébis au milieu des loups. C'est la catharcis, je vide, mes yeux clos, quand j'ondule, quand je suis la vibration des notes jusque dans le courbes que mon corps inventent. Je vomis, comme trop ivre du mal, je vomis. Je vomis des lambeau d'enfer, j'en ai trop manger, je vomis des crucifix, des vierges, des Judas. Je vomis. Des jésus pendus à leur pine. Je vomis puisqu'en colère. En douleur. Je vomis sans couleur, ma musique en noir et blanc, ma musique muette, fluette, ma musique parfaite. Je vomis, sans réfléchir, j'laisse juste mes doigts agir, sans contrôle, les mélodies sont neuve, elles naissent puis meurent. Rien d'immortel sinon a travers mes oreilles. Je ne sourrie plus, même a la dernière cambrure. Et le rideau tombe.

Je me traine, fébrile, jusqu'à la loge. J'suis plus docile, les régles m'égorge, je ne salue pas, je m'en vais sans un mot, j'ai vendu mon ame. A vos crocs. Vous avez mordu a coup d'oreillle mon ame vermeille. Ca rampe dans ma tête, j'veux le silene, les larmes, pas la fêtes. Vrobissement d'applaudissement. Enfermer dans la loge. Je remplis la seringue, les yeux fermer, le caillon est trop petit, je partirais pas assez loin, j'monterais pas assez haut. Tant pis, je sers quand même le garot. Piqure, et tout s'éceuille, trois coup contre la porte. Une voix, un souffle. Je me traine en loque, avec mes pupille qui se dissloquent, enfant héroïnomane, enfant en cuiller brulée, en graine d'opiacé. J'ouvre. Mes yeux remonte, le visage est tendu, le sourrie entendu. J'hoche la tête, faisant signe d'entrer, je range le matos, je regarde le visiteur. Ses yeux me font peur, on dirait ceux d'un loup, on dirait des bouches, ses iris ont des crocs et ca bouche livide semble avide de maux. Je regarde, son visage tané, ses traits cruels, brut, taillé a la serpe. Il se tient droit comme un grand monsieur, bien en haut de se talonette aiguie. L'aristocratie c'est trouvve un pourreau, c'est un loup, c'est un corbeau, c'est la sorcière qui se penche sur mon berceau. Mais j'ai pas peur, ma tête se penche doucement sur le coté. Il a un cils sur la joue. Je m'approche, du bout des doigts je l'en sauve . Je sens son haleine, prédatrice, ses lèvres blanches sentent le sang. Je sourrie. « Vous aviez une cil sur la joue ». Je range mon violon, ouvrant ma chemise sans honte, la pudeur, j'lai pas apprise, pour enfiler un t-shirt moins élégant mais plus confortable. « Vous voullez quoi ? ». Sourire ingénue, quand le pentalon a pince tombe. Je ne vois pas l'ombre qui se profile au milieu de ses pupille, quand mes jambe s'éxhibe. J'enfile mon jean. « Vous vous appellez comment ? »

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ca, c'était avant :
 
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MessageSujet: Re: « La musique est le domaine des démons. » ♦ Keenu +18    Jeu 12 Juin - 18:04


           
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La porte s'ouvre sur l'artiste égoïste, l'enfant triste, le violon avant-gardiste. Tes yeux sont comme des soucoupes volantes, immenses, intenses, drogués à l’accoutumance. Je peux y lire les doléances d'une drogue abrutissante, les étoiles sanglantes d'une héroïne en surbrillance, les éclats de vide d'une rêverie planante, toute la bienveillance de ton ignorance. Ta tête se balance, de haut en bas, imprudente, presque insolente. J'entre dans ton antre de musicien, ton violon gît là dans un coin, une aiguille repose près du garrot, orgueilleuse, prétentieuse. Elle te tient dans sa pointe, dans le fluide qui se déverse en son coeur pour atteindre tes veines. Elle est ta prison, petite épine meurtrière, ta dépendance. Le dard de la drogue, sale et abandonné là à la vue de tous. Le violoniste range, arrange, dérange, il se mélange dans les brumes de ses opiacées assassines, dans les méandres de son esprit atrophié. J'attend, sagement, les fleurs à la main. Je l'observe danser dans son monde éphémère, je me perds un peu dans son regard doux-amer, peuplé de chimères, bleu de mer, nucléaire.

L'instant se fige et il est beau, comme ça dans son univers. Il est fascinant, séduisant, attirant. Je le veux. Ses doigts brossent ma joue et j'arque un sourcil interrogateur, derrière mon sourire en demi-lune assassine. Le sien est tordu, étrange, exsangue. L'étirement de deux lèvres qui ne se décollent pas, qui s'accrochent l'une à l'autre comme un naufragé et sa bouée, comme une huître à son rocher. Une fine ligne qui casse le visage anguleux en un millier de morceaux harmonieux. « Vous aviez un cil sur la joue » Innocence touchante. Il fait peut-être des vœux en soufflant dessus, l'artiste tout triste. Il y a encore un enfant, derrière les blessures du musicien prodige.
Il s'éloigne et range son instrument, son âme de bois tendue de cordes mélancoliques. La relation entre un homme et son violon, c'est un peu comme celle qu'entretiennent les bourreaux et leurs victimes. Beaucoup d'amour, autant de haine, un soupçon d'incompréhension, une dose de jalousie, beaucoup de traumatisme ... Ce qui était deux ne devient plus qu'un, au fond. Comme lorsque le tortionnaire possède sa proie pour la fondre en lui, le violoniste prend son outils pour le faire crier, lui faire cracher ses notes comme d'autres des mots, tuer les maux. Après tout, il y a le mot viol, dans le titre du musicien qui touche au violon. Keenu sourit dans le miroir et fait tomber sa chemise. Il est nerveux, anguleux, translucide, avec ses muscles en acide, creusés à l'héroïne sous un derme qui s’abîme, des épaules qui ploient sous le poids de sa vie en vide, sous l'étau de ses mondes arides. L'étoffe futile d'un t-shirt sans forme vient recouvrir ces terres inconnues. Il reprend la parole, l'artiste bravache. « Vous voulez quoi ? » Mon sourire s'accentue, croissant de lune sous l'éclat de mes étoiles grises. Mes yeux qui fouillent, qui trifouillent, qui t'embrouillent, mes iris en nuance d'acier, de fer, sur ton corps offert. Ta comédie d'ingénue, je la connais par coeur, j'en ai vu tant d'autres avant toi. Des brunes, des blonds, des rousses, des châtains, des cendrés, des presque-tués. Des prostituées. Des moues boudeuses sur des lèvres pulpeuses, des hanches aguicheuses pour des mains baladeuses, des culs ouverts et des cuisses en éclats de verre. Comme les tiennes. Le pantalon au sol et ta peau nue qui se révèle à ma vue, doux Keenu. Enfant des nues. Je rêve de planter mes crocs de Loup dans la chair fraîche de tes fesses couvertes, de faire couler le sang sur tes genoux cagneux, de griffer le creux de tes reins, de te faire mien. Je suis comme un chien affamé devant lequel un maître invisible agite un os mal rongé. Tu deviens un corps à poncer. Tes jambes disparaissent dans les longueurs d'un jean superflu et ta voix vient me chercher dans les tréfonds de mes fantasmes. « Vous vous appelez comment ? » Je m'arrache au spectacle mental de ton corps empalé sur ma verge victorieuse, de tes mains appuyées sur le bord de ta coiffeuse, de mon regard qui se croise dans le miroir contre lequel je te viole, du son de ta voix qui geint de douleur, de mon sourire vainqueur. Mon croissant de lune revient sous les iris grisées et je répond d'une voix doucereuse « Je me nomme Asriel, Messire Gorgovitch » L'habituel surnom donné à mes victimes, l'alliance élégante de mon prénom et de mon nom, comme deux bijoux fondus en un. Je déhanche mon corps immobile et marche jusqu'au rebord de la table de loge. Un verre haut, j'y glisse les lys blancs immaculés. J'y ajoute le fond d'une bouteille d'eau que j'ai reniflée, les fleurs n'aiment guère la vodka ou l'héroïne liquide. « Je venais vous apporter quelques fleurs, pour vous féliciter. Votre prestation ce soir était éblouissante. » Je déambule dans sa bulle, comme un funambule. J'explore son endroit comme si c'était le mien et puis, comme ça, tout m'appartient.

Les fleurs détonnent, dans ce décors sauvage et hétéroclite. Trop blanches, trop lisses, trop neuves. J'aurais peut-être du prendre un bouquet de ronce, elles seraient plus assorties à la défonce, moins absconses. Je m'installe dans un fauteuil, après avoir repoussé les vêtements et le bric à brac qui l'encombrait. Je règne en Loup dominant sur une bulle de brume, des vapeurs de drogue, des veloutes de cocaïne et des torrents d'héroïne. Je suis ton prédateur, petit Keenu des nues. « Je pensais qu'un bouquet de fleurs serait une bonne idée mais j'aurais peut-être du apporter ... des petits sachets de poussière de fée. » Coke en farine, sucre d'âme et poudre d'illusion. J'en ai plein la maison, j'aurais pu en apporter un peu. C'était presque prévisible, méprise humaine. La prochaine fois, peut-être. Peut-être. J'observe ton corps en ancre dans ta pièce, en encre de chine sur les murs blancs, en cancre récalcitrant sous mon regard perfide. Tu le sens, le grand Loup gris qui te guette derrière le costume à l'ancienne, l'animal qui s'installe et prend ses aises chez toi. Tu peux presque entendre les griffes marteler le carrelage alors que je te tourne autour de mes iris grises, sans bouger de mon trône. Ma respiration sifflante quand je me pourlèche les babines d'anticipation. Je vais connaître l'odeur de ta tignasse folle, mon petit enfant nu. Je me relève, je ne tiens déjà plus en place, comme un rapace, je vole au dessus de mon infortunée proie, je me prépare, je la ramasse, je la prend dans mes serres, je la serre, je broie, je te casse. Tu seras mien. Je m'approche de ton être, tu es campé sur tes jambes en jean, mon regard en abîme sur tes muscles sublimes. Je tends les doigts, contre ta braguette. Je touche, j'effleure, j'appuie, je m'enfuis. J'explore l'étoffe de ton pantalon, petit garçon, je cherche. Quoi ? Qui sait. Je veux ton âme aspirée dans des râles de stupre, je veux ton foutre sur le carrelage, sur ton miroir de pute, je veux ta vie en larme de cocaïne sur ta coiffeuse, comme les accords hurlant de ton violon écorché. Je te veux tout entier sous mon joug, cuisses ouvertes sur mon phallus engorgé dans ton cul de musicien, yeux fermés en lame acide de douleur avide, poings formés en rébellion inutile contre ta peau futile. Mes paroles tranchent avec mes pensées trop sales, et ma voix en poison se glisse à ton oreille, en miel, en fiel, en ciel « Je vous trouve très beau ... » Ma main s'aventure, audacieuse, par dessus le bord de ton jean superflu pour descendre dans ton boxer, là contre ton sexe. Je le veux dressé comme une injure, je le veux tout dur, monté au créneau comme un bon petit soldat de bataille. Je le veux entre mes lèvres assassines, exultant d'une jouissance crade et malade, vaincu dans ma bouche qui te touche, qui te suce, qui t'allume encore. Je te veux mort et renaissant contre mon bassin qui s'en vient, qui s'en va, qui revient. Je caresse, ta peau rêche sous mes phalanges d'ange déchu. Mes doigts de pianiste et ton corps en touches noires, en touches blanches, en pédale sous mon pied. « J'ai envie de vous. » C'est un ordre, une menace, un avertissement. Je ne demande pas ton avis, je te préviens simplement. Je m'arrache à ton corps comme on déracine un arme vieux de plus de cent ans, je m'en vais. Je m'éloigne. Clic. Clac. Tour de verrou. Tu es mon prisonnier, contre ou avec ton gré. Tu es mien. Je reviens déboutonner ton pantalon, baisser ton caleçon. Mon regard se trouble et observe, ton beau sexe au repos. Il pendouille comme une andouille, ton animal endormi. C'est laid. C'est triste. Tu es triste, petit artiste égoïste. Laisse moi te rendre gai. Laisse moi te prendre gay.


           
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MessageSujet: Re: « La musique est le domaine des démons. » ♦ Keenu +18    Jeu 12 Juin - 21:12



J'ai déchaussé les dents de la nuit, je les ai courbées, j'en ai fait des canines, maintenant elles se sont planté, dans ma peau de poupée, sont mon dermes d'enfant. Regardes la lune, j'lui ai couper les dents. J'm'en suis fait un chapelet, il pend contre mon ame, j'm'en suis fait un attrape rêve, un avorteur de cauchemars, j'l'ai posé dans mon boudoire, prostré dans l'noir, et son blanc brille, c'est l'ivoire de mes cris, c'est du cristal qui se cisélle. C'est la plume de moire qui s'ecervelle. Je fouille dans les encres du monde pour trouver mon ancre, et si la nuit est épaisse, promis je m'y jetterais, si la lune et obése, promis, je m'y pendrais. J'colléctione les têtes, j'colléctione les sacrifié, les os polis, les ames perdus, j'collectionne les exorcisme, j'collectionne les morts ingénues, j'collectionne les mauvaises prises. J'ai dresser les étoiles à ne pas regarder, à ne pas aboyer. J'ai peur du jour, mes yeux se consument. J'ai peur de l'amour, j'ai peur qu'on m'éxhume. Le loup est entré dans les cimetièrre, a la recherche du graveur d'exergue. La fumée dans la tête, derrière les yeux, ca gonfle. Je regarde la courbe absconce de tes yeux qui tournent le dos, qui pointe vers tes lèvres fendue en paleur, c'est un bouton de rose, celle là trop blanche qu'on a posé sur le marbre de la tombe. Je regarde tes rides, se sont des épitaphes sur ta peau, t'es un cimetierre, tu porte les oripeaux d'l'enfer, t'es un fossoyeur, avec ton sourire, avec tes prunelles qui dévorent, qui désirent. Mais moi j'vois pas, j'ai pas peur. J'ai pas peur. Et, tu te glisseras sous pas peau, en ambre contre mes os, pressé jusque dans ma moelle, et, tu tu poncera mon échine, tu taillera ma poitrine, mes arêtes aigue, fuselée, lachée, tu m'taillera jusqu'à t'en couper. Moi je regarde, dans tes yeux d'encre pale des reflets opalins, le marbre de ta peau craquellée danse sous tes lèvres qui sourrient, et ta voix dans un souffle. Ta voix. C'est un sifflement, ca suite, tu s 'rais pas un serpents. Tes pupille sont des fentes, en bon prédateur tu sors ta langue. Hé, tu s'rais pas un serpent. Tu parle. Tu sais que ca coupe les mots, il faut faire attention, ca tranche. Tu sais. Mais j'ai pas peur, j'suis d'jà en miette, j'ai pas peur, j'ai plus a m'faire couper.J'ai peur. Alors je sourrie, j'joue du bout des doigts sur la flamme, j'vais m'bruler tu crois ? Tu porte un bouquet de lys, blance, pleine de supplices, tu porte un bouquet de vice, pale, en larmes qui crissent. T' aurais du ramener des crysanthéme, en bon semeur d'opporbre, avec ta trainée de stupre et tes jetée de cendres. Tu pleut d'un regard gris en os poncée, c'est des nourissons qui rougisse tes gencives. T'as trop croqué la pomme, c'est visible, les courbes cruelles de traits sont tention et danger en douceur. Tu, tu plongeras dans ma poitrine pour m'arracher le cœur ? Tu verra, il est fanée, pale, sec, frippée, il s'éffritera peut-être, en poussière de feu, mon abyme, mon cœur écorché. Je vois rien, du noir dans tes yeux, du soir drapé dans ton corps vieu, des corne sous tes lèvres, trop fines, trop pales, tes phrases trop pleines. Mais j'vois rien, alors j'ai peur. J'ai jamais peur. Et pourtant, j'commence a voir, entre tes lippes en trainée de moire la mort perchée sur ses talons aiguilles, en hérésie avec ses dentelles, avec ses résilles, la mort en sourire de lys, blanc d'or sous la nue du vice, la mort et sa bouche noir de suie, en charbon, ses tétons d'ennuie, la mort et ses jambes en seringue, la mort, empalée contre ta langue, le baiser de Médée en poison trop blanc. Je sourrie, même si j'commence a voir, parce que moi j'ai pas peur, j'ai pas peur du noir.

Hé, la forêt, les arbres sont longs et lourds sour leur frondaisons épaisses, l'écorces noueusses dans tes petits dents contre le vêtement, l'enfant est tomber en domaine de satan, il parcours, avec ses frissons, ses rire, il parcous l'Asphodéle  en petit danseur des rimes, ses cheveux tombent en fils de paille, sauvage, crinière d'opale, il danse, le petit lion, contre la gueule du leviathan. Il danse le petit con, inconscient de ce qui l'attends, c'est l'aiguille du fuseau dans le regard de l'autre, c'est la pomme, c'est le Tout. C'est le loup, si je suis chaperon, je traine ma misère en coulée de violons. Tu la vois la forêt, elle en ombre noire, tendue. Tu l'entends, le gamin qui chiale. Moi qui fiel. Le Loup, il arrive, avec ses dents trop blanche, mon m'a jeté. Je suis l'agneau à la table de lupidés. Je suis le poisson sur l'autel des ichtyophage, le cadavre sur l'autel des nécrophage. J'me rappelles les histoire noir, d'homme en crocs sous la chair, je m'y éxite, en bonne pute de l'enfer. Je suis fendu, en deux part dans l'infinis, le bien brut et le mal mat, en échec net, le mal qui matte, qui frappe. Moi j'ai tellement de haine que je ne hurle plus. J'ai tellement de peine que je ne pleurs plus. Ou es-tu dis, que fais tu ? Loup. Je prépare ton sling. Ou es tu, que fais tu. Ou. Tu es là. Le loup s'avance dans la loge du chaperon, dis tu va mordre, mon bourdon ? Tu parle et ta voix glisse comme mes doigts sur la corde, ta voix plisse, comme la fumée contre ma gorge. Je me suspend a tes lèvres, puisque tu parle et ta voix d'argent en serment qui flotte me fait claquer des dents. J'ai pas peur, j'ai envie de creuser sous cette peau là.  Dis, t'es qui ? Dis t'es quoi ? Asriel en argent, non d'elfe mais tu es lycan. Asriel, ca sonne en miel. De fleur empoisonné. Médée t'as enfanté. Je sourie toujours et ta voix se fend de révérence, en charme. Comme un bon vin au goût de fleur tu parle comme un chant, en douceur, ca caresse du plat du couteau, mais ca coupera. J'vois pas. J'vois rien, j'ai pas peur. J'suis la chaperon qui veux jouer avec le loup, la princesse qui veut sauter la sorcière. J'suis l'enfant déchaussée en semeur anarchie, candide égorgée au fond de l'Hérésie.

Tu t'approches, moi je ne recules pas. J'ai pas peur. Pas peur de toi. Tes mots d'ambre coule et tes mains s'aventure, en apné, quand tu caresse ma ceinture, je suspend mes iris aux tiens, ça coupe. Le noir mat entre tes paupière. Je saignerais des yeux a regarder les tiens, je pleurerais tes dieux dans le creux de tes mains. Tu parle de poudre, tu parle de fée, plantant ton bouquet dans l'eau sale. Tu parle en rêve, en poussière d'étoile semé. T'en as tuée combien, des constellation pour en avoir autant, au bout des dents. Ca dégouline contre ta langue, t'es l'vampire des anges ? Tu s'ra peau, les canine à l'air contre ma gorge. Tu s'rais beau, le cœur en l'air, l’âme qui s'écorche. Parle, j'aime tes mots d'ambre. Parle, parle, j'aime tes maux d'encre. Je n'ai pas peur, je ne rougis de tes caresses, je n'ai pas ce vice, je n'ai pas cette bassesse, j'ai le courage de la chair quand le sang me monte au joue, quand je sens le désire poindre quelques part. Ton corps est vieux, ton visage en relique, j'aime les traces tu temps au coin de tes lippes. Ils pleut des tartares à la cambrure de tes paupières, au coin de tes lèvres, tu pleurs des enfers. Tu me touche, tu me couche, tu me pend, tu me prends, tu me fend, tu me sens, tu me saigne, tu m'entraine. Ton regard est une noyade tu sais. Ton corps relique, j'aimerais bien  y apporter mes dessins. Tu es qui, dis, tu es quoi ? Tu nous enferme, tu es géolier, on t'as appris quoi, a dominer ? Moi j'ai pas peur, ta main contre mon sexe, je la veux. Plonge toi dans mes fantasmes, noie toi dans le marasme de mes désires qui se tranchent les veines. Contre ta bouche. J'ouvrirais mon poignet, tu y boirais mon sang dis. Moi je te vois, regarde, moi je sourie. Moi je rie contre tes yeux qui veulent mordre. Je le fais avec grace, quand j'hote mon t-shirt, éxhibant ma peau nue. Regarde, je suis une poupée décousue, la mousse est sortie, j'en saigne, mon corps est pale, maigre, mon corps se dessine en cicatrice. Regarde comme je suis pur avec mes hanches d'adolescent, mon sexe un peu trop grand, viens. J'ai froid. Viens, j'ai peur mais pas de toi. J'ai peur de moi. Je m'approche, m'enlasse dans tes bras, mes doigts de coton contre ton torse de papa, j'ouvre un à un le bouton de ta chemise, doucement, je laisse tomber le tissus, je veux voir cette peau là, avec ses marques qui racontent des histoires. Je m'y bercerais si elles sont sanglante. Tu m'les liras dis ? « tes rides racontents des histoires, tu m'les liras dis ? ». Je descend, j'ouvre la bragette, je me presse, je suis près, je veux. Je veux, le loup, je suis l'agneau. Voilà qu'on m'envoie. Comme une brebis au milieu des Loups. J'ai pas peur, je veux, ton enfer, ton orgueil, ta cruauté et ton pieu.

Je suis sous tes yeux, alors comme ca tu me veux. Je me laisse glisser au sol, en chute languide, je suis l'amant bifide, l'enfant livide, tu couchera avec un cadavre de nourrisons avortés, avec ses frères, avec toute la porté. Dis, tu veux mon père l'histoire d'une nuit, de percher sur mon berceau et venir entre mes lèvres, me faire avaler ton désir, ta fièvre. Ton sexe nu, flasque, pulse contre ma bouche, moi je l'embrasse. Je te regarde d'en bas. Je veux que tu me touche, que tu me couche, dans ce cerceuil, sous ta peau, contre tes os. Je veux ta gangrène, je veux ton sel contre mes plaies. J'ai pas peur. Je sourrie regarde, quand ton sexe se durcis, moi je ris. Le noir mat sous tes paupière. Le moire moite sous mes enfers.

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MessageSujet: Re: « La musique est le domaine des démons. » ♦ Keenu +18    Jeu 12 Juin - 22:45


           
« La musique est le domaine des démons. »
AVEC KEENU

           


La danse malveillante de tes hanches entre mes doigts qui t’encensent, ton regard qui s'élance et tes mains qui s'avancent, je te regarde ouvrir les yeux et la bouche, béante, qui appelle au vice. Je l'aime déjà, cette fente immense, offrande ouverte pour aspirer la jouissance, pour boire la semence, provoquer la démence. Je la veux mienne, autour de mon dard, vicieuse, audacieuse, orgueilleuse. Je regarde ta peau, ton torse translucide et privé de son étoffe inutile, j'admire tes muscles en acide de cocaïne qui se déshabillent sous mon regard en aiguille assassine. Je te pique, je te poignarde, je te perce de mes prunelles sombres, de mes iris clairs, de l'ombre au fond de mes yeux de Loup. Ton corps arqué sous ma main qui t'allume et qui t'embrume, qui te touche, qui te couche, qui t'accouche en jouissance éphémère. Je rêve de te pendre à mes chaînes, de te scier les veines, de te blanchir de haine, t'empaler sur mon aine. Je serais le papier de verre pour poncer tes aspérités, tes arrêtes, tes heurts et tes accrocs. Je te rendrais lisse de vice, vicié de supplices, dépendant de mes prémices de sévices. Tes doigts de violoniste, habile, volubiles, agiles, qui s'échinent contre les boutons de ma chemise. Ma fourrure exposé à tes yeux d'enfant nu, petit Keenu des nues. Mon torse musclé, bien gardé, sauvegardé. Mes poils grisonnant qui me font ressembler au Loup. Tu l'as deviné, n'est-ce pas ? Le grand méchant félin, engoncé dans ses habits de lin, celui là même à qui tu réclames des câlins ? Tu n'as pas peur du Loup, petit Keenu de bois. Mes bras carnassiers, étau d'acier comme des rochers où les vagues et les corps viennent s'échouer, cassés à jamais. Mes épaules taillés, sculptées, carrées. Les nerfs qui roulent contre ta peau d'enfant homme, d'homme enfant. Des tendons de chair qui ont le pouvoir de briser chaque os de ton être. Mais il y a ta voix qui s'envole, elle est perchée comme celle des drogués abandonnés à leurs mondes atrophiés, réalité brisée de verre pilé. « Tes rides racontent des histoires, tu m'les liras dis ? » Je suis sans âge, je suis le Loup, je suis ton bourreau. Ma braguette qui se baisse et ton corps qui s'abaisse. Je suis ton dieu. Incline toi devant moi.

Ta bouche d'enfant sur mon sexe en manque, tes lèvres de vice en satin de nuit autour de mon phallus qui se visse, là au fond de ta gorge. Je remplis tes abysses de mon entrecuisse en sacrifice. Je baise ta gueule d'ange nu, petit Keenu des nues. T'es là, en chien de pute devant moi, enfant de choeur priant son Dieu, t'es une victime empalée sur mon épieu, la proie d'un bourreau pas miséricordieux. Sois studieux, petit soldat de plomb. J'attrape tes cheveux de feu, ta tignasse de lion, j'y fiche mes phalanges d'archange et j'approche ta gueule d'ange, je te veux plus fort, je te veux plus loin, je veux buter dans le fond de ta gorge. Je t'engorge, je te dégorge, je me fais coupe-gorge et tu te forge, suspendu à mon poignard, mon étendard. Je viole ta bouche d'enfant, je la baise et je la prends, je t'entreprend, je te reprend, je te tends, je t'attends, je te vends. Je t'offre au diable et le diable c'est moi. Je me dresse contre ta langue, je durcis entre tes lèvres, je gonfle dans ta bouche, sous tes caresses pécheresses. Mes doigts dans tes cheveux tirent, attirent, s'étirent et je feule un râle de plaisir satisfait, entre mes lèvres entre-ouvertes. Je me sens venir, je te sens tarir, tressaillir. Je te ravage, j'avance, je recule, j'accélère, je te baise et je te biaise, à l'aise. J'explose dans ta gueule d'ange en jets de foutre et de stupre, je salis ta bouche de ma semence rance, de mon sperme ferme. Je me vide là, au fond de ta gorge en feu, en te tenant les cheveux. Mon souffle se calme et je retrouve mon âme de Loup, de prédateur. « Oh, vous êtes doué, Messire Gorgovitch ... » Je te remonte jusqu'à mes lèvres et je viole de ma langue cette bouche au goût de luxure, de péché à demi-avoué. Mes canines transpercent la pulpe et tu saignes. Je t'embrasse et ça à le goût du foutre sanglant, de sperme rouillé, de semence métallique. Je me goûte et je te voûte, contre mon corps arqué d'envie malsaine. Je veux te prendre là, contre le miroir de putain qui recouvre tout le mur, je veux ton cul fermé sur mon pieux d'acier, je veux tes mains sur la coiffeuse, tes larmes de sang coulant sur ton corps en offrande suppliciée, sacrifié, ton âme envolée aux cieux éplorés. Je veux tes gémissements qui craquellent ta voix d'enfant, tes couinements de douleurs en jets de pleurs sur ton être déchiré par le mien. Je te veux enfant de chœur sur mon prêtre pervertis. Je te veux violé, possédé, atrophié, je te veux soumis, docile, je te veux agneau brûlé sur mon Loup affamé. Ma voix, qui s'élève doucereuse dans l'ambiance en feutre, neutre. Mon timbre doux et élégant qui ne révèle pas mes sombres pensées « Mais mes années d'expérience surpassent votre folle jeunesse ... » C'est mon tour de prier. Je m'y plie et je m'applique. A genoux devant l'enfant nu, je le lèche. Je le pourlèche. Je le tiens en laisse à la pointe de ma langue fatale contre son gland en pétale. Je te fais mien, je te tiens, je te suce, je te lustre, je te possède en rébus, énigme entre mes lèvres de Bacchus. Je t'aspire et je te souffle, je te brusque et je t'arc-boute contre ma bouche, je te garde là au chaud. Je te tue, je te tue, je te tais. Je te prends, là, comme un père avec son fils. Comme le diable qui baise avec les anges. Je te sens gonfler dans ma bouche, devenir pierre et cendre dans ma salive empoisonnée. Je te vois arriver, je te perçois, je t'entrevois. Je me recule et je t'abandonne. Je bande, déjà. Encore. J'ai faim. J'ai faim de mes fantasmes impatients.

Je t'attrape par les cheveux, toujours. Je te retourne et je te colle à la coiffeuse, le tranchant du bord dans ton abdomen en tort. Je suis là, derrière toi, en ombre sur ton plaisir branlant, en menace sur ton extase vacillante, sur ta jouissance imminente. Je suis le Loup, je suis ton prédateur. Nos regards se croisent, ton océan contre mon orage. Je te souris, mes mains sur tes reins, mes ongles mordant ton épiderme pâle, traçant des sillons sanglants au dessus de tes fesses. Je te dessine du bout des doigts, en corne sale sur ta peau de lune. Mes dents sur ta nuque. J'ai percé le derme, le sang coule sous tes cheveux sauvages, le long de tes omoplates saillantes. Il fait un détour et regagne la colonne, il descend là sur tes reins abîmés. C'est beau, cette ligne vermeille dans ton dos sans soleil. Je tend la langue, j'y goûte, je savoure, j'y re-goûte. Je tends un doigt, prend une goutte. Je la pose sur tes lèvres meurtries et je te souris, dans ce miroir de putain salie. Je glisse ma main sur ton dos en fluide vital et je me paluche avec, je m'enduis de ton sang, je m'habille, je me prépare. La marque de ma paume trône sur tes lambeaux de lune et je souris plus fort. Ma voix qui résonne, rauque et grave, lourde. Je lui répond, tardivement. « Mes rides ne sont que le passage du temps ... Je ne suis pas si vieux, au fond. » Je vais te le prouver, petit Keenu des nues. J'ai encore la force d'un Loup chef de meute.

Mon étendard vicié de ton sang, mon dard écarlate. Je te pénètre là, sans douceur, je te viole, je te prend là contre ta coiffeuse, je te possède et je te lisse, je te ponce. Je m'enfonce en toi comme un couteau dans de la chair humaine, je déchire tes chairs frémissantes comme un morceau de tissu fragile. Je te besogne comme un animal, comme un loup, t'es ma louve soumise, mon agneau docile, ma putain en poupée cassée. T'es mon jouet abîmé, mon fantasme en fumée, mon désir en envolée. Je veux buter là bas, tout au fond de ton cul d'enfant, je veux toucher de ton sang les tréfonds de ton être pervertis, je veux tes larmes sur le bois contrefais, éclaboussures de cocaïne sur le verre du miroir. Je veux ta jouissance là, en gerbes de foutre sur la glace, sur nos reflets qui baisent, sur mon corps qui fend le tien, sur ton âme qui n'a nulle grève où s'échouer. Je veux ton plaisir dans un cri de douleur, ton orgasme dans un sursaut de souffrance. Je te veux mien, à jamais, toujours.



           
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MessageSujet: Re: « La musique est le domaine des démons. » ♦ Keenu +18    Ven 13 Juin - 21:34

La lune a perdu ses rivière, marée d'écume en flot amer, en argent liquide, coulée d'asphalte, pont d'acide. Est-ce que tu vois à travers l'encre, quand la marée monte les flots sont sombre. Mes mots sont sombre. Je n'ai d'espoir que la cuiller brulée, pour faire fonde le noir éparpillé, glissant sous la rétines, ses démons émasculés. Parfois quand le bateau tangue tu espère voir se lever le jour, pousser les rideau du ruisseau et trouver enfin la lumière. Mais elles sont là, belle meurtrière, sur les aiguilles, pleine de misères, avec leur hanche leur papier, leurs yeux fuseaux, leurs fils fumés. Quand elle sente un peu trop la bière, les belles camées en fond d'cimetièrre, quand elle s'enchainent, quand elle t'entraine, quand elle s'éceuille, quand elle te raye, quand elles déshabilles tes ombres, te rendent escalve du nouveau monde, grand dans tes yeux de petit enfant qui ceuille l'espoir dans l'orviétan. Quand l'opium en suc s'éveille, que la faim rougeoie vermeille, quand le noir mat est plus sous la paupière, quand il glisse autour de la lune. La lune a ses rivière, d'écume d'argent en flots de terre, de glaise de corps, de chairs exsangues, de sacrifices, de plaie imenses. La lune pleurs des styx, elle enfante des soir hautain, bien percher en bout d'église, le curée qui s'enfile le gamin. Quand je chute en mousse qui glice, flacon d'aurore en suplice, quand j'invente des mots attroces, tirés dans l'or, bien trop féroce, quand ma bouche de gamin avale des queues, quand mon cul d'chérubin se prends des pieux. Je pends au bord d'un mat perdu sur un mer étrange, elle glisse dans l'vert d'l'absynthe en flots d'éceuils, en soie qui t'mange. C'est le suicide des anges, mon cœur soleil dans la fange, j'me grisse dans l'soleil noir qui bout, j'éffrite la vie au bout d'mon bout. Dans le ciels bouent les éclairs, c'est la rage du fiel, le miel amèr, c'est le suc des enfers qui pleut en néige bélzébuth, qui sombre, en trou d'abysse, en larme de vice. J'ai l'opale et j'ai l'onyx, j'ai enfilée la chatte a Nyx, et Thanatos, dans ses vieux ages et venu m'en faire outrage, il fait ploire, le bel enfant, les pieds tordus, canine en avant, il a mordu, contre ma cuisse, monter contre mon cœur, mon abime. Du soleil noir j'ai la gangrène, dans ma poitrine ou rien de reigne. Sinon le vent du nord sur la terre gelé, l'opobre des morts en poudre halluciné. J'ai la gloire d'un empereur sous ma rétine qui se gonflent, je joue a bout d'iris, j'éjacule des flots de sang. J'tai dis, la lune a pendu ses rivière, ses sourires sont avortés, elle a congelé ses bébés lumières, elle a violé son soleil bien aimer. Cannibale sous les nues, quand les tétons des étoiles pointent, quand elle ronge dans son moire ton ame en acide d'absynthe, quand tu vertu, quand tu t'polis, quand elle t'érode, pour te vomir. Mais toi, t'aime gémir. Hé si le soir t'as ploire, dis moi belle ame quel est ton monde, toi l'avorté abscon, Atlande en bave halluciné, mirage d'ame en écorché, hé ta pas peur du Loup devant, regardes ses yeux, regardes ses dents. Tu ouvre bouche, contre sa queue, tu racle ta gorge contre son pieu, et tu avales, petit abime, son vice en couteau, son arme de crime. Hé. Il en as pendu, des cimetierre, il en a vu, des orage, sa folie cannibale dans les plis de ses rides sans age. Et toi t'aime ça, son sexe frippé, rapeux, son sexe aiguisé, curieux, trop gros dans ta bouche qui se déboitte, toi le serpent pendu, le vice innocent. Tu prends, dans ta bouche, ce cadeau du très bas, tu suce satan et tu aime ça. Sa pine en feu, et ses ailes petit ange, dans ses iris trop tendre brulent les archanges, et de chairs écorchés en flammé il porte son auréole, le prince qui s'enrage, qui s'éngorge. Contre ton crane, amovible, couvercle en coulisse, glisse, dans ta cervelle en délire, toi tu l'suce, toi tu l'désire. T'avale son chybre comme un martyr. Il aime ça, ton beau navire, qui tangue, à trop gémir, dans ta bouche d'enfant précoce, son gland qui frotte ta glotte.

Je crois que j'ai perdu espoir, un jour de pluie, nuage trop lourds, les adieux en sang, mon bel amour. J'crois qu't'es partie avec ma vertue, mais l'innocence tu la perdue, j'l'ai r'trouvée au fond d'l'asile, semé en larme qui séche au bord d'mes cils, dans le silence d'Eglise, en précipice, dans ma gorge séche, mes doigts trop lisses. J'avais laisser l'violon mourir, le bois pourir. C'est pour ça qu'il crisse, c'est pour ça qu'il cris, il se venge de mon mutisme. Et pourtant. J'l'aimais son silence, il résonnait musique, il pendait mes cris en ne poussant plus de supplique, il souffrait avec moi, je ne parlais plus, j'étais un entonoir, un abcès gonflé de pus. Brisé en chiale, en foutre salé, plein d'grumeau, en sang, et crachat mélé. J'ai retrouvé mon innocence à force de trop m'branler, a penser qu'un jour ça passe, qu'au fond il saut espèrer. Mais j'suis plus sur, mon ange de croire, que je te retrouverais a force de boire, de monter plus haut, d'aller plus loin, de planer tellement bas que j'vois plus l'bout d'mon joint. Et le loup est rentré dans ma cage, moi la pute de Satan, puisqu'il est pédophile. Il a voulu arracher un nouvelle page et j'lui ouvre mon livre, j'ai l'habitude. Entre et déchires, mes chairs son crasses, sont noire, elles suintent, elle ont fait. Mon corps est une bouche, est un soif, de drogue, de sexe, de mort, de noir. J'aime le deuil quand il me caresse, avec ses dans, ses bassessses, et son sexe, au fond d'la messe, au fond d'ma bouche, tu dis amen. J'avale. Puisque c'est le diable j'en veux encore, de cette bite crasse au fond d'mon corps. Je veux son ame cru en sodomie dans mes veines, qui perce ma cuisse, qu'il s'enfile dans ma veine, qu'il viole mon sang, là, dans la jugulaire, qu'il me baise le cœur, qu'il me prenne jusqu'au vicère, j'veux être plein de sa folie sale, de son ongle noir, mon Lucifer. Et prends moi, putain, prends tout, baise ma bouche, j'veux en vomir, prends mes lèvres, j'veux en pourir, j'veux ton foutre poison, j'veux m'en gaver comme une oie. Et tu bouffera mon fois. Remplis moi. J'veux vivre, à travers toi. J'veux sentir mon corps s'échapper, mon ame échoué contre tes lèvres opiacée. Prends, repets toi. Je te veux, tout au fond de moi. Et nous jouissons, je jouis avec toi, quand ton corps se cambre, en bois trop sec, qui craque, en chéne trop vieux, qui craque. Et ta sève est une Séne, je bois paris au creu de ta londre, de ta viole, de tes ombres. Tes fils de parques, tes couteau, tes outils, planté en jardin dans mon dos. Soit de ma Russie, la Siberie. Sois le froid qui viens me geler, puisque personne ne veut m'échauffer, sois le blizzart, sois le tout. T'es cœur des remou, en fond d'la lie des démons, dans tout ce que l'interdit touche petite pomme ou beau poison. J'ai faim. Prends. Prends. J'ai faim.

« Oh, vous êtes doué, Messire Gorgovitch ... » 

J'aime quand tu m'appelle Messire, j'ai l'impression d'être une créature de désir, je sens que tu me veux, mais ta faim de folie me rend curieux. J'ai peur au fond de pas revennir si je m'embarque sur ton navire. T'es Scylla, t'as faim de tout, d'la chair des os, tu avale tout. Ta peur de rien, au fond tes dieu, si mes yeux plient, tu s'ra heureux. Si je me fend, en arc qui saigne, si tu me prends, jusqu'au vermeille. Ce s'ras merveille. Saigne, saigne, il y a du rouge dans l'azur de mes yeux, ta bouche sur ma bouche, j'aime ton corps vieux, je palpe, j'aspire, ta chaleur mon navire, ta peau moite, derme qui transpire. Je sens l'odeur de ton désir. Tu sang le sang, le vieu cadavre, celui qui ne pue plus, qui sens juste le mal, qui suinte circoncis de beau, en zombie affable, courbé jusqu'au moire. Roi. Tu es un épave. Toi. Temple antique, dieu de rune. Avec tes cils enfants de lune. Prends. Je me veux sous ta coupe, boire a ton ciboire, soumettre ma croupe, chevauche, je serais le poulain, et j'suis beau, avec ma robe de satin et mes coulée d'opobre.

« Mais mes années d'expérience surpassent votre folle jeunesse ... » 

Je sourrie, je suis ta proie, je veux, je veux, que tu creuse ma tombe, que tu sémes des adieu. Je sourrie tu descend, ta bouche préhistorique sur mon corps d'enfant. Je suis une courbe cynique, enfance halluciné, l'éxpérience chimique d'un viol partagé. Prends, je dis nan quand mon corps dis oui, alors tombe tes lèvres au fond de mon pubis, prends, prends le rubis, baise, baise moi jusqu'à la suie, je me veux corps poussière. Que dans un dernier baiser je me disloque. Prends moi. Prends moi en loque. Je me brise quand tu me suce, mais tu me laisse croupir en porche d'orgasme. Puis violence, vas-y entre en transe. J'suis a toi, esclave d'un roi, je suis ton prince, déshabilles moi. Hote ma peau, petit ange, tranche mes doigts, roule moi dans la fange, sans peau sans ame, tu me tueras. Ton corps se presse dans mes chairs, force et rentre, je me tranche, coupé dans un cris d'éffroie. J'ai mal jusqu'au foi. Plus fort. Remplit moi, jusqu'au nombril. Plus fort, j'veux suinter ton sperme jusque depuis mes cils. La peau se coupe, le sang s'emméle, je suis le prince et tu me saigne. Hé dessine un mouton. Du bout dta queue, en filet d'speu sur mes joues. Hé déssine moi un mouton. Avec mon sang, avec tes cils. Tes iris dans le miroirs. Brule. Je fais m'amour a la géhenne. Je te regard qui en face. Je me dérobe. Je me tord en anguille, je te fuis. Poussant ton corps d'ancre sur le bureau, je veux que tu soit colère pour me couler dans les abysse, j'veux l'Atlantide, la cité du vice.

« Si tu veux me prendre, je veux te prendre aussi. Si tu me tue, j'veux qu'tu saigne aussi. »

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MessageSujet: Re: « La musique est le domaine des démons. » ♦ Keenu +18    Sam 14 Juin - 0:06


           
« La musique est le domaine des démons. »
AVEC KEENU

           


J'ai pénétré ton Danube, je suis succube dans ton corps en tube et ton souffle égorgé vient se briser sur mes canines fourbes. Un cri dans le bruit, strident, tremblant, déjà agonisant. Mes reins au creux des tiens, ton sang dans ma main et tu m'appartiens, petit chien, fils de rien, enfant de putain. Je te dégueule par la queue, en flopée de maux qui se déversent sur ta peau, je t'accouche en larmes vermeilles sur tes hanches qui s'emmêlent à mes phalanges sans pareille, je te vomis en déchets de douleur par le museau qui respire ton odeur de sueur et de fluide, de crasse à la cocaïne et je me baigne dans tes effluves en étuve. J'ai envie de ta voix qui se brise sur ma joie, ta douleur sur mon coeur, tes cris dans mon lit de rêves vils. Je m'engorge dans l'embouchure de ton fleuve de fange, de ta rivière d'ange. Je veux venir buter le fond de ton âme viciée, je veux l'atrophier, la scier, la martyriser, je la veux suppliciée contre mon aine qui danse, qui danse ma haine. J'ai faim des chiennes qui geignent comme des innocentes en déveine. J'ai soif de tes lambeaux de peaux sous mes griffes, sous mes crocs, dans a gueule de Loup affamé. Je te veux cadavre macabre sous ma patte victorieuse, violé de part en part. Je te veux putain en étain sur mes ongles éteints, étreint dans mes embruns de félin, couché dans ma tanière enfin. Mais tu te fais anguille, tu glisses, tu te tortilles et tu torpilles. Te voilà à l'air libre, loin de mon chibre qui en vibre. Il y a tes yeux qui me crève sur ta grève océanique, tes prunelles en vague de sel sur mon orage qui menace. Je recule sous ta main, butte dans le bureau qui traîne, tu parles. Ta voix, perchée, paumée, enrouée. « Si tu veux me prendre, je veux te prendre aussi. Si tu me tue, j'veux qu'tu saignes aussi. » Ton océan s'embrume dans les méandres de ta poudre en brume, poussière de fée qui fume, en demi-lune dans ton marbre qui s'allume. C'est moi le Loup, le fantassin, l'assassin. C'est moi qui m'élance et plante ma lance dans ton cul en violence, en insolence, sans ambivalence. C'est moi le maître, qui t'envoi paître d'un coup de poing dans ton corps en traître. Le bruit sourd de mes métacarpiens en plein contre la jointure de ta mâchoire en serpentin, le bleu à venir sur ton teint terreux de drogué malheureux. Ta silhouette en arrière, cambrée comme un danseur qui va s'envoler. Mon poing assassin, qui revient dans ton abdomen, qui arrache ton air comme on vole un bébé au sein de sa mère. Toi, je remue la mer de tes yeux amer, je casse ta vie comme on frappe dans du verre. En avant, plié, scié, hébété. J'ai brisé tes ailes et dans ta danse avortée, tu goûtes à la force du Loup en épée, dressé pour tuer. Dans tes cheveux d'enfant pas sage, mes doigts de sauvage se fichent et tirent. Je t'appuie là, sur le bureau en bois qui traîne, je domine ton corps qui ploie, prédateur, oiseau de proie sur ta silhouette distordue. Mon orage gronde sur ton océan en déroute et je caresse sauvagement ton entrecuisse offert, je le malmène, j'assène, je traîne. Je te tiens par les couilles et toi, tu t'écroules presque. Presque. Je te tiens, je te retiens, je te maintiens là sur le bureau en bois. C'est pas terminé, j'en ai pas fini avec tes beaux yeux. Je t'enserre les bourses dans ma paume moite et mon sourire éclate, cruel. J'ouvre la bouche, je parle. C'est mon tour de parler.

« C'est moi qui prend, ici. » J'assène mes mots comme des claques sur ta peau, tranchants, brûlants. Sans appel. Adieu le miel, il n'y a plus que du fiel. Au revoir, noblesse, bonsoir tristesse. Tu as devant toi le pervers enragé. Le grand Loup énervé. T'es pas bien là. Je te tire par la tignasse jusqu'à la coiffeuse. Fais toi plume entre mes bras, je te soulève et te dépose. Là, au bord de la plaque en contre-plaqué, en faux laqué, en fracassé. Mes doigts se démêlent et s'accrochent à ta gorge, serrent. Je suis l'aigle qui tient son poisson entre ses serres d'acier. Royal. Ta tête, ta nuque, tes épaules contre le miroir de putain fixé derrière toi, sur le mur en parpaing. Je te bouffe les lèvres et je force tes cuisses, je t'écarte, je t'écartèle, je m’attelle. Caresse sur ton phallus pendouillant, tremblotant. Mon sourire carnassier transperce la pulpe de ta lèvre, encore. Ailleurs. Du sang dans la bouche, je te touche, je te fouille, je te trifouille la nouille. L'air ne passe plus, sous ma poigne de fer. Je desserre un peu, respire. Inspire. Expire. Je te tue et je t'encule, mon dard gorgé de désir vicié, vissé dans ton anus en sinus, ravageur, destructeur. Je marque la peau de ton cou sous mes doigts de pianiste et je te viole en bonus, c'est pas le terminus. Je t'aime, là comme ça soumis à mon pouvoir, à mon bon vouloir. T'es beau, en agneau sacrifié sur l'autel de mes fantasmes tuméfiés, en putain vendue à mes désirs putréfié. Je remonte mes doigts sur ton torse, j'effleure, je te pleure, je te meurs. Je t'arrache le téton droit, je le torse entre mes doigts d'araignée, je le corse, je le mords entre mes lèvres amorphes, je le saigne à blanc et je le suce à mort. Je l'écrase dans ta casse de fluide et de salive emmêlés, du bout de ma langue en fête. L'autre, je le touche du bout des doigts, je le tends, je le cajole, je t'affole, t'es là contre mon pouce en sol majeur et je te durcis comme un sexe d'enfant mineur. Tes lèvres en sang, j'y goûte encore. Inspire, respire, expire. Meurs contre ma bouche et renais dans ma paume, là contre ton sexe, qui te masturbe et t'embourbe alors que je te viole encore, encore, que je défonce les tréfonds de ton cul à coup de poignard en dard, d'épieux en cieux, de phallus en anus. Je te prends, je te pénètre, je te force, je m'approprie tes vices pervers et intimes, je m'enfonce encore plus loin, je veux que tu me vomisses par la bouche, que mon foutre te sorte par les narines. Ton être qui se cogne et qui s'enfonce dans le miroir trop lisse, je le veux mien tout entier. Je te veux nauséeux sous mes assauts envieux, amoureux. Je veux que tu cries, que tu pleures, que tu jouisses là entre mes doigts qui te gonfle, ma paume qui te ponce, mon sexe qui te défonce. Je te veux en larmes de stupre et de sel sur mon corps endurant. Mon sourire en faux sur ton regard d'eau. Ma voix qui s'éveille, se réveille. « La nuit ne fait que commencer ... » Dans le miroir qui tremble derrière toi sous mes coups de butoir, je peux voir mes crocs carnassiers briller dans la lumière de ton désespoir. Ma main lâche ton chibre dressé, s'aventure au creux de tes reins qui saignent et je la ramène pour sucer ton sang devant tes yeux d'encens, d'enfant. Mes ongles de Loup contre ta clavicule, ta peau qui s'ouvre et rouge, rouge, la mer rouge sur ton torse en relief. La rivière qui coule jusqu'à ton entrejambe, pubis rouge, rubis flamboyant et mon phallus qui ressort en prend la couleur, je l'emmène au fond de toi. Tu saignes dehors et je le ramène dedans, je me fais transporteur de tes globules, là comme un funambule, j'éclate ta bulle et j'en deviens bulbe. Je me penche sur ton corps comme la mort sur un berceau de bébé, je lèche, je me pourlèche les babines, je t'assèche. Tes veines en deuil contre mes lèvres en liesse, j'aspire, je me fais vampire, je te suce partout. Mes doigts poisseux de toi reviennent sur ton phallus dressé, je le colorie. T'es beau comme ça, la gorge emprisonnée, le dard pourpre levé comme un drapeau, percé par mon poignard ensanglanté. T'es beau, je te veux.


           
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MessageSujet: Re: « La musique est le domaine des démons. » ♦ Keenu +18    Sam 28 Juin - 22:01

Regardes, si les étoiles sont une cime j'en suis la nue qui broit. Regardes, si les étoiles sont une cimes, j'en suis la nuit qui boit. Vois, si l'ombre est épaisse, j'en suis la chaine, le chien, l'hadès. Vois ces colonnes, si l'ambre et le marbre se veinent d'or moi je m'y pend. Le soir a mis son menteau blanc, j'attends avec mes aiguille, si je suis l'enfant, c'est celui d'une anguille, d'un serpent, languide, petit cœur bifide, petit corps, petit bide, c'est vide. Je sens, dans le noir qui pleut, dans le soir au creu, le regard anguleux. Iris sous paupières, rétine en flagelle, les yeux qui tremblent. Vois, au cœur des voies de mon corps, cicatrices, marques, posées ça et là. Je ne t'appartiendrais pas. Tu prendras, mon loup, tu planteras, tes dents de chiots dans mes chairs en lambeau, t'arrachera ta part au festin mais j'appartiens déjà à quelqu'un. Mon essence c'est déchiquetté au creu de ses mains, chaques matins. Mon thorax ouvert, il a laisser le vider, j'ai la bile livide. C'est mort. J'me rappelle des couleurs tu sais, mais maintenant tout est gris, meme tes yeux rouges grisonnent, mais tes lèvres noire se dépigmentent. J'ai plus d'air, j'ai plume d'essence. Tu crois me prendre, je serrais une enveloppe, une meurtrissures oubliée, tu boiras au ciboire mais ce sera de l'eau pas du sang, ce seront des cendre, pas des os. Mon encre est séche, mes plaie trop fraiches. J'ai laisse en vicères sur le sol. Je papillonne, puisque je volette de morts en morts, des petites, un jour la grande. Mais toi, tu m'aura pas. Si mort corps ploit, mon cœur croit moi n'est plus là. J'ai les os fuselé, les maux engancé, j'ai l'ame en stupre, tu pourra t'y glisser, c'est le vide que tu va trouver. Si je rime, c'est au néant. Mes mots sont poémes d'antan. Le beau le pur c'est enfiler des cadavres en morgues. J'ai juste bouffer des rats pour exister un peu plus, alors t'étonnes pas si ma chair a noircie. Mes larmes sont un sépulcre que même toi, roi des ames mortes, tu ne saura ouvrir. Mon ame est un abysse ou chavirent les vices, ou échouent les ancre, ou toi, bel ame, tu t'ancre. Et si tes dents percent la peau, le sang que tu y trouvera sera noir et sec, caillée, tu boira les moisissures de mon être démentellés. Si tu crois que je suis pur, n'oublie pas que de la vertue je n'en suis que la rature, un brouillon, un amalgame, un mensonge. Masqué d'enfance pour cacher la démance. Oh les poudres, oh les encres, ca bouillonne quand je me tord, chaperon qui se presse contre la gueule du loup.Mords donc, toi le grands, mords donc, si je suis un enfant. Regardes, si mes yeux ont des cils c'est pour que tu y coupe tes joue, regardes, si les étoiles on des cimes, c'est pour que tu y pende mes jours. Vois ce que je perds, en encre et en maux, ce que tu n'aura pas. Tu ne m'auras pas.

Les mains, les corps volent, les corps violent, c'est violence, si je suis une engance, c'est bien celle des démons. Alors frappes, de bile en phlégmon ma peau se noircira de tes dessins. Frappes, moi qui tombe, keenu des nues, moi qui m'éffondre, keenu tout nu. Frappes, je veux la douleur, fait craquer la glace, je veux les couleurs. Frappes, et que mon sang noir soit rouge, et que mon soir s'y touche. Frappe, que j'ai mal, que je mérite, que mes larmes porte un nom qui ne soit pas le sien. Frappes, grand loup, petite fée, frappe, tes doigt de médée, tes doigts d'orphée, perce, viens dans mon corps, oh fouilles mes trippes, t'y trouvera ce que tu veux si tu fais vite. Frappe. Mon ame s'étiole, j'suis trop loin pour comprendre que j'vend mon corps à Belial. T'es cannibal dis ? T'es cannibal ? Montres moi ce qu'on fait par chez toi des enfants qui désobéisse. Des enfants désossés qui rotissent. Empale moi et brule, que la chair glaise se décolle. Tu ne prendra rien que je ne veuille te donner. Tu ne cassera rien qui n'ai déjà été brisé. Felé. J'suis arraché. C'est toi qui prends ici, c'est toi, alors prends, et tais toi. Brises moi. Si tu me tue, crois moi, tu saignera. Je suis l'agneau de dieu et on m'a semer en venin, crois moi, t'aura mal au ventre demain, quand tu trouvera mon corps meurtris échouer contre le tien, mon sang qui séchera dans les vallée de tes rides, de ton corps trop ancien, ton corps parchemins, j'aurais écris le long de tes cils, j'aurais gracé à l'orée de tes paupières. T'y pourra plus rien. Crois moi, j'suis déjà en enfer.

Prends donc. Plantes tes oripeaux dans ma peau, il sera des vents qui les feront tomber, je navigue sur la mer ivre et si tu es monstre tu finira noyer. Crois moi. Je navigue dans le soir qui s'enivre, et si tu es rustre tu sera frustré. Tu m'ferais plus mal par la douceur. Mais tu prends, avec ta violence, ta soif de sang qui se méle à ta semance, tu prends, tu joue de mon corps qui se tord, de mes cris qui s'élève, et comme un violon tu joue de moi, tes doigts sur ma peau, tu fais craquer le boit, ton archets qui s'abats, c'est le sabbath noir, je m'agnouille devant le diable, c'est lucifer qui m'encule. Moi j'en jouie, de cette douleur, de ton corps qui s'enfouie, moi j'en jouie, quand tes cils contre ma nuque font pleurer mes yeux. J'en jouis sans éjaculat, j'en jouis a chaques éclats, et ton corps qui se fait aiguille, qui perce. Tu m'inventerais d'autres trous pour me prendre encore pas vrais ? Je veux que tu me veuille jusqu'à ce que tu veuille que je te veuille. Tu joues du sang qui coule, artiste d'hémoglobine. Mon corps en arc, cambré, tention. Nos corps qui s'arquent, cambré, explosion. Je jouis a en mourir. Quand ton corps me quitte, quand mon corps me quitte, quand me jambes tremblent et tombe et que je m'éfondre dans les bras de l'ombre. Mes lèvres cherchent les tiennent, avides, affamée, diformes, ensanglantée. L'enfant carnassiers, je mords, doucement, je mords, parce que je le veux, je veux que tu me haissent, que tu me brise. Ma bouche, ton oreille « je ne te donnerais rien que ce que je veux te donner, tu ne brisera rien qui se soit pas cassé ». Je ris, c'est folie, dans mon crane, c'est folie. Mes ongles sur ta peau, je dessine des harpies « tu prends le vide si tu veux ». Je ris. Et toi tu fais quoi. « fais moi monter haut ».

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MessageSujet: Re: « La musique est le domaine des démons. » ♦ Keenu +18    Dim 2 Nov - 13:34


           
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Ta bouche sur mes lèvres se couche, me touche en escarmouche. Avide, candide, splendide et sordide, l'enfant des nues sombre dans ma nuit en rut, s'abandonne en détenu, petit Keenu ingénu. Prisonnier de mon âme en maux sur ton corps en porte-faux, déjà perché bien trop haut, tout là-haut, ton rire écorche les sommets de la folie lorsque tu dis « Je ne te donnerais rien que ce que je veux te donner, tu ne briseras rien qui se soit pas cassé ». Folie folie folie, sans vie, raison abolie, tendre mélancolie. L'enfant des nues qui dicte sa loi sans innocence, engeance de la violence et de l'insolence, son étendard comme une lance qui balance avec nonchalance, indolence. « Tu prends le vide si tu veux » Le rire s'envole, s'emballe, s'enivre, folie en liberté entre les murs de la loge. La mer Rouge s'étale sur ton corps de gouge, de putain des bouges, s'écoule jusqu'à ton queue-rouge bien dressé, tendue, gonflée, sensible. J'ai mon corps dans le tiens, enfoncé au fond de tes entrailles putrides, pénétré jusqu'aux tréfonds de ton être morbide, embourbé dans ton anus scaphoïde. Je te prends, là, encore et encore, je te saigne, je te viole, je t'envole. Ta voix, rauque, qui murmure « Fais-moi monter haut » m'arrache un sourire, sardonique, ironique, sarcastique. Tu ne sais pas ce que tu demandes, petit Keenu ingénu, petit enfant nu, abandonné aux mains d'un Belzébuth tous azimuts.

Je condamne ton corps à mort, je sors, je ressors, je m'essore et je me fais Melchior. Je recule, t'encule, te bouscule, te bascule, je te manipule. Tu es terre d'argile entre mes doigts habiles, petite poupée docile, prostituée infantile et je te retourne comme une chienne incrédule, virgule. Ton sourire contre le miroir, ton visage écrasé qui se moire dans le verre du soir, au revoir. Mon sexe qui t'empale et t'accule contre le rebord de ta coiffeuse, je te viole encore, funambule, noctambule, petit enfant ridicule. Mes mains contre tes hanches, qui glissent et se ferment, qui t'enferment, t’étrennent, s'en vont et s'en viennent. Mes ongles percent ton épiderme, s'enfoncent dans ton derme et tracent des lignes et des voûtes sanguinolentes, des sillons de sang, des formes vermeilles. Je veux faire de ta peau des lambeaux d'oripeaux, des paillettes de maux, des pièces de drapeaux, des morceaux de pipeaux. Je veux te tailler en sang, en chair, en os, je veux faire de toi mon parfait Prométhée moderne, mon Frankenstein personnel. Ma création, mon design, mon oeuvre d'art. J'ai la main rouge, rouge de sang, rouge de vie et de mort, rouge de ton corps, petit enfant d'or. Coup de rein, je te fais mien, ta peau parchemin encrée de vermeille ancien, mes doigts contre ton sexe, à le chauffer à blanc, à le souiller à sang, à le pomper à néant. Je creuse entre tes fesses, un trou béant, un gouffre incandescent, une traînée de feu ardant, sanglant. Je veux te drainer jusqu'à la cendre, jusqu'à la poussière, tes os effrités à la sueur de mon âme, ta sève asséchée jusqu'à la dernière goutte, tes yeux éteints sous mon sourire victorieux. Je te veux mort entre mes bras, agonisant jusqu'à la jouissance ultime. Pleure, mon petit Keenu, pleure, je n'en ai pas terminé avec toi, petit pantin. Ton visage de chérubin s'incruste dans le miroir, reflet pathétique du spectacle que l'on offre, emboîtés l'un dans l'autre, de coup de butoir en coup d'ongle, jusqu'à mes dents qui creusent dans ta nuque, ma bouche qui te tient comme un loup tient sa proie, qui suce ton sang et aspire ton existence. Ma main rouge lâche ton sexe, redresse ta tête, trouve ta trachée, écrase. Suffoques, pleures, étouffes-toi dans ta douloureuse extase, mon petit enfant des nues. Cherche l'air que je t'offre au compte-goutte, une seconde par ci, une seconde par-là, noie-toi dans la souffrance, dans le plaisir immoral de mon membre au creux de tes fesses, dur et énorme, sombre dans ton manque d'oxygène. Mes doigts au-dessus de ta pomme d'Adam tracent des lignes rouges, on dirait que je t'égorge avec une lame alors que je te poignarde avec une lance, je joue avec ta vie, avec ton sang, avec ton cul. Je fais de toi ce que je veux, petit Keenu tout nu. Regarde, ton corps lutte contre ma présence dans tes reins, contre mes doigts sur ton cou, contre mon sourire carnassier. Tu trembles, tu te débats, tu cherches un moyen de t'échapper. Il y a tes ongles qui raclent le bord de ta coiffeuse, tes jambes qui te font défaut, regarde toi, là, dans le miroir. Vois quel spectacle tu offres, tu es beau quand tu meurs. T'es beau quand tu jouis à contre-coeur, quand ton instinct de survie ne parvient pas à contredire le plaisir malsain qui fourmille dans ton corps. Tu as vu comme t'es beau ?

« Je peux t'emmener plus haut, si tu veux ... » Jusqu'au porte de la mort, au bord de l'inconscience clinique, ton cerveau à jamais affecté par les séquelles. Savais-tu que privées d'oxygène, les cellules nerveuses meurent très vite mais le corps reste en vie plus longtemps ? Cliniquement mort, physiquement en vie. A jamais coincé entre la vie et la mort, dans une sorte d'enfer personnel, conçu sur mesure. Je peux faire de toi une soupe de légume, mon petit pantin doré, enfant des nues. Un végétal tout juste bon à être pénétré, baisé, violé. Je peux faire de toi mon jouet personnel, t'emmener dans ma cave et m'occuper de toi à ma façon, sans que personne n'en sache jamais rien. Regardes-toi là, suspendu à mes doigts meurtriers, alors que je te baise, que je te pompe le sexe de mon autre main, que je t'encule toujours plus fort, que je mordille le lobe de ton oreille ... Tu es là comme une poupée de chiffon, complètement offert à mes moindres désirs, soumis à ma volonté. Ta vie comme un fil entre mes doigts de marionnettiste, un geste trop brusque et c'est la fin. « Qu'en penses-tu, mon petit pantin ? On va plus loin ? » Ma voix qui murmure à ton oreille, faucheuse aguicheuse, Hadès en liesse, Satan impatient. Tu les entends, les violons qui chantent ton exil en enfer ? Les notes de piano mélancoliques, les accords cyniques de la harpe désaccordée ? Tu es musicien mélomane, tu devrais en apprécier les subtilités, mon petit démon déchu. J'ai mes doigts sur ta trachée comme un pianiste sur son piano, comme un guitariste sur sa guitare, comme un violoniste maniant son archet sur son violon. Tu vois, moi aussi je sais jouer d'un instrument. Le plus complexe et le plus simple qui soit. Le corps humain.


           
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MessageSujet: Re: « La musique est le domaine des démons. » ♦ Keenu +18    Lun 10 Nov - 14:22

C’est un jeu dangereux, tu trouves pas ? De jouer comme ça, avec la vie, avec la mort, avec la violence en travers des dents, de jouer comme ça, de jouer au monstre, de jouer au Loup, de jouer à l’agneau. C’est un jeu dangereux tu trouves pas ? De semer des épiphanies en traine de sang, comme ça, de balancer tout, de se laisser bruler, de te laisser me bruler, T’es en feu, démon, t’es en feu, et tes mains partout brulent, partout brisent. T’as pas eu l’choix non plus ? De casser tout ce que tu touches. Moi j’ai la folie qui monte tu sais, la folie. On m’y traine, petit à petit, chaque coups, je sombre un peu plus. J’étais à terre, regard, et toi, t’as sauté. Oublies ta gloire, tu as frappé une carcasse. T’es arrivé sur l’agonie, avec tes dents par devant tes lèvres tes canines qui grattent qui frottent. Et tu t’es planté là, tu t’es enraciné. J’suis un ange oui, mais les ailes, haha. Les ailes. J’ai jamais bu voler. J’suis un ange boiteux tu vois, de ceux que dieu regard avec mépris, un peu comme mon père, comme si nous n’étions que des ombres, de caresses sans lendemain, des créations ratés, un plat trop salé, pas assez épicé. C’est des erreurs de cuisine. J’suis né deux, tu vois, mais amputé j’ai été. Yoda sort de ce corps. J’ai l’âme qui flétris tu ne vois pas. L’âme qui pourrit. C’est toute ma lumière qui grisonne comme tes poils de cul. J’ai perdu mon innocence entre deux coups d’aiguille et deux trois coups de teub. Grossiers, tu dires, tu penseras, oh j’ai été un ange, je ne suis plus qu’une fange, un écart, une tare, une gale dans ton crane, un abcès entre tes fesses. J’suis plus qu’un fruit dépiauté. M’reste encore un peu de jus, et j’dois bien sucré, j’sais pas, c’est toi qui m’as sucé. Ma raison s’étiole comme une toile d’araignée qu’on crame. Ma raison. Dis-moi, toi, tu pourrais m’amener jusqu’à là-bas, me trainer jusqu’aux portes de la mort, juste, pour que je vois son visage, juste pour que je retrouve mon âme paumé dans ses bras. Pourquoi t’es comme ça toi dis ? Pourquoi ? J’interroge en yeux qui pleurent. Dis Papa, pourquoi le ciel il est bleue ? Pourquoi il neige Papa ? Pourquoi Dieu il laisse les gens crever Papa ? Pourquoi j’suis en train de t’offrir mon corps Papa ? Pourquoi ? POURQUOI. T’as les yeux de mon père et le ventre gros du même vice, t’as la bouche de mon père, courbée, pleine de maléfice. Mais t’as pas les chaines de mon père toi, t’es un prince sans artifice, démon sans morale, Cerbère. Et tu mords, comme un chiot qui lapes des caresse. La douceur on te l’a jamais apprise pas vrais ? L’amour non plus ? T’as germé comme un poison. T’es le poisson mort qui bats encore l’eau a contrecourant. Alors déchausse tes yeux de roi, pouilleux. J’suis bien au-dessus de toi. Parce que c’est moi, qui danse, toi tu regardes, c’est moi qui vie, toi tu pourris. Parce que c’est moi qui souffre de ton corps de taureau, de tes hanches de golem qui frappent mort corps d’ébène, d’ambre de marbre et de miel. Qui me déchires. C’est toi qui me veut, moi qui me donne, toi t’es rien sinon le sadique a qui je m’abandonne. T’es rien d’autre qu’une danse gitane un soir de folie ou j’ai enterré mon ame au fond d’une seringue, juste un rêve, que j’oublierais, que j’effacerais d’un doigt. Un gros doigt que je te lève en affront, juste comme un gosse. « Vas t’faire foutre ».

Ton corps heurtent dedans, frappes dedans, ton corps se déchaine dans mes abysses, dans c’te parcelle là où le soleil ne brille pas, cette par celle-là de mon corps, et plus encore de mon esprit, ou tout s’étiole, on rien n’est pris. Ou tout est vide, vide de trop, vide pleins et plein de vide. Et tu frappes, tu me traine jusqu’au bout de ta nuit tissé en fil de harpies, tu me traine sur le parterre de tes viscères, de ton âme de pervers, de Cerbère, mon Hadès au doigt d’acier, et moi je jouis, je jouis en provocation, je jouis tant je souffre, mes yeux perdu sur le reflet anguleux et sanguinolent que je m’offre, mon regard en torsion en chute de vie et ta main sur ma gorge, qui serre et griffes, fais-moi sourire au creux du cou. Si tu forces, je peux mourir, alors vas-y, qu’est-ce que tu attends. Tues moi et baises moi mort, baise mon cadavre. J’aimerais mourir au moment au tu vas jouir, en dernier affront ne même pas t’offrir le plaisir de te sentir venir. Je gonfle, mon corps se tends a cause du manque d’air et de ton sexe Bélier qui frappe les fondements de ma prostate. Défoncé, défonces moi. Défonces moi. Défonces moi jusqu’aux amygdales et remonte faire mumuse dans mon cerveau, mixe ma cervelle à bout de gland, aller, brises, casses et tues. Si t’en a les couilles. Mais regardes, toi t’es vieux, toi tu rouille. Je ris, je ris dans tes mains qui m’étouffent, en spasmes. Dans tes mains qui me tues. Et moi je ris, je jouis, et vu que j’ai mal, je pleurs aussi. Des sons étouffés, mort. Un zombie dans les bras d’un crocque-morts. Fais-moi l’amour. Nan. Fais-moi la mort. Fais-moi la mort.

Tu parles, tu baises, moi j’écoute. Linceul, tu m’enterres, tu m’écourtes, tes doigts en enfer, de fer, sers, moi, je m’écroule. Je ne porte plus, ni ma douleur, ni le monde, ni le deuil, ni la lumière, ni l’immonde. Dans les bras du diable, je gis, dans les bras du diable. Le clocher sonne, j’entends, comme l’heure nouvelle, comme une existence nouvelle, l’hymne d’un nouvel air. C’est la musique de ta voix en perdition, celle de nos souffle, le miens en éraflure qui brule, bloquer dans ma gorge, tes mains meurtrissures. Ca s’agite en dedans, ton sexe touches, frappes, et tes mains lapent, branlent. Mon corps en crispation. De l’air, de l’air. Je viens, je viens en grande mort, sans cris, et je me tord jusqu’à m’en briser. Je me tend et m’éloignent de tes doigts, d’un coup de hanche tiré d’une énergie inconnue, d’une folie nouvelle en porte de blasphème. J’pose les mains sur la poignées, mon sourire n’a plus rien d’ingénue, c’est folie brut, j’suis pas Keenu, j’suis personne, j’suis le néant, le néant. J’ouvre, j’ouvre. NAN. Contraction, comme si j’acouchait du mal. Je me traine sur le sol en flaque, en déchéances. Et je sourris comme je vis, comme je jouis. Je me redresse tant bien que mal, tirant sur mes cuisses en feu, a genoux devant le diable et son scèptre de feu. J’avale. Ma bouche sur ta queue, je lappe. Mes mains remontent en chemin d’or et de lumière sur ta peau en lambeau d’enfer . Et je griffe de toute mes force, comme un animal, jusqu’au sang, et ma langue s’éxécute si bien que je fauche ta réactions dans un orgasme. Je sens le gout, la texture de l’ambre des démons et je vise ton visage, je craque jusqu’à tes yeux, j’veux plus voir leur ombre. Dégages de mon trottoire. Mes yeux roulent dans mes orbite et le voile tombe. Je suis esclave du noir.

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« La musique est le domaine des démons. » ♦ Keenu +18

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