AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
NOUVELLE VERSION ! PAR ICI
Joyeuses Saint-Valentin ♥️

Partagez | .
 

 érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar


Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 290
ϟ points : 26
ϟ âge : 21
ϟ inscrit le : 26/03/2014
ϟ date de naissance : 27/07/1996
ϟ avatar : philip ellis
ϟ crédit : .reed
ϟ âge : vingt ans
ϟ côté coeur : des murs.
ϟ double compte : yuri tymoshenko

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Dim 9 Nov - 16:47

Don't tell me that there's nothing wrong

Ton être qui hurle. Tes poumons qui rougissent. Tu voudrais cracher ton sang. Tu voudrais cracher ta haine. Encore et encore. Pendant des jours durant. Cerveau qui débloque. Cerveau qui flanche. Tu avais frémi. Tu t’étais oublié. Egaré. Tu avais retourné le vieil appartement minable, votre lieu de vie, et tu t’étais barré en courant. Pour essayer de respirer. Pour te calmer. Tu aurais dû tout faire brûler. Tu aurais dû tous les cramer. Ils t’auraient foutu la paix. Ils t’auraient finalement abandonné. Mais toi, tu t’es contenté de tout saccager. Tu as voulu assouvir ta colère sur les éléments qui t’entouraient. Alors, tu cours, là, de suite. Tu cours comme ça, comme un débile. Tu t’avances comme un autiste. Tu n’as pas vraiment fait tes lacets. Les cordes s’enroulent dangereusement autour de tes chevilles. Elles attendent le bon moment pour te faire chavirer. Elles attendent le bon moment pour te faire basculer. C’est un challenge. Une épreuve de tous les jours. Une épreuve de toujours. Tes baskets sont décidées à ne plus te maintenir les pieds. Pourtant, tu cours. Tu cours, sans t’arrêter. Tu cours, et tes bras agitent les manches trop longues de ton sweat délavé. A bien y réfléchir, tu penses que ce n’est pas le tien. Qu’il est à l’un des autres. Un gars plus grand, pas forcément plus baraqué. Habitué à foutre les mêmes fringues à moitié mitées. Toutes dévorées. Bouffées. Le pull te tombe jusqu’aux genoux. Il couvre ton jean trop abimé, qui, bien qu’il te tombe presque des hanches, t’appartenait. C’était le tien, de jean déchiré. Ton jean usé, délavé, abîmé à force de frotter les tissus. C’était une part de ta personnalité. Un morceau de ton identité. Ton corps a trébuché. Il a manqué de s’étaler vulgairement sur le bitume. Même le monde essaie de te faire tomber. J’y parviendrais. Tu parviendras à lui résister. A échapper à ses grands crocs qui menacent constamment de te dévorer. Tu ne les laisseras pas t’attraper. Jamais. Jamais de la vie. Jamais, promis.

Ton corps joueur fait craquer les feuilles. Feuilles mortes. Tu t’amuses un moment, à donner des coups de pied dedans. Tu les fais virevolter autour de toi. Le bruit t’apaise. Le bruit te calmer. Tu te mets à crier dans la forêt. Des grands cris. Taisez-vous, oiseaux ! Tais-toi, vie ! Tu trépignes. Le roi, c’est toi. La forêt, elle t’écoute. Les vertébrés se taisent. Grand silence dans la forêt. Tu sautes. Les pieds joints. Tu sautes dans la boue, dans les feuilles pourries. Tu sautes dans cet amas d’humus. Le monde est à toi. La forêt toute entière. Le roi, c’est moi. L’univers s’est tu, impressionné. L’univers s’est oublié. Il s’est interrompu, surpris que tu t’adresses à lui avec tant de familiarité. Silence assourdissant. Tu te tais, toi aussi. Tu te tais pour écouter. Et puis tu ris. Finalement. Tu éclates de rire. Pour tourner en rond. Ça va mieux. Ça va mieux maintenant qu’il y a quelqu’un pour t’écouter. Tu t’es tourné. Tu t’es rendu compte que tu t’étais avancé hors du chemin. Chemin qui se dessinait certainement non loin. Tu as défié les arbres du regard. Tu t’es approché de l’un d’entre eux. Dis, t’écoutes ce que je te dis ? Tu poses un doigt sur son écorce mousseuse. C’est à toi que j’parle, oui. Tu tentes de le pousser. Tu tentes de le repousser. Monsieur résiste. Monsieur a le corps qui pousse de travers. Monsieur, à sa manière, est déjà un peu couché. Il se prépare à la mort. Il se prépare à être enterré. T’es pressé de partir ? T’es pressé de t’en aller ? Tu te questionnes quant à la raison de son apparence ici. Tu te demandes si, lorsque le vent rugit, il porte les moqueries des autres arbres autour de lui. T’es moche, comme arbre. Vraiment moche. Même la mousse en profite pour te dévorer. Elle tente de te cacher. Elle tente de le cacher aux yeux de la grande société des arbres. Comme on aurait voulu te cacher, toi, aux de la société humaine. Gamin indigne. Gamin dérangé. Gamin malpoli. Qui ne comprenait que trop mal la société.

Ta chaussure sale s’est posée sur l’écorce verte. Tu t’es décidé. Petit singe, tu lui as grimpé dessus. On aurait pu être amis. S’il avait décidé d’être un peu plus en vie. Tu t’amuses sur le tronc courbé. Tu tentes de grimper, le plus haut possible. Jusqu’à ce que les branches ne parviennent plus à te supporter. Alors, tu t’installes. Tu t’adosses au vieux tronc, et tu as sorti de quoi rouler. Brûlons ensemble tes semblables végétaux. Tu roules. Tu roules, presque attentivement. Tu roules, pendant un moment. Presque paisible. Presque calmé. Tu portes le tube à tes lèvres. Doigts tremblants. Tu l’accroches au bord de tes lèvres. Au coin de ta bouche. Tu te remues sur ta branche pour trouver un briquet. Tu gigotes, menaçant de perdre l’équilibre. Tube plastique blanc empli de gaz transparent. Tu fais jouer l’espèce de sécurité enfant. Tu allumes la chose, ton herbe enlacée de papier, doucement. Tu fixes le bout enflammé, amusé, un instant. Tu en as inspiré une grande bouffée. Pauvre drogué. Tes yeux se sont concentrés sur la cime des arbres. Sur le soleil qui tentait de doucement percer. Les feuilles, éclairées, se teintent d’un vert clair très agréable à regarder. Complètement agréable à admirer. Tu souris. Tu souris, amusé. Grande banane sur ton visage. Banane émerveillée. Manque un peu de musique. Et ce serait parfait. Ce serait beau, ce serait agréable. Les oiseaux se remettent à chanter, remis du trouble que tu avais causé. Tu fermes les paupières. Satisfait. Voilà que la forêt s’accordait avec tes idées. Crac. Crac. Crac. Tu te redresses, surpris. C’est quoi, ça ? Qui osait venir déranger le roi ? Qui osait venir te perturber, toi ? Toi, le bédo entre les doigts. « Eh, c’est mon arbre. Casse-toi, l’pouilleux. » C’est ta branche. C’est ta forêt. Et puis le monde, il est à toi. Il t’appartient. Et lui, tu t’imagines qu’il ne le mérite même pas. J’suis en communion avec la nature, là. « Alors toi, qu’est-ce que tu veux, hein ? Qu’est-ce que tu fous là ? »


Dernière édition par Anže Branković le Jeu 27 Nov - 21:59, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Administrateur

Administrateur

Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 121
ϟ points : 10
ϟ âge : 23
ϟ inscrit le : 03/11/2014
ϟ date de naissance : 17/08/1994
ϟ avatar : Sylvester Ulv
ϟ crédit : abyss
ϟ âge : 20
ϟ côté coeur : il est parti en éxil
ϟ jukebox : Autour de moi les fous-Saez
ϟ double compte : Nikita, Roxxan, Keenu

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Mar 11 Nov - 20:04

[justify]Il pleut des mondes morts. C’est d’ces jours ou le ciel explose en se frottant un peu trop fort contre mes oreilles. Le romantisme de l’orage mon cul, c’est qu’un putain de pets de nuage qui POLUES MON PUTAIN D ESPACE VITAL OK ?! Ca m’crève le fion de me lever et d’ouvrir les yeux sur la ville délavée puant le béton mouillé. C’est pire qu’un rot de yack cette ville. Zagreb en parfum de charnier sous la pluie. Et puis, ces flashs, ces lumières merdique qui explosent sans qu’on leur demande, qui te brule la pupille et reste en marque sous le regard, superposé au chose, un vision imposé. Meme le ciel a envie de faire chier. Oh hier j’t’aurais dis qu’c’est beau l’orage, qu’c’est le ciel qui se fend en grande mort et qui pleurs sa colère sourde sur le monde. Que c’est l’imprévisible, l’énergie pure qui te vrille les trippes, qui t’montre à quel point t’es rien . J’t’aurais dis que l’orage c’est beau et j’aurais joué de mes yeux de thon suffoquant ahuris, du type vieu hippie sur le retour. Mais j’suis d’ces jours ou j’ai pas l’ame au beau et ou j’trouve que l’orage, ca ressemble quand même vachement a une crise de chiasse de nuage. Ok il chie transparent mais même, ca pue la mort son truc. Ca pue la mort. Ou alors c’est cette ville, cette ville près de la Mer, cette ville de merde, ca pue l’océan mort, ca pue tellement fort qu’on dirait que tout les phoques et toutes les baleine sont venue kané juste devant ma fenètre. Si ca t’nais qu’a moi j’éteindrais juste le ciel, parce que je cracherais sur le soleil s’il faisait beau, je cracherais sur la neige si elle tombait. J’suis d’ces jours ou j’aurais bien aimer pas être. D’ces jours ou j’me dresse a poil joint au bec devant la fenêtre et que je lappe l’air du soir en quêtes d’espoirs. J’aurais pu trouver un signe fugace dans ces nuages noirs de tonere et de crépuscule et me dire qu’il y a une quête quelques part dans ce soir dans lequel j’entendre. Livide. Mon lit trop vide ouais. J’y saute et m’y enroule, tirant, lappant sur mon cône dans l’espoir qu’il me donne envie d’en sortir. Le lit l’enferme, avec ses gros doigts coussins, j’aurais enculé ce putain de reveil, POURQUOI TU SONNES A 20H TOI PUTAIN. OK. Ok. A cours de cam. C’t’ait pour ça, plus d’beuh, plus d’C, plus d’H, plus d’LSD, plus rien, rien, niet, nothing NADA. OH PUTAIN.

Se lever. Ok, j’ai plus sauté, mais l’idée y était. Se doucher et s’toucher en deux deux, comme ça, pour se réveiller. S’allumer une clope. Ok. Lécher un pochon de coke un peu trop vide. Ok. Se trainer jusqu’au van en courant pour pas payer l’hotel. Ok. Rire en faisant un fuck au gardien à l’entrée, ok. Ok. On s’allume doucement, sous le cerveau ca fonctionne plus trop, ou alors j’en ai trop pris hier, j’me rappelle pas, j’suis dans un demi flottement, tellement défoncé que je ne le suis pas, ou plus, entre deux ondes, j’vois l’monde, j’vois mon corps, j’vois tout, mais j’ai pas l’impression d’être dedans. Ni d’être dehors d’ailleurs. J’sais juste pas trop ou j’suis. Drogue. Mon ame en redemande, on corps, j’lui ai sutturé la bouche, il se plein plus comme ça. J’dois être le seul taré du monde qui ne connais pas l’idée de dépendance ni de manque. J’dis ça parce que, de un, j’suis jamais à sec, enfin, jamais longtemps, et de deux, j’reste jamais bien longtemps sur le même délire, faut varier les plaisirs putain, bon j’irais pas jouer avec les dents du crocodile, mais j’aime bien oublier hier quand arrive demain.

Bref. S’arrêter ok. On a pas oublié la thune ? Nan, nan, on oublie jamais la thune. S’allumer un autre joint, l’avant dernier avant rupture de stock. Sourire, le mec est là, ducoup, tu fais racler la gorge, en tout cas c’est c’que j’fais, tu t’rends un peu plus male. Moi j’fais mon dangereux, j’fais bouger les ciseaux dans mes yeux. Ca marche ou ca marche pas, j’m’en tire avec une putain de pochon mine de rien. Un peu d’Héro, de coke, quelques buvards un méli melo de cannabis et deux trois dose de K. Ca d’vrais l’faire. Faut juste de quoi voir venir. C’est pas le manque qui me ferais le plus peur, ce s’rais de me retrouver sobre. J’l’ai jamais été depuis mes quinzes ans, même en taule, j’m’envoyais en l’air. Parait qu’une fois, j’ai roulé et fumer en dormant, ça m’étonnerais pas me connaissant

. Retour a la voiture, le ciel c’est arrêté de cracher et le soleil pointent un petit téton, très petit mais juste assez pour allumer les derniers neuronnes. La lumière en plein sur le visage dessine des ombres fantastiques un peu partout. J’en sourrie. Ma bonne humeur revient, après tout, c’est pas si mal que ça l’orage si ? Moi j’aime bien, le son, les lumière, et tout et tout. M’enfin. Forêt. J’sais pas c’que je fou là. On s’garre ? J’me garre. Un joint, un rail, un buvard et on avance. On avance clopin clopant pendant que le mixe monte doucement mais surement. Un sourire en plaie s’ouvre sur le visage, on tire, on tire sur le joint et puis, on s’décide, l’idée m’viens comme ça. Grimper à l’arbre. Mais attention c’est pas n’importe quel arbre, MONSIEURS a décidé de pousser à l’envers, déjà, il bande du mauvais côté par rapport au autre, ensuite, on dirait qu’c’est ses racines, pas ses branches qui griffes l’air. Il est bien grand, en fait. Un ptit vieu centenaire qui essaie de se la jouer punk rebelle des arbres. Il doit être pédé tant qu’on y est. J’lui roule une pelle et commence a monté, et je monte aussi dans ma tête, c’est pas encore le feu d’artifice, mais j’sens que j’vais me maré. J’massoie et jette mon joint. Et puis, un nouvel orage. Cui là à les yeux bleue, blonds et mignon, un sourire en tirade, en poéme, des lèvres en vers et des mains rimée, rimée j’te dis. Il pue la poèsie ce con, avec sa colère au fond des tripes, quand il parle . Et puis, il a l’air bien envie, et sa beuh sans bon. J’réponds pas sur le moment, trop captivé par le jeu de lumière au fond de ses yeux, pis j’lui tend un buvard, on verra. « Déjà tu te tais toi, c’t’arbre il est à moi ok ? On est des époux de longue date ok ? Tu prends ça, tu plane et tu te tais ok ? ». Je lui foure le truc dans la main. Mes doigts choppent son joint « Tu trouves pas ca beau quand même, deux pauvre taré perché en haut d’un arbre qui s’parlent en chien de fusil, tout ca mec, meme le béton de nos baraque, ca nous appartient pas, y a que notre vie qui nous appartient et j’ai décidé de passer quelques minutes de la mienne completement défoncé en haut de mon arbre, alors tu te défonces avec moi, on s’marre et tout et tu fais pas chier ok ? »
/justify]

________________________________

Je piss'rai sur vos tombes, j'y crach'rai, j'y baiserai. Que l'on baise sur ma tombe que l'on pisse dessus pour qu'elle garde toujours l'odeur des filles de joie de ces chaleurs aux chiennes qui font les mois d'avril qui font que les chiens courent après le cul des filles. Allez ressers ton vin car nos corps sont à vise, allez donne ton sein que nos bouches soient pleines pour qu'enfin jusqu'au ciel on fasse de ces amours qui font que les hommes parfois valent bien plus que leurs dieux. Je piss'rai sur vos tombes j'y crach'rai j'y baiserai, avec celles qui voudront et des hommes s'il le faut, comme un doigt qui se lève devant les bienséances et qu'on garde bien haut juste pour dire à dieu adieu
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 290
ϟ points : 26
ϟ âge : 21
ϟ inscrit le : 26/03/2014
ϟ date de naissance : 27/07/1996
ϟ avatar : philip ellis
ϟ crédit : .reed
ϟ âge : vingt ans
ϟ côté coeur : des murs.
ϟ double compte : yuri tymoshenko

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Jeu 13 Nov - 21:54

Don't tell me that there's nothing wrong

Le gars, on dirait presque qu’il a la tronche toute ravagée. Le visage cassé. On dirait que le temps lui est passé dessus. Puis pourtant. Pourtant, avec ses lèvres pulpeuses, il a un charme d’odieux gamin. Et toi, toi t’es en colère. Parce que la gueule d’ange, elle veut te piquer ta place. Parce qu’elle semble jouer pour te faire dégager. La gueule d’ange brune, elle pue l’herbe. Comme toi. Ça te fait grogner. Parce que pour le coup, elle pourrait bien te piquer ta place de roi de la forêt. Et puis quoi, encore ? « Déjà tu te tais toi, c’t’arbre il est à moi ok ? On est des époux de longue date ok ? Tu prends ça, tu plane et tu te tais ok ? » Ok. Ok. Ok. Nan, pas ok. Toi, t’es pas d’accord. T’es d’accord avec personne. Surtout pas avec d’autres voleurs. Toi, t’es d’accord qu’avec toi. C’est ça. Mais tu voudrais attraper le buvard quand même, tel un chiot sauvage. Parce que tu ne feras pas le difficile. Pas pour voler. Mais pas pour ton arbre. Mais tu n’en as pas l’occasion. Déjà, l’autre te le fout dans la main, et attrape ton joint. « C’est mon arbre. J’étais là en premier, connard. » que tu grognes, clairement, à son attention. Tout de même. Tu n’as pas envie. Pas envie de partager la forêt. « Tu trouves pas ça beau quand même, deux pauvres tarés perchés en haut d’un arbre qui s’parlent en chien de fusil, tout ça mec, même le béton de nos baraques, ça nous appartient pas, y a que notre vie qui nous appartient et j’ai décidé de passer quelques minutes de la mienne complètement défoncé en haut de mon arbre, alors tu te défonces avec moi, on s’marre et tout et tu fais pas chier ok ? » C’est qu’il cause, le poète. Il voit le monde étrangement. Il ne voit pas le monde comme les autres. Ça te plait bien. Parce que, justement, c’est différent. Parce que, pour le coup, tu comprends.

Pourtant, toi, t’aimerais bien lui dire ce que tu penses, quand même. Parce qu’il a beau ne pas penser pareil, toi, tu penses différemment encore. « J’suis le roi de la forêt, tu vois ? J’peux faire taire les oiseaux. J’peux écouter ce que murmurent les feuilles, et j’peux entendre les arbres chanter. P’tain, tu comprends, ça ? C’est pas ton arbre. C’est pas ta forêt. Tu vois ? » Tu as séparé ton carton en deux, tu l’as foutu sur la pointe de ta langue rose, et tu lui as tendu l’autre moitié. Malgré tout décidé à partager. « Mec, tu crois quoi ? C’est la forêt qui choisit. C’est elle qui décide qui suivre. C’est mieux qu’une démocratie. T’arrives, tu t’présentes, tu demandes, puis elle te murmure sa décision, t’vois ? Si elle veut pas d’toi, elle s’effondrera sous tes pas. Sinon, elle fera comme si t’étais pas là. Ou, mieux encore, elle te chantera qu’elle t’aime. Qu’elle veut d’toi, et que tu peux monter sur ses branches pour observer les autres arbres verts. Pour jouer avec la forêt. T’vois ? » Tu t’arrêtes. Tu t’arrêtes, pour l’observer. Pour te perdre dans son regard, un instant. A califourchon sur ta branche. Confortablement installé. Tu reprends ton souffle. T’as les doigts qui tremblent. Tes doigts, ils s’agitent sur la mousse. Ils l’arrachent, doucement, nerveusement. Ils arrachent les vêtements de l’arbre, la verte couverture qui voulait le cacher. « J’mets l’arbre à nu … » que tu marmonnes pour toi-même. Comme si tu avais besoin d’une quelconque narration. Comme si tu avais besoin d’entendre, à haute voix, tes actions. Tu te remets à fixer la cime des arbres. Tu perds encore ton regard dans les feuilles, alors que tu te laisses doucement partir. Tu voudrais revivre. T’écoutes les feuilles qui s’agitent. Tu écoutes leurs mots. Ce qu’elles se contaient entre elles. Longue mélodie. Tu aurais pu détester ça. Tu aurais pu te focaliser sur un bon vieux son punk et rebelle, et ignorer la musique des arbres. Mais tu ne voulais simplement pas. Les arbres t’absorbaient. Les arbres, c’était différent. C’était des contes datant de milliers d’années. C’était des vieux gémissements, du bois qui craque. C’était le doux souffle du vent, et les troncs qui se balancent doucement.

« Pourquoi les arbres t’ont accepté ? » que tu demandes, finalement. Curieux de connaître ses exploits. « P’tain, réponds-moi. » que tu ajoutes, une seconde après. Juste pour le plaisir de pousser quelques insultes. Pour montrer que c’était encore toi qui dominait. Tu t’es penché en avant. Pour mieux l’observer. La bouche à quelques millimètres de ses lèvres. Tu souffles, doucement, avant de lui reprendre ton joint. T’inspires, un peu. Tu la laisses descendre, au fond de toi, avant de la lui cracher à la figure. « Pourquoi l’arbre, celui-là, a bien voulu de toi ? » Tu demandes. Quémandes. Intrigué. Perturbé. « Pourquoi il a bien voulu de toi et moi à la fois ? » Tu soupires presque, avant de lever une main. Elle tire un peu sur les manches trop longues de ton pull. Pour te protéger les doigts. Pour cacher tes ongles sales. Salis par tes jeux dans les feuilles. Salis par la crasse accumulée au cours de la semaine. Au fil des journées. Soudain, tu jettes ta main vers le garçon. Pour lui pousser l’épaule. Pour essayer de le déstabiliser. Puis tu en profites pour te reculer. Pour te redresser un peu, et l’observer de loin. « Tu lui as fait quoi, hein, l’pouilleux ? Tu lui as fait l’amour, avec tes grands yeux ? » Ton presque mi-violent, mi-délicat. Moitié moitié. Un mélange de sentiments partagés. Tu le regardes, adossé au tronc. L’air désinvolte. Tu glisses ton joint entre tes lèvres, tout en le détaillant. Un léger sourire apparait sur tes lèvres, finalement. Amusé. Amusant. « T’en veux encore ? » que tu proposes, après un instant. Tu lui tends ta cigarette. Tu lui glisses entre les doigts, te penchant légèrement en avant. « Et moi, j’aurais l’droit à quoi, venant d’tes beaux yeux et d’toi ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Administrateur

Administrateur

Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 121
ϟ points : 10
ϟ âge : 23
ϟ inscrit le : 03/11/2014
ϟ date de naissance : 17/08/1994
ϟ avatar : Sylvester Ulv
ϟ crédit : abyss
ϟ âge : 20
ϟ côté coeur : il est parti en éxil
ϟ jukebox : Autour de moi les fous-Saez
ϟ double compte : Nikita, Roxxan, Keenu

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Ven 14 Nov - 0:21

C’est un poème tu vois, ce sont des vers déchaussés qui se pressent entre tes lèvres, tu les comprends pas alors, ils sortent, et ils tremblent comme des arbres morts. T’as des hécatombes de feuilles dans les yeux, moi j’trouve ça beau. Même la colère qui écume a tes paupière, cet éclair entre tes cils, qui frappe, danse et meurt dans ta bouche, tout ça, ça a le gout du beau. Pas l’beau des magazins de mode, ni des galleries d’art prétentieuse ou on expose un pet de pinceau en disant que c’est novateur, révolutionnaire, qu’on comprends dans l’éclaboussures toute l’intensité de l’artiste. Une éclaboussure reste une éclaboussure. Mais toi, t’es compliqué toi, t’es une centaine de traits qui s’emmélent en rimambelles de couleurs, certaines claire, d’autre trop sombre, t’es l’enfant de l’espoir et du desespoir, tes fesses entre deux chaises, tu sais pas toi, si tu dois sourire ou mourir, alors tu soupire, t’expire ta vie comme t’inspire ta fumée, comme tu la laisse te mourir en dedans. Et tu vois le monde, tu l’entends toi, qui chante encore un peu, c’est gravé dans ton regard de cul térreux, blanchis par la fatigue, ton visage tiré par la violence. T’es beau, petit homme, trop petit, l’monde est trop grand et t’es tout seul, rémi sans famille. Alors tu t’en invente pas vrais ? Tu grimpes au cimes des arbres pour ceuillir un peu de lumière et la gardée au chaud dans tes paumes, pour la boire la nuit quand tu dors pas, quand t’as peur, quand t’entends les litanies. Quand t’entends les hérésies. Tu séme des anarchies, des petits boutons de satin, et tes yeux sont le velour terne que trop de rasoirs ont graté. Abimé, petit prince décousue, regarde toi, en haut de ton arbre, suspendue. Abimé, t’es la soie du monde élimé, et la tulle c’est barrée, et la dentelle c’est éffrité, t’es l’habit cramé des roies, t’es un prince de coton. Prince de son, prince de rien, roi du néant, et tu domine tout ça du haut de tes dents que tu sors comme une couronne, juste pour sentir, vivre et mordre. Mais il y a que la poussière que tu bouffe, elle t’a recouvert, tes mains sales, ton ame propre, c’est un voile la poussière, du git dans un tombeau, et dieu que t’es beau, moi, j’me perds dans tes yeux, moi j’me perds dans tes cieux, dans le gris, le vert, le bleue, dans les teinte du monde que tu as imprimé dans tes rétines, l’ange essouflé poisseux de résine. T’as trop courru pas vrais ? T’es pas d’ceux qui marche, qui hante, qui traine et qui boite, qui attende sans savoir, qui reste là, le cul par terre a attendre que quelqu’un allume la lumière, toi tu cherche le bouton a t’en retourner les ongles. Ca se sent. T’es en vive, petit prince, t’es en vie.

« J’suis le roi de la forêt, tu vois ? J’peux faire taire les oiseaux. J’peux écouter ce que murmurent les feuilles, et j’peux entendre les arbres chanter. P’tain, tu comprends, ça ? C’est pas ton arbre. C’est pas ta forêt. Tu vois ? »


Je sourie en arc qui se moque a moitié. Bébé, t’es le roi de rien, et si les feuilles et si la forêt t’on ouvert leur bras, c’est bien pour ça, les arbres aime les érrants, ils sont comme eux, suspendus et intemporel. C’est pour ça. Moi je me rappelle, j’avais coulé, ivre jusqu’à la moelle, j’avais fondu. J’m’en rappel. La fumée partout dans ma tête, qui monte et hurle a tue-tête. J’m’en rappel c’était un un bel arbre, avec des belles feuilles et une belle écorce. Il saignait le pauvre, il pleurait. J’m’en suis approché moi, j’ai posé mes lèvres sur sa sève et j’ai bu, caressant son corps, caressant son bois, faisant chanter la mort au fond du bois, je touchait les feuilles à bout de digitale, j’embrassait son tronc, je l’embrassait comme si il était homme, comme si je l’aimait. J’aurais aimé me fondre dedans lui, rentrer et me cacher en dessous, à l’intérieur de la chaire du monde, respiré, et chanter en bruissement de feuilles, écrire sur le ciel a coup cime et ceuillir les étoiles quand le vent semerais mes graines. J’aurais aimé l’aimé comme j’ai la mer. C’est la que j’ai compris. Que le monde vit. Les hommes sont morts tu vois, mais le monde, lui, il brille encore, il respire encore, dans la Terre rouge d’Afrique, dans le sang du désert, en haut des montagnes, dans le menteau des neiges, dans l’eau qui court en sans du monde, dans les veines fleuve qui se perdent dans le cœur des mer. Ma mère, c’est la Mer, l’océan, et mon père la forêt, mon frère c’est le désert, ma sœur la montagne, et les cerf et les lions, c’est ma famille. Je suis né dans le mauvais corps, j’aurais du être une écume, un embrun, quelques d’éphémère, de beau et de mortel. J’aurais aimé naitre serpent, naitre loup, j’aurais aimé naitre dauphin, ours, mais pas homme, non. J’aurais aimé. Mais je suis né humain, je suis né bourreau et je séme mes catacombes a chacun de mes pas. Je te regard, petit homme, et j’me dis que t’es comme moi. Né dans le mauvais corps, dans le mauvais temps, a attendre qu’un jour la mort t’emmène à d’autre vent. Mais moi, j’attends pas les bras croisé, moi, j’ai bu le monde et je le bois encore. J’ai courru les plaine du kenya pour chercher ma Muse, j’ai couru la Mer, j’ai connu l’amère, j’suis aller loin, tu sais, seul dans mes pieds nu écorché par la marche, j’ai vu le monde, ce qu’il avait de beau, ce qu’il avait de laid, j’ai vu les vrais maitre de la Terre et ce ne sont pas les hommes, ce sont toutes ces petites choses, ces petits cailloux, ces grains de sables et ces arbres qui étaient là avant qui seront là après, quand nous ne seront plus rien.


Un viel indien m’a amener a un arbre, il m’a dit « regardes, fils, cet arbre, il est plus vieux que le monde ». Les scientifiques et autres scéptiques aurait vomie cette fable, mais moi je l’ai vu l’arbre, et il était plus vieux que le monde, il se tenait droit, haut, immense et feuillie au cœur de la clairière, la lumière semblait bruler quand elle le touchait, les oiseaux, les écureuils, le monde des feuilles chantait a en mourir. Cet arbre, il est plus vieux que le monde.

« Mec, tu crois quoi ? C’est la forêt qui choisit. C’est elle qui décide qui suivre. C’est mieux qu’une démocratie. T’arrives, tu t’présentes, tu demandes, puis elle te murmure sa décision, t’vois ? Si elle veut pas d’toi, elle s’effondrera sous tes pas. Sinon, elle fera comme si t’étais pas là. Ou, mieux encore, elle te chantera qu’elle t’aime. Qu’elle veut d’toi, et que tu peux monter sur ses branches pour observer les autres arbres verts. Pour jouer avec la forêt. T’vois ? »

Je ne réponds pas, j’observe, intriguée, toi petit homme, petit elfe. C’est la première fois que j’entends ça, que je ressens ça, que j’ai l’impression de ne pas être le seul a voir, a comprendre, a ne pas croire que la forêt n’est que silence et errance, gazouillis dans ame et chant d’oiseau en marasme. Nan. C’est la première fois. Toi tu as pris le buvard, j’ai pris l’autre, et on prends le vert comme on prendrais la mer, juste pour se laisser tanguer. Le bois craque sous nos fesses, moi j’lui fais confiance, à ton arbre, il nous portera jusqu’au ciel. Loin du fiel, jusqu’au miel, a bout d’aile.

Des questions se bousculent à tes lèvres, je t’ai dis, du moins, mes yeux te l’ont dis, c’est de vers tout ça, tu tisse la rime sans t’en rendre compte et c’est le plus beau. J’aimerais faire l’amour a ton ame a bout de ciseau, étalé tes fantasmes a bout de couteau et faire danser l’encre morte sur ta peau, faire saigner ton cœur et écrire ses mots, faire gémir la forêt jusqu’à ce que t’en pleurs et écrire avec tes larme. J’aimerais faire chanter ton esprit de mes mots aiguisé, le faire trembler, hurler, rire et pleurer. J’aimerais écrire ton sourire comme Verlaine écrivait l’automne. Un violon qui meurt. Un arbre qui pleurt. Tu lui ressemble tu sais, a ce pauvre érable perdu à qui j’ai fait l’amour, t’as la meme perdition dedans. Doucement, je tire sur ton joint, toujours dans le silence. Je réfléchis. Et je réponds. « Parce que ni toi ni moi ne sommes des hommes. Ils n’aiment pas les hommes les arbres, la forêt non plus d’ailleurs, nous, on est des bohéme, un espèce en disparition, nous, on les seuls encore a entendre chanter le monde, a le sentir respirer contre notre nuque. » Je m’approche de toi, prends tes doigts entre mes mains, je les fait rouler « on a de la sève dans les veines, pas du sang ». J’y pose les lèvres je souffle sur les doigts sales, vois les miens, ils sont pire avec leur ongles cassé et le shit et la terre coincé en dessous. « Elle m’a accepté, parce que je suis en vie ». Et toi, toi aussi. Tu vis. Tu cris. Tu ris. Tu nie. Mais j’te le dis, t’es en vie, t’as envie encore et tu réalise. T’es pas un rêveur mort toi. T’es pas. Un rêveur mort. Je vais te raconter la forêt, ce qu’elle me dit, ce qu’elle me murmure à l’oreille, écoutes, écoutes

« Et les sanglots des arbres comme des violons qui meurent
Et les larmes de fleur en cœur de tumeurs,
Et le souffle du vent, et le glissement du temps
La musique de l’amère en gout d’antan,
Je sens l’océan dans le monde qui crève
Et le sable d’Afrique jusqu’au fond de leur rêve
Et la Terre qui tonne de nous aimé si fort
Nous les derniers hommes à l’écouter encore
. »

Le buvard meurt dans nos têtes, et nous, on se regarde.

"elle te dit quoi, toi, la forêt?"

Ma main est toujours sur la tienne.


________________________________

Je piss'rai sur vos tombes, j'y crach'rai, j'y baiserai. Que l'on baise sur ma tombe que l'on pisse dessus pour qu'elle garde toujours l'odeur des filles de joie de ces chaleurs aux chiennes qui font les mois d'avril qui font que les chiens courent après le cul des filles. Allez ressers ton vin car nos corps sont à vise, allez donne ton sein que nos bouches soient pleines pour qu'enfin jusqu'au ciel on fasse de ces amours qui font que les hommes parfois valent bien plus que leurs dieux. Je piss'rai sur vos tombes j'y crach'rai j'y baiserai, avec celles qui voudront et des hommes s'il le faut, comme un doigt qui se lève devant les bienséances et qu'on garde bien haut juste pour dire à dieu adieu
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 290
ϟ points : 26
ϟ âge : 21
ϟ inscrit le : 26/03/2014
ϟ date de naissance : 27/07/1996
ϟ avatar : philip ellis
ϟ crédit : .reed
ϟ âge : vingt ans
ϟ côté coeur : des murs.
ϟ double compte : yuri tymoshenko

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Sam 15 Nov - 23:22

Don't tell me that there's nothing wrong

Il a le sourire ravageur. Celui qui pourrait démonter une baroque avec la même force qui t’habite lorsque tu es en rage contre le monde. Il a le silence qui te torture. Un silence que tu ne sais interpréter. Tu te demandes s’il s’agit d’un affront. Tu te demandes s’il est trop perdu dans ses pensées pour oser te répondre. Tu fronces les sourcils. Gamin guerrier. Tu l’observes, tu t’agites, comme s’il allait se décider à enfin te remarquer. T’as besoin de mots, toi. Tu as besoin d’attention. Tu as besoin de quelque chose pour te montrer que le monde est vivant. Tu as besoin des éléments. Pour t’amuser avec le temps. « Parce que ni toi ni moi ne sommes des hommes. Ils n’aiment pas les hommes les arbres, la forêt non plus d’ailleurs, nous, on est des bohèmes, une espèce en disparition, nous, on les seuls encore à entendre chanter le monde, à le sentir respirer contre notre nuque. » Tu le fixes, intrigué. Bien sûr que si, que t’es un homme. Toi, tu as envie d’être la racaille dans la cour de récré. Tu as envie d’être le mauvais garçon. D’être en colère contre les autres. Et pourtant. Et pourtant, tu crois que, d’une certaine façon, il a raison. Tu n’es pas un homme. Lui non plus. Vous êtes deux égarés. Deux autres, deux à qui on a demandé de s’adapter. Des marginaux, des reclus de la société. Des étourdis, des sales gamins, ceux dont on ne voulait pas entendre parler. Et pourtant, lui, il est là. Lui, il veut bien de toi. Lui, il t’attrape les doigts. « On a de la sève dans les veines, pas du sang. » La sève rouge. Votre âme qui s’écoule lentement. Baiser sur ta main. Ton pull glisse un peu. Ton pull se retire, légèrement, pour qu’il puisse contempler tes doigts. Pour qu’il puisse te les embrasser comme ça. « Elle m’a accepté, parce que je suis en vie » Tu le fixes. Lui, l’amant. Lui, le soi-disant garçon vivant. Le marginal. Celui qui déroge aux règlements. Merveilleux enfant.

« Et les sanglots des arbres comme des violons qui meurent
Et les larmes de fleur en cœur de tumeurs,
Et le souffle du vent, et le glissement du temps
La musique de l’amère en gout d’antan,
Je sens l’océan dans le monde qui crève
Et le sable d’Afrique jusqu’au fond de leur rêve
Et la Terre qui tonne de nous aimer si fort
Nous les derniers hommes à l’écouter encore. »

Silence. Tu accordes à la mélodie quelques temps morts. Toc. Ploc. Toc. C’est les rivières qui s’emballent. Toi, tu le regardes. Lui, le brun. Tu n’as peut-être pas tout compris. Mais tu hoches la tête, pour un peu d’harmonie. Tu t’accordes à ses mots, à ses dires, parce que tu trouves ça beau. Beau. Beau, c’est un joli mot. Mais ce n’est rien, tu crois, comparé à ce qu’il vient de te raconter là. Tu crois bien. Tu crois ça. « T’es de ceux qui fond de la poésie, comme ça … » que tu murmures, tout bas. Soufflé. Le souffle coupé. « Pourquoi tu la racontes à moi ? » Pourquoi tu me contes tes mots, pouilleux vagabond. Comment tu as su que j’aimais bien ça ? « Elle te dit quoi, toi, la forêt ? » Tu tends l’oreille. Tu tends l’oreille pour écouter. Pour écouter les bruits qui t’entouraient. Tu serres ses doigts avec les tiens. Sauvage. Tu t’en fiches de savoir si tu lui fais du mal. Tu serres juste, jusqu’à t’en faire blanchir les jointures. Tu serres pour le sentir un peu plus contre toi. Pour sentir qu’il était avec toi. Tu ne le lâches plus. Tu ne le lâches pas. Jamais plus. Tu as l’autre main qui s’accroche à la branche de l’arbre. L’autre main, elle absorbe l’énergie. Le flux de discussion. Dans le brouillard de ta tête, c’est magique. Pour percer à travers les voiles de ton esprit, tu as besoin de concentration. Tu en as besoin, pour trouver les solutions.

« La forêt, elle me conte qu’elle t’aime. Elle raconte qu’elle voudrait entendre les histoires que les oiseaux ont à exposer. Elle aime ça, entendre quelques étrangetés. Elle aime prêter l’oreille aux nouvelles, aux discussions qui se perdent dans ses feuillages. La forêt, elle dit qu’elle aime être écoutée. Elle aime quand tu l’embrasses, et quand tu racontes que t’as son sang qui coule dans tes veines. La forêt, elle en peut plus de ceux qui coupent à la tronçonneuse. C’est comme s’ils la tuaient à petit feu. La forêt, elle aime ceux qui s’agitent dans ses feuilles mortes. Ceux qui retournent la vie, qui la chamboule, et qui y croient encore. La forêt, elle aime ceux qui pensent pas que le temps, ça dure trop longtemps. Parce qu’elle a vu des choses, elle. Des milliers, des milliards. Des belles et des moins belles. Des choses qui lui donnent envie d’écrire des poèmes. Mais elle ne peut que les murmurer à haute voix, dans l’oreille des gens comme toi. Dans l’oreille de ceux qui sont décidé à écouter. » Pause. Silence. Merci, forêt. Tu laisses les oiseaux chanter. Tu tires sur le joint, encore un peu, une dernière fois, peut-être, avant de te laisser emporter par la mélodie qui trainait. Tu fermes les yeux. Deux secondes, le temps pour toi d’exister. Brusquement, tu sais ce dont tu as envie. Tu sais ce qui te ferait rêver. Là, maintenant. Tu sais ce que tu veux vivre avec l’imaginé. Avec le garçon brun à la gueule cassée. « J’ai envie de tremper mes pieds dans le ruisseau qui coule au milieu des arbres. » Tu crois qu’il existait. Tu as cru l’entendre. Tu as cru le sentir murmurer. Appel délicat. Tu laisses tes bras pendre à la branche. Elle te retient, tu t’y tiens. Les pieds dans le vide en une fraction de seconde. Tu te laisses pendre. Et tu tombes. Tes pieds écrasent les feuilles, et tu roules sur le sol en riant. « Viens, pouilleux ! On y va maintenant ! » Quand tu as envie, tu veux. Alors, tu cours. Tu te mets à courir, tandis que tes pas font craquer le sol brun. Tu cours, et tu t’enfonces encore un peu plus dans les bois. Vers l’aquatique chemin. Vers les miracles liquides. Vers l’eau qui s’écoule quelque part, dans la forêt, plus loin.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Administrateur

Administrateur

Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 121
ϟ points : 10
ϟ âge : 23
ϟ inscrit le : 03/11/2014
ϟ date de naissance : 17/08/1994
ϟ avatar : Sylvester Ulv
ϟ crédit : abyss
ϟ âge : 20
ϟ côté coeur : il est parti en éxil
ϟ jukebox : Autour de moi les fous-Saez
ϟ double compte : Nikita, Roxxan, Keenu

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Lun 17 Nov - 13:25

Il a joué au crayon sur ton visage. Le monde, celui qui t’as enfanté, il a dessiné des ombres et des lumières. Il a dessiné, dedans tes yeux a mine cassée, il a dessiné tout ça, ce que t’exhale en lune ronde, tes pupilles enceintes du monde. Rouge, bleue, verte et grise pale, des reflets en iris, une musique de regard en paire de timbale qui frappe le rythme du cœur. Ta vie bats en pulsations régulière dans ton regard. J’m’y laisse lapé, quelques secondes, je laisse tout ça m’aspire, l’intensité de ton être en poésie murmurée. Tu sais, ce ne sont pas les ailes qui font les anges. Toi, t’es un ange en plume brulée, charbonneux, séraphin de cendre. Tu vis comme tu cours, comme tu plane, comme tu regarde, tu vis comme tu me vois, entier, jusqu’au bout, jusqu’à la lie, gavé de liberté. Elle coupe la liberté est-ce que tu l’sais ? Ca coupe, ca tranche en ligne trop mince pour qu’on s’en rende compte jusqu’à ce qu’elles saignent et qu’elles vous vident, qu’elle vous laisse carcasse atavique, livide. T’es de ces anges qui se suicident, t’as sauté du ciel, tu t’es péter les os et t’as relevé ton corps en morceau, t’as tout recollé à l’envers. Petit homme. J’aime le rimmel de tes sourire, le velours de ta voix, ca sonne dans l’beau qui souffrent, dans le beau qui suinte, dans l’beau noir, pas dans l’beau blanc. T’es dans l’beau de mon monde, pas dans l’beau du leur, t’es dans l’beau de ces choses qui respirent. T’es pas dans l’beau des architectures vides, des œuvres d’arts génocide, des musiques monotones. T’es dans l’beau du trop-plein de couleur, dans l’beau surréaliste, le beau sans limite. Tu l’sais, dis que t’es yeux racontent des histoires ? Qu’ils content des contes que t’as oublié. Des contes qui disent que tu vaux plus que tout ça, plus qu’eux, plus que la mort. Des contes qui racontent ce que te murmure le monde. La lune avait le ventre rond, et elle t’as jeté sur la Terre, encore mouillé de ses baiser. T’es l’fils de la lumière et de l’ombre, c’est ça qui se dessine sur les ombres couchée en voile de moire sur ton visage d’enfant boudoir. D’enfant miroire. T’as ce regard que j’avais naguère, ce regard qui n’a rien connu. Qui connait toi. Ce r’gard qui enculent tout, tu baise l’arbre avec les yeux, et le soleil et le ciel, et la Terre. Tu lui a creuser un vagin à la terre et tu lui a fait l’amour a coup d’regards pour coup de buttoire. Tu t’en rends compte que t’es rare ? Que j’en ai quasiment jamais croisé des comme toi ? T’es de ceux qui ne racontent pas de poèsie puisqu’ils sont poèsie. T’es poèsie jusqu’au bout des ongles. Ca rime sous ta peau, t’as d’la sève et de l’encre dans les veines. T’as la douceur violente que j’aime écrire, celle qui coule comme du velour et qui pique comme l’acide. C’est quoi ton histoire, petit homme ? C’est quoi. Mon sourire fait le tour de notre monde. C’est cet arbre notre monde, aujourd’hui à cet heure, maintenant, il y a cet arbre, il y a toi, moi et rien d’autre. Un pair d’accord en plein néant, posé à la hâte sur un partition d’écorce. Quelle musique on chante dis ? Qu’est-ce qu’on chante ?

C’est le fil des ondes qui ont tissé tes cheveux trop court, bohème chauve sur la courbe de mes amours. Mes amours oui, mes amours c’est le ciel et la forêt brodée sans fiel, c’est la poussière sur tes cil, en arc jusqu’au cime, c’est l’ondée morose qui à détrempée le sol. Ca monte, dans ma tête, a tue-tête, et ça vrille. Ta bouche en cerise, et tes yeux en avion, en oisillon qui volette un peu partout. J’entends chanter tes yeux jusqu’au cuisse de la lune. Tes yeux sont des larmes de lames qui grattent l’inertie. T’es beau quand tu vis, quand tu jouis, quand tu parle de la forêt, de ces hanches, quand tu lui fait l’amour en regard perdu, quand tu le pense en la pansant, en lui montrant que tu l’aime en viel amant. Toi, tu t’es glissé sous les draps de lichen, t’es chercher les satyres et les driades, t’as chercher les esprit endormis et j’crois que tu les as trouvé, ca s’voit que tu les as trouvé. J’veux que tu me les montre, j’veux voir les cheveux verts des nymphes, j’veux glisser mes doigts sur les seins des sirènes, embrassé les cheveux des méduses. Je veux y aller avec toi, sous le duvet d’humus, baiser gaïa. Tu pleurs des feuilles mortes. Tu parles, tu parles longtemps, et moi j’écoutes, je bois tes mots en évanescence, vendu. T’es vendu au monde. C’est beau ce que tu dis. Tu t’rends compte dis moi, que t’enfante le beau, petit homme ? Alors on part. Moi je te suis, les pieds nu les feuilles trempées, froid, glacé, on vit. On marche dans la forêt, on s’enfonce dans ses bras et elle nous étreint. Les oiseaux gazouillent, ce s’rait niais si j’aimais pas ça, le bruit de la vie, partout, et la couleur verte brune et orangée qui parre tout. Le crépuscule couche ses chale et l’ombre s’épaissit. Je vois des choses partout, en lévitation. Y a des dragons dans les arbres et des milliards de lumière comme des luciole qui auréole ton chemin en traine de psychedel. La rivière roule sur ses cailloux en eau noire. Le courant faible, l’eau haute. On débarque tout en haut, sur un rocher qui surplombe ce petit monde avec les dernière lueurs du jours qui meurent en gerbe de sans sur l’eau maquillée de rouge. Je prends ta main. « On saute ? », j’ai pas peur du froid, alors je saute et ta main me suis, c’est pas comme si t’avais eu le choix au fond. L’acide distille ma chutte, c’est comme si je volais, comme si j’avais des ailes et l’eau me ceuille en belle de nuit, le froid plante ses couteau, mais je l’oublie. Sous l’eau j’ouvre les yeux. C’est merveilleux ce petit monde rouge. Des poissons s’enfuient, et moi, je m’approche, juste, de ta joue, j’y pose un petit bijou a bout de lèvre, juste pour te dire que t’es beau, que j’aime bien celui que t’as l’air d’être, et on remonte. Le froid dans les tripe . Sur le moment je le sens pas, j’ai l’impression d’être en apesanteur et la forêt sonne en symphonie dans ma tête. « t’entends ? La musique ? »

Je nage jusqu'à la berge sans lacher ta main. Alors le vent reveil le froid et l'acide déculpe. Glaçon, glaçon, mais toi t'irradies le feu toi. T'es chaud. Je viens, j'm'enroule entre tes bras.

« j’ai froid »


________________________________

Je piss'rai sur vos tombes, j'y crach'rai, j'y baiserai. Que l'on baise sur ma tombe que l'on pisse dessus pour qu'elle garde toujours l'odeur des filles de joie de ces chaleurs aux chiennes qui font les mois d'avril qui font que les chiens courent après le cul des filles. Allez ressers ton vin car nos corps sont à vise, allez donne ton sein que nos bouches soient pleines pour qu'enfin jusqu'au ciel on fasse de ces amours qui font que les hommes parfois valent bien plus que leurs dieux. Je piss'rai sur vos tombes j'y crach'rai j'y baiserai, avec celles qui voudront et des hommes s'il le faut, comme un doigt qui se lève devant les bienséances et qu'on garde bien haut juste pour dire à dieu adieu
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 290
ϟ points : 26
ϟ âge : 21
ϟ inscrit le : 26/03/2014
ϟ date de naissance : 27/07/1996
ϟ avatar : philip ellis
ϟ crédit : .reed
ϟ âge : vingt ans
ϟ côté coeur : des murs.
ϟ double compte : yuri tymoshenko

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Mer 19 Nov - 22:53

Don't tell me that there's nothing wrong

La rivière. L’eau, translucide, qui s’écoule sous vos pieds. Le son. La musique. La plus belle que tu n’as jamais entendue. C’est là où le garçon t’a mené. Ce sont les arbres, les vieux arbres, qui se sont écartés pour tracer votre chemin vers le destin. Plans magnifiques. Sa main dans la tienne. Tu tournes la tête vers le gamin. Contact. Vos histoires se rejoignent. Il te prend la main. Vos histoires s’allient, ensemble, souhaitant, peut-être, avancer l’une avec l’autre, l’une dans l’autre, pour une petite éternité. Un sourire s’installe sur ton visage. Léger. Un instant. Euphorique, peut-être. Déformée par la drogue ingérée. « On saute ? » La chute d’eau. L’eau qui s’écoule avec un peu de bruit. La magie. Tu te penches un peu en avant, pour voir ce qui vous attendait. Un trou. Un vide qui aurait pu te sembler gigantesque. Tes pieds se perdent dans le vide. Une seconde. Tu vois les arbres qui bougent sous tes yeux. Deux secondes. Le temps semble s’arrêter, tout en s’écoulant à vitesse grand V. Rien n’a de commencement. Rien n’a de fin. Trois secondes. L’eau qui rencontre tes baskets. L’eau qui s’enfonce jusqu’à tes cuisses. L’eau qui englobe ton corps tout entier. Le froid pique ton corps qui cherche à respirer, le souffle coupé. Tu fermes les yeux très forts. Jusqu’à en voir des couleurs. Tu fais la grimace sous l’eau. Tu fronces le nez, les sourcils, et tu retrousses tes lèvres. Baiser sur ta joue. Tu te décides finalement à soulever les paupières. Formes troubles. Formes qui s’agitent de tous les côtés. Peut-être est-ce le garçon qui t’a touché. Peut-être que c’était les beaux poissons. Peut-être que c’était simplement ta tête qui interprétait quelques nouvelles sensations. Enfant étrange. Enfant perturbé par le monde. Ton corps se met à hurler. Il te hurle qu’il a besoin de respirer. Il te hurle qu’il est gelé. Que le froid t’a vidé les poumons, et que si tu continues, tu vas finir par te noyer. Ton cerveau crie te crie que tes vêtements vont t’entraîner. Vers de plus profondes profondeurs, vers d’autres horizons éloignés. Tu te souviens comment nager.

Vos êtres remontent à la surface. Gerbes d’eau. Tu ouvres grand la bouche. Inspiration. Tes poumons qui se remplissent d’air. Ton corps qui halète, qui tente de capter un peu d’oxygène avant d’aussi vite le réexpédier. Tu trembles. Tu laisses tes pieds s’agiter pour te maintenir à la surface, avant que la situation ne s’annonce trop désespérée. Tu barbottes, pitoyable, sa main dans la tienne. Petit garçon. « T’entends ? La musique ? » Silence. Tu te tais. Tu fermes les yeux, et tu cesses, plus ou moins de t’agiter. La musique. La musique, tu veux l’écouter. La musique, elle est continuée de vos gestes qui agitent l’eau. La musique, elle est constituée de l’eau en mouvement qui frappe celle qui ne voulait pas bouger. La musique, elle est constituée des oiseaux qui chantent. La musique, elle est constituée des branches qui craquent. La musique, elle est constituée des arbres qui parlent. Ils se murmurent des mots. Ils chantent pour vous, vous, les deux corps dans l’eau. Et puis y’a sa voix. Y’a sa voix qui revient, qui s’additionne avec la musique. Y’a sa voix magique. Alors, tu hoches la tête. Tu hoches la tête pour confirmer. Pour montrer que oui, tu entends la mélodie magique qui entre dans tes oreilles. La mélodie qui ne demande qu’à être écoutée. Puis, le garçon a trainé ton corps jusqu’à la berge. Tu l’as suivi en battant des pieds. Tu as tenté quelques mouvements avec ta main libre, peut-être sans trop de succès. Maintenant que le froid liquide t’a transpercé, c’est au tour du vent glacé de t’enlacer. Tu souffles. Doucement. Tu trembles, le corps secoué. Le corps gelé. Alors, le monsieur, il vient se blottir dans tes bras. Il vient se blottir contre toi. Toi, toi, tu le serres contre toi. Toi, tu le serres contre ton corps dégingandé. Fort. Aussi fort que s’il pouvait te maintenir en vie. Comme si c’était la dernière ficelle qui te rattachait au monde des vivants. Une liaison entre l’enfer et le paradis. Puisque, sans lui, tu ne serais probablement pas ici.

« J’ai froid » Alors, tu le serres encore un peu plus fort contre toi, en guise de réponse. Comme si tu allais lui broyer les os. « Alors … Reste avec moi. » que tu murmures. Tout bas. Ta bouche vient embrasser son front. Tes mains viennent décaler ses cheveux détrempés, que tu essores entre tes doigts. Doucement. Lentement. Le garçon semble mille fois plus glacé. Tu trembles encore. Un peu plus fort. Tes vêtements s’égouttent dans les feuilles. Tu retires ton pull trop grand, et ton tee-shirt usé. Le vent caresse ta peau nue. Tes yeux se ferment, un instant, alors que tu tords tes fringues dans tous les sens. Pour essayer. L’esprit embrumé. Tu abandonnes. Trop rapidement. Tu enroules tes hauts autour de ta taille. Puis, tu reprends la main du gamin. « Viens. On court. »que tu as simplement lancé. Et tu t’élances. Tu t’élances, alors que tes baskets détrempées font des splotch, et des bulles, et des bruits emplis d’étrangeté. Ton jean est bien lourd à trainer. Tout comme le reste de tes vêtements humides. Et tes cheveux plein d’eau. Tu secoues la tête tel un chien qui vient de se baigner. « Faut pas qu’on laisse le temps nous attraper ! » Faut sortir de là. Faut en profiter. Avant que les passages ne se referment. Avant que le monde ne se remette à tourner. « C’est les arbres qui l’ont chanté ! » Et toi, toi, tu le fais courir, comme un dératé, comme si le monde s’effondrait, jusqu’à l’orée de la forêt. Et puis tout en t’arrêtant subitement, tu l’attires à toi, et tu en profites pour l’embrasser. Deux secondes. Tu lui offres un de tes baisers violents. Pas très doué. Un baiser qui écrase les lèvres, et qui met en contact vos nez. Un baiser sur ses lèvres pulpeuses, une main sur son menton, pour attirer encore un peu plus l’étranger. « Tu t’appelles comment ? » que tu finis par demander, tout en te plongeant dans son regard bleuté. Perdu dans tant d’irréalité.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Administrateur

Administrateur

Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 121
ϟ points : 10
ϟ âge : 23
ϟ inscrit le : 03/11/2014
ϟ date de naissance : 17/08/1994
ϟ avatar : Sylvester Ulv
ϟ crédit : abyss
ϟ âge : 20
ϟ côté coeur : il est parti en éxil
ϟ jukebox : Autour de moi les fous-Saez
ϟ double compte : Nikita, Roxxan, Keenu

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Dim 23 Nov - 23:43






« Alors … Reste avec moi. »


Avec toi, contre toi, à l’intérieur de toi. Tes bras qui se referme en me serrent en étau de marteau enferment le monde dans leur étreinte. Et plus rien n’existe. T’as les seins de la terre enfouis au creux du ventre, je les sens, qui frottent, mon esprit se déjantent. Mon âme part, ma tête s’envole et virevolte. Je respire. Je respire dans les bras de ce que corps qui inspire le froid pendant que j’aspire sa mort, la mort qui s’est penchée à ses rétines en sourire de seringues, de colère de solitudes et de désespoir. La mort dans ses yeux d’océans. C’est l’écume morte perdue sur la plaine, une dernière larme d’océan avant de s’oublier. Faut pas s’oublier. Faut s’attraper, se trainer, se garder au chaud, se protéger dans la folie, dans le no limit, se surpasser, se dépasser et dépasser les frontières de l’humain lambda. Faut se sublimé. Faut monter plus haut, faut creuser plus bas, mais pas s’oublier jamais, s’oublier. Moi je m’imprime, pour rester, vivant en symphonie au creux de tes bras. Dans la chaleur de l’innocence, inconsciente jouissante, tes courbes qui épousent les miennes, trempée, froid, gelé. Et la tête aussi, gelée. Je monte et je descends en montagne russe mais j’ai péter ma ceinture et maintenant je me casse la gueule jusqu’à la bouche de l’hippopotame. Y a un putain d’hippopotame qui nous mate en vieux machins pas beau avec ses grosses narines en vagins. Le Saint Poux s’enjaille devant sa laideur, tu vois, le Saint Poux, avec son trônes de miroir fêlé il s’croit beau. Parce qu’on peut trouver quelque chose de beau dans sa gueule de Bizzares. Mais l’hippopotame, il ressemble a rien. Juste une chiasse divine jetée en vielle capote. Alors que toi, tu l’sais ou pas que toi t’es beau. T’es beau quand j’te vois pas, mon dos contre ton ventre, mon corps entre tes bras. T’es beau quand on s’en va, quand on s’tire à bout de bras, qu’on s’parle sans parler et que doucement, tu suce le froid. Tu me le suce comme si t’avais ta bouche collée a ma queue, t’aspire, tu lape, le froid dehors, mais l’autre aussi, le froid dedans. Le froid de ne pas trouver, de chercher le vide à quatre patte dans les néants, de crever le monde en le vivant trop fort sans savoir pourquoi. J’ai couru l’Afrique, j’ai vu les temple en haut des montagnes de la Sibérie, là ou la terre touche le ciel et qu’il font l’amour comme des ados dans la neige. J’ai vu le soleil tomber sur la toundra, j’ai vu l’Angleterre, j’ai vu Paris, j’ai baiser Paris, mais j’ai jamais trouver, ce que je cherchais. Alors le froid c’est installer, j’me réchauffer parfois, auprès de gens comme toi, Xerès, toi, d’autres, des gens qu’on du feu à l’ame, qui brule encore, qui donne espoir. Des gens dans la vie, pas dans la mort. Des sens dans l’envie. Pas de remords. Alors oui je reste, comme un océan perdu cherchant une rive ou perdre son écume, et toi, enfant de sable, plage sans dune, toi, puis-je caresser ton rivage et que les amant se perdent contre toi, dedans moi, dans le soir, sous la lune ?*  

« Viens. On court. »

Tes bras sont plus là, ton monde n’est plus miens, ce microcosme halluciné en injonction suprême comme une existence totale, comme si c’était la seul qui était et qui avait jamais été , ce petit monde d’éternité éphémère s’étiole en toile dont les maille s’amuse a se déchirer contre mon visage. Je les repousse d’un geste maladroit, glissant mes doigts dans mes cheveux trempé, gelé. Doucement, l’instant se fissure, l’instant pendant lequel, j’avais chaud, l’instant ou le froid n’était pas. Ou la glace avait fondu. Mais l’hiver reprend ses droits sous ma peau, dans  mes os, sous mes mots, dans mes maux, partout, le froid, un palais de glace. Alors, je cours, je te suis pour retrouver ton feu pendant que la glace me chasse, pendant que derrière moi, derrière le monde qui défile comme si je courrait en hypersonnique j’entends les diables grogner et les Loups hurler, j’entends la mort faire résonner son rire gras comme un glas. La mort doit être laide, j’la vois grosse, énorme, d’immense bourlets gros comme des buildings qui s’affalent depuis ses hanchent. Son vagin enfouis sous la masse, j’la vois avec des poils sur les seins et des seins dans le sol et dos dans les seins et des saints qui perdent le dos. J’la vois avec un gros piffs et des dents commes des pieux, et les yeux vide, gros, aboulique. Inéxistant. J’la vois chauve avec de reliques de chevelure au coins du crane. Elle était belle avant, j’en suis sur, quand elle avait un role, avant que les hommes ne la foute a quatre pattes pour lui péter la chatte, avant qu’il la gave de cadavres jusqu’à ce qu’elle en déborde. C’est elle Babylone. Les hommes on décidés de grimper sur la mort pour grimper sur le monde.  Mais on s’en fout pas vrais ? Tout ce qu’on veut nous c’est courir. C’est mourir. Pas se mourir, pas vivre en mort, juste mourir, en finissant, en ayant achevé, en ayant vécu. Sourire. Jouis. Bu. En ayant vu que le monde est grands et que les ombres sont belles, que les madame hippopotame sont belles sous leur dentelles.

« Faut pas qu’on laisse le temps nous attraper ! »

J’laisse rien m’attraper, bébé, rien. Moi, j’suis l’oiseau libre, le vautour ivre, la corbeau de givre, le moineau fêlé, j’suis la plume enivré jusqu’à la lie qui s’envole. J’suis l’air, le phénix. Moi on m’met pas en cage, moi, j’suis sauvage, j’suis l’homme en libre, félin sanguin, intrépide, avide. Moi j’suis l’existence libre, j’suis le vol, la migration, j’suis l’essence de légion, j’suis de ceux qui vivent, de ceux qui croient, pas de ceux qui renient ni d’ceux qui s’noie, j’suis d’ceux qui courent encore a poil dans la neige et qui pisse de traviole, de ceux qui se roule parterre quand il se font chier, qui mange encore leur crotte de nez, j’suis d’ceux qui capturer et emmurent ce qu’ils voient. Alors t’en fais pas bébé, si tu suis mon rythme il ne va pas t’attraper, mais c’est mignon que la forêt s’en soit inquiété. J’attrape une feuille et lui fais un bisou. Un ptit kissou à la forêt, pour le plais’. J’aimerais prendre la forêt comme on prendrait la mer, comme on à pris ma mère, juste pour pouvoir se la faire.

Oh.
Et ta bouche.
Et ta bouche qui se couche.
Et ta bouche qui se couche sur ma bouche.
Et ta  bouche qui se couche sur ma bouche, farouche.
C’est louche.
Ta bouche.

Tes lèvres, tes lèvres sur mes lèvres, tes lèvres contre le rêve, contre l’apogée du monde, sous le soleil qui crève, dans le creux des ombres. Dans la poussière de l’automne à l’orée de l’hiver, trempé et geler sous l’œil mort d’un soleil suicidaire. Je louche sur toi, sur ton visage contre mon visage et son souffle qui se presse de remplir ma poitrine, de chasser le froid d’un coup. De rallumer le feu qui brule. Qui brule tout, partout, et même cette foutue forêt prends feu. Tu m’embrasse et c’est la géhenne, c’est l’enfer dans un éclair. Et ma tête virevolte au grés de mes hallucinations en flashs concentré dans une unique seconde. Le temps que ta bouche s’en aille, bye bye. Je déraille. « Tu t’appelles comment ? »
J’y retourne.
A ta bouche.
Ma bouche se couche.
Ma bouche se couche sur ta bouche.
Ma bouche se couche sur ta bouche, farouche.
C’est louche.
Nos bouches.


« Moi, c’est Erèbe. Toi ? »

Vas-y donnnes ton nom que je la tatoue sur le jour, donnes ton nom, que je t’y fasse l’amour. Une veille bicoque trone au milieu de la clairière ou on vient de débouler comme des dératés. J’attends pas ta réponse, mon pieds vas sur la porte, fonce ouvre. Ya du bois dans une cheminée, ca semble vide abandonnée. J’m’assois. Tu t’assois. « Alors ton nom ? » Je craque une des allumettes qui trainaient là et le petit bois sous les grosses buches prends feu. J’enlève mes vêtement, un à un, et le sèche près des flammes. Je te sourrie et me roule en boule. Un pochon rempli de joint a réchapper a notre baignade. Je sourrie encore plus. Encore plus. J’allume. Et la forêt murmure à travers les planches des murs. Ils me murmures encore une fois ta bouche et ma bouche qui se couchent et s’accouchent, farouches.






________________________________

Je piss'rai sur vos tombes, j'y crach'rai, j'y baiserai. Que l'on baise sur ma tombe que l'on pisse dessus pour qu'elle garde toujours l'odeur des filles de joie de ces chaleurs aux chiennes qui font les mois d'avril qui font que les chiens courent après le cul des filles. Allez ressers ton vin car nos corps sont à vise, allez donne ton sein que nos bouches soient pleines pour qu'enfin jusqu'au ciel on fasse de ces amours qui font que les hommes parfois valent bien plus que leurs dieux. Je piss'rai sur vos tombes j'y crach'rai j'y baiserai, avec celles qui voudront et des hommes s'il le faut, comme un doigt qui se lève devant les bienséances et qu'on garde bien haut juste pour dire à dieu adieu
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 290
ϟ points : 26
ϟ âge : 21
ϟ inscrit le : 26/03/2014
ϟ date de naissance : 27/07/1996
ϟ avatar : philip ellis
ϟ crédit : .reed
ϟ âge : vingt ans
ϟ côté coeur : des murs.
ϟ double compte : yuri tymoshenko

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Lun 24 Nov - 22:28

Don't tell me that there's nothing wrong

Votre course qui s’arrête. Votre course qui se stoppe. Et puis toi qui l’embrasse. Comme un sauvage. Tu lui voles un baiser, tel une bête enragée. Comme si tu ne savais pas faire. Comme si tu ne voulais pas bien faire. Tu sens vos dents qui s’entrechoquent. Et puis tu t’éloignes de ses lèvres charnues. Pour l’interroger. Deux secondes. Et voilà que c’est au tout de sa bouche de venir se plaquer contre la tienne. Tu fermes les yeux. Tu serres ses doigts encore plus forts. Pour bien lui montrer que tu es là. Pour lui prouver que tu es vivant. Qu’il ne peut pas te laisser comme ça. « Moi, c’est Erèbe. Toi ? » Toi, tu réponds pas. Pas de suite. Comme il l’a fait, tu veux le faire un peu poireauter. Tu veux qu’il patiente, pour qu’il puisse un peu mieux s’en délecter. Comme toi tu t’en délectes maintenant. Erèbe. Erèbe, ça sonne bien, au fond de la bouche. Et puis voilà qu’il te tire par le bras. Tu regardes un peu autour de toi. Une vieille cabane. Tu n’as pas trop le temps de la détailler. Mais elle est là. Cachée au centre de la forêt. T’as rencontré le magicien. Maintenant, tu en es certain. C’est pour ça que les arbres vous laissent aller. Parce que c’était le magicien de la forêt. Vos pas vous ont conduits à sa demeure. C’est la seule explication que ton corps, que ta tête veut bien trouver. C’est le magicien, puisqu’il peut faire du feu dans la cheminée. Parce que le conduit n’est pas obstrué par les feuilles tombantes de l’automne présent à l’instant. C’est le magicien, puisque les arbres se sont écartés pour vous laisser le chemin. Puisque le jeune garçon est entré dans la demeure sans pus de complexité. De toute façon, la forêt, elle n’appartient qu’à elle-même. C’est elle qui décide ou non de vous offrir une maison. C’est elle qui décide de vos tentations. Elle refait le monde à sa façon. Et elle a besoin du magicien et du roi. Elle a besoin des deux à la fois. De lui, et puis de toi. Alors, elle vous a attirés dans ses bras. Avec ses longues racines, ses belles histoires, elle vous a entrainés jusque-là.

Tu t’étais assis. Avec lui. Dans la maison magie. Tu te souviens qu’il t’avait redemandé ton prénom, alors que tu étais perdu dans tes contemplations. Encore une fois. « J’suis Anže. » que tu finis, par dire, comme ça, alors que tes yeux se perdent sur les flammes. Et puis y’à lui. Y’a lui qui retire ses vêtements à côté. Il est là, à se dénuder, alors tu ne sais plus trop quoi regarder. Tu ne sais plus si tu dois le fixer lui, le gamin gelé, ou bien le feu brûlant à vos côtés. Alors, tu le mattes, lui, et puis voilà qu’il sourit. Alors toi, lentement aussi, tu retires ton pull trop grand. Puis tes pompes trempées. Et puis ton pantalon tout mouillé. Tu te retrouves là, tout nu, tout prêt du feu. Vos vêtements sèchent côte à côte. Tu te roules en boule, toi aussi, contre lui. Tu vous regardes. Vous, avec vos membres trop longs, trop maigres, tout dégingandés, qui tentent de s’enrouler. Et puis un joint dans ses doigts. Comme ça. Un joint dans sa bouche. Tu y approches tes lèvres. Tu le prends dans ta main, pour fumer un peu, et puis tu lui rends, docile. Tu l’embrasses. Encore un peu. Tu craches un peu de fumée. Ta bouche sur la sienne. Ta main qui glisse sur sa peau nue. « C’est toi le magicien de la forêt, pas vrai ? » que tu demandes entre deux baisers. Et la maison, c’est celle de la forêt. La maison, y’avait pas de clé, alors c’est pour ça qu’il l’avait ouvert avec le pied. Parce que c’était un voyou. Parce que c’était un gosse vivant, et qu’il n’était pas si soumis au temps. Alors toi, pour t’envoler encore un peu, encore plus loin, tu tires encore sur son joint. Tu tires un peu plus fort, avant de le tirer avec toi sur un vieux matelas abandonné. Tout humide, et probablement tout mité.

Tu te fous sur lui. En couverture. Pour le protéger de la faible température. « T’es froid. Plus froid que moi. » Tu lui serres les doigts, et ta bouche vient embrasser ses joues glacées. Tu souffles. Tu soupires contre lui. Ta tête vient se poser sur son torse. Pour l’écouter respirer. Pour sentir la fumée qui gonfle ses poumons, avant de s’en aller. « T’es beau. » que tu souffles. Pour lui. Pour pas que la forêt vienne attraper vos mots. Pour pas qu’elle vienne tout vous dévorer. Ce sont des moments pour vous. Alors, elle vous a enfermés. Elle vous a cachés, un peu plus encore, aux yeux de la société. Et pourtant, indirectement, elle vous a exposés. Elle vous a foutus dans cette espèce de civilisation. Ta langue, elle, elle joue. Elle se glisse contre ses lèvres, contre la sienne, en caresse. Elle est douce. Sa langue. Tu caresses, du bout de la tienne. Tu découvres, un peu farouche. Tu mords la peau. Tu bouffes les lèvres. Tu glisses les mains sur les hanches du garçon égaré. Tu voudrais le réchauffer. Vous oublier. Tu voudrais le connaître un peu plus. Savoir qui il était. Savoir ce qu’il faisait. Putain, il est beau. Lui, et puis sa gueule cassée. Ses lèvres charnues, trop grosses, qui te donnent envie de l’embrasser. Tu souffles. Contre lui. Tu n’as pas envie d’y penser. Tu as le crâne trop défoncé. La tête bousillée. Faut l’oublier. Faut pas y penser. Pas à lui, puis pas à son corps, là, juste sous toi, qui te donne envie. Tu souffles, en interdit. En dépossédé. Gamin malmené. « Chez toi, c’est pas ici ? » que tu murmures, alors que ton regard se perd encore un peu sur le feu dans la cheminée. C’est chaud. C’est attirant. Peut-être que tu devrais encore l’y tirer. Y mener votre matelas presque décomposé, pour vous réchauffer. Encore un peu. Un peu plus fort. Tels deux demeurés. Le dos offert à la braise, le gelé, cambré. « Tu touches encore ma bouche ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Administrateur

Administrateur

Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 121
ϟ points : 10
ϟ âge : 23
ϟ inscrit le : 03/11/2014
ϟ date de naissance : 17/08/1994
ϟ avatar : Sylvester Ulv
ϟ crédit : abyss
ϟ âge : 20
ϟ côté coeur : il est parti en éxil
ϟ jukebox : Autour de moi les fous-Saez
ϟ double compte : Nikita, Roxxan, Keenu

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Mar 25 Nov - 12:11

HRP: Désolé du pave *sors* tu m'as inspiré (a)

...« Je suis anze »Que tu balance comme ça, tu jettes ton nom, comme un cadeau, pour que je m’en délecte quand tu le fait rouler sur ta langue, moi, je le murmure en fond de gorge, je le découpe, je le découvre, et j’l’aime bien ce nom. Ça sonne comme « Ange » . Ça te va bien, petit ange, petit homme, petit chose sans aile, petites poussière d’étoile, petite larme d’éphémère, petite relique d’éther, ça te vas bien, petit damné, petite mort, petit cœur, petit cœur et petits yeux, petites bouches. Petite existence, petite peine, petit drame. Ca t’vas bien, Ange. Tu porte tout un monde dans ton nom que tu murmure dans le bois qui craque de la cabane au fond de la forêt. Elle nous ouvert son monde, ouvert ses ombre, et ses lumière, elle nous offert le gite, la forêt, belle cuisse brune, la peau noire, la forêt, et ses cheveux verts, et les fleurs semées dans ses cheveux. La forêt, je la vois penchée au coin de la pièce, des serpents pour colliers et de l’amour plein les yeux. La forêt, nous enfant du Vert, des feuilles, du printemps, enfant de l’ébène et du chêne et du cèdre, enfant des arbres, enfant de la vie. Nous errances en hérésie.

« C’est toi le magicien de la forêt, pas vrai ? »Un sourire adulant l’innocence et les peintures d’enfants qui se dessinent en rimmels sur ton sourire. Dans la fumée que tu crache, que tu souffle contre mes lèvres et que tu joins à ta bouche pour chanter du rêve. « Je suis le magicien, t’es le roi, et t’en fait pas, j’ai déchiré la méchante sorcière, maintenant on peut rester ici, au centre de l’univers, pour l’éternité. » Ton corps viens se perdre quelques parts entre les marbres et l’ébène, au creux du miens qui t’enroule, qui se presse, pour laper ta chaleur, celle dehors, celle dedans. Comme un fou étreindrait un prince, je laisse mes doigts dessinés des spectres sur ta peau, et les runes que j’y ajoute flotte sur le derme en serment d’argent. L’instant ce suspend au bout de te pupilles et dans l’océan, et dans l’orage, et dans la tempête, et dans le maelstroms de planètes et de fantômes qui hantent ton regard. J’ai connu un homme qui te ressemblait, mais il était vide, il était gris, terne, effacé, on ne le voyait pas, c’était l’invisible, l’errance sans existence, il a fini par suinter le néant par chaque pores de sa peau. Alors ses cheveux tombèrent et ses chicots prirent la fuite, la peau sur ses joues se décolla en longues babines et ses doigts se tordirent dans des positions écœurantes. Ses yeux jadis beau avait tourné au gruau, sous la graisse de ses paupière, deux orbes vides de tout en regard de mort. Mais toi, t’as garder le feu, regarde, comme il brule, plus fort encore que la cheminé, vois comme tu me brule, ton corps contre mon corps, nous, pauvres êtres enlacés a bout de joint, a bout de vol, a bout de course, a bout de souffle. Et ta bouche encore, si douce cette fois, ta bouche encore, qui referme ses doigts partout. Je ne comprends pas et ne cherche pas a comprendre, je ne lis aucune des actions qui se passes. On subsiste en dehors de tout, en dehors des choses et du monde et des ombres. On flotte au-dessus de l’univers dans le cocon de cette forêt. La Croatie, l’Europe, la forêt même, n’était que des rêves, il n’y plus que toi, moi le feu et le néant.  Défoncé, toi au-dessus de moi, défonces moi, moi au-dessous de toi, déchires nous, nous au-dessus du monde, défonces nous, nous en dessous des ombres. L’évidence s’impose avec la force d’un coup de poings. Je te veux. Désire et délire, je te veux, je veux redessiner ce corps, l’inventer à coup d’encre et déchiré se cœur pour en vomir ses rimes, j’veux écrire les chants de ses yeux et ceux de ses lèvres, je veux parer sa peau de mots d’ambres et de miel, le parfumé de poésie jusqu’à ce qu’il en vomisse des Alexandrin. Et je veux le baiser jusqu’à la lie, jusqu’à ce qu’il plis, jusqu’à ce que nos corps se brise et s’envolent en éclats de jade.

T’es froid. Plus froid que moi. » Un sourire en cadeau d’infinis. Je suis la glace, et l’hiver,et la neige éphémère et la tempête qui brise la mer, et le mistral qui baise les montagnes. Toi, tu es l’été et le soleil sur le sable, et l’Océan chaud, le courant sous l’eau. Mais tu me réchauffe, vois ce que je perds en sangs et en maux. Tu me réchauffe et la glace meurt, et la neige éternelle devient neige éphémère, t’es un trou dans ma couche d’ozone. Je redécouvre en dedans de moi, les yeux fermé, pendant que ton pouvoir de fantome, ton pouvoir si pur se répend et dis aux herbes de poussées, et les arbres retrouvent leur feuilles, les nymphes sortent des lacs gelés et te chantent des hymnes, les Ephèbes qui copulaient et s’étaient retrouvé glacé au dernier déhanchée jouirent en suspensions contre les seins d’un ciel qui déchire le gris. Bleu. Comme tes yeux. Tu m’enchante, tu charme, tu tisse des sortilège en pointe de larme, t’es le roi des Mondes, ceux qui se cachent sous la tête, ceux qu’on invente, ceux qu’on aime. Ceux qui sont réels, ceux ou la magie plane en élixir de vie. Entre forêt et montagnes, entre écumes et dunes, paumé nous, bohémes sacrifiée en errance imbibée.

« T’es beau. » Hé, toi aussi t’es beau, petit d’homme, avec tes cils en pointe de plumes et tes yeux d’écume, tes yeux d’océan, tes yeux Poséidon. T’es beau avec ton sourire cicatrice qui fait le tour de ton visage, de la forêt et du monde, avec tes fossette qui se dessines comme de plaie quand tes lèvres se tendent, t’es beau avec ton corps trop long, tes bras immenses, ton ventre trop maigre, ton visage trop tiré, t’es beau avec tes petits cheveux blonds parsemés en tournesol sur ton crane. T’es peau petit d’homme, avec ta voix de saphir, qui roule  caresse glisse et Parre, ta vois en musique. T’es beau toi, l’ange de nacre fardé. Tes lèvres se pressent, ta langue caresse, l’innocence veut l’amour en fond de cabane, l’amour dessiné à l’encre des corps, en fusion jusqu’au os. Ma mais sur ton dos, je dessine du bout des doigts des cercles sur ta colonne, sur la cambrure, puis sur les fesses, je dessine sur ta peau incolore des sortilège obscur en secret de rune. Je te veux. Je veux te prendre comme on prend l’océan, pour voyager, s’en aller, pour se laisser dériver, chavirer. Fais-moi confiance je ne me noierais pas. Tu m’auras pas. T’es yeux ne se fermeront pas sur mon cœur. Mais mon corps. Mais mon ame. Tu ferais parti de ma dimension, celle que je superposé à la réalité pour cueillir des bouquet de bonheur. « Chez toi, c’est pas ici ? » Chez moi. Oui. C’est chez moi. La forêt c’est chez moi, et la mer aussi, et le sable des dunes, et l’eau des rivières, et les champs à perte de vue et les jungles et les cratères, les grottes obscures et les villes et les rues et les petits village et le lit des dames et le lit des hommes.  « Chez moi c’est partout, chez moi c’est la Terre entière. Bienvenue dans ma demeure » Je sourie et soupire en baiser sans avenir contre tes lèvres. Vampire.


« Tu touches encore ma bouche ? » Que tu dis en visage découpée d’ombre des lumière dans la danse du feu, que tu murmures en secret, en silence, en ordre aussi. Et moi je m’exécute regardes, moi je m’échoue en bateau ivre contre le port de ta bouche, j’y jette l’ancre en baiser, tandis que je nous retourne, nous fait rouler sur le sol poussiéreux jusqu’en devant du feu, tandis que je monte sur toi, que je me presse, que je me fond dans ta peau, ma bouche fixée à tes lèvres en baisers de passions et mes mains qui courent, vites, fortes sur ton corps, sur tes jambes, tes cuisses que je remontent à mes hanches pour te sentir, pour que ma peau et la tienne ne fasse qu’une, s’échange leur parfum, je serre ton corps contre le mien en nous en faire rompre les os. « Je te veux » En murmure dans tes oreilles, ma bouche qui suce ton cou, lape, essaie d’aspirer ton sang, ta vie. Ma bouche qui te touche, mes mains qui t’accouchent, te façonne en golem d’argile, mes mains qui saisissent ton corps, qui réveille la mort, qui tisses des soupirs entre tes lèvres et ma bouche qui s’agitent, cherchent et trouve les boutons de chairs, trouve le monde tissé d’éphémère dans ton gout de feuilles mortes, ton parfum d’automne, ton parfum de monde. Mes yeux fixé sur les tiens, je dessine des mots à bout de langue sur ta peau, sur ton ventre puis plus bas, la ou ca s’éveille, là ou ont tisse les merveille. « Je te veux » . Encore, encore un peu. Je remonte et cueille ton menton, puis ta bouche. Le joint allumé dans la bouche je te souffle l’herbe à Marie dans la gorge, pour te remplir, pour t’aider à voler. Je souffle jusqu’à ce que la fraise rejoigne le filtre, jusqu’à ce que tu ai tout lapé. Et je t’embrasse à nouveau. « T’es qui, Ange, t’es qui Anze ? » Un de mes mains s’enroule sur ta gorge, sans serrer, juste pour sentir le feu de la vie palpiter sous la paume. J’ondule en serpent. Je m’enroule et je te mangerais, petit d’homme, je t’ingererais, je vomirais ta vie dans la mienne, pour que le feu reste là, au fond des tripes. « T’es beau, enculé »
 [/justify]

________________________________

Je piss'rai sur vos tombes, j'y crach'rai, j'y baiserai. Que l'on baise sur ma tombe que l'on pisse dessus pour qu'elle garde toujours l'odeur des filles de joie de ces chaleurs aux chiennes qui font les mois d'avril qui font que les chiens courent après le cul des filles. Allez ressers ton vin car nos corps sont à vise, allez donne ton sein que nos bouches soient pleines pour qu'enfin jusqu'au ciel on fasse de ces amours qui font que les hommes parfois valent bien plus que leurs dieux. Je piss'rai sur vos tombes j'y crach'rai j'y baiserai, avec celles qui voudront et des hommes s'il le faut, comme un doigt qui se lève devant les bienséances et qu'on garde bien haut juste pour dire à dieu adieu
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 290
ϟ points : 26
ϟ âge : 21
ϟ inscrit le : 26/03/2014
ϟ date de naissance : 27/07/1996
ϟ avatar : philip ellis
ϟ crédit : .reed
ϟ âge : vingt ans
ϟ côté coeur : des murs.
ϟ double compte : yuri tymoshenko

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Jeu 27 Nov - 21:58

Don't tell me that there's nothing wrong

« Je suis le magicien, t’es le roi, et t’en fais pas, j’ai déchiré la méchante sorcière, maintenant on peut rester ici, au centre de l’univers, pour l’éternité. » Il te plait. Tu aimes bien sa façon de raisonner. Sa façon de penser. Tu aimes bien le fait qu’il veuille bien s’accorder avec tes idées. « T’as bien fait, tu sais. T’as bien fait de t’en débarrasser. Elle était mauvaise. Puis pas jolie. Puis pas gentille, aussi. »que tu souffles. Et puis y’a ses mains qui courent. Y’a ses mains qui se baladent sur ton corps, alors que toi, tu t’entraines, tu t’acharnes à l’embrasser. Y’a la violence des envies qui s’installent dans vos regards. Y’a la violence de vos idées. Tu ne sais plus, t’es perdu. Y’a le feu dans ton sang. Y’a le feu partout autour de vous. Et puis tes yeux qui brûlent. Et puis ton corps qui s’enflamme. Et puis le sien, là, juste sous toi. Tu as le corps qui crame. Le corps qui meurt d’envie. Le cœur qui meurt de lui. Erèbe. Le bel Erèbe. Le bel éphèbe. L’éphèbe glacé. Erèbe gelé. Erèbe qui tu voudrais réchauffer. Erèbe menace de crever. Erèbe, tu ne pourrais point, là, de suite, te résoudre à l’abandonner. Dessins sur ta peau. Encore. Dessins d’Erèbe. Toi, tu soupires. Doucement. Pour lui. Pour lui faire plaisir. Pour lui montrer que tu pouvais ressentir. Pour lui montrer que tu savais écouter. Pour lui montrer que tu étais capable de ne pas constamment t’égarer. « Chez moi c’est partout, chez moi c’est la Terre entière. Bienvenue dans ma demeure » Lui, c’est la grande magie. Lui, c’est un quasi dieu, c’est un génie. C’est un prince d’ailleurs. C’est un maître. Mais pas le roi de la forêt. Non, non, non. C’est différent. Lui, c’est pas pareil. Lui c’est Erèbe, lui, c’est un démon. Mais un beau démon. C’est le magicien à la gueule ravagée qui vient encore te voler quelques baisers. C’est un héros d’après tes quelques idées.

Monsieur t’obéit. Monsieur s’écrase contre toi, contre tes lèvres, pour t’offrir un baiser. Et puis tu sens ton corps qui roule. Tu le sens qui t’entraine, qui t’emporte. Point chaud. Tu sens la chaleur qui vient caresser ton flanc. Lentement. Y’a le monde qui roule, qui tourne, qui s’envole, alors que Monsieur Erèbe t’emporte dans la pièce. Le sol vient se plaquer contre ton dos. Et puis tu perds le fil. Y’a ses mains qui se pressent contre toi. Y’a ses mains qui deviennent démones, démoniaques, maléfiques. Y’a ses mains qui t’arrachent des soupirs, et ses mots qui t’offrent mille et un souvenirs. « Je te veux. » que tu entends, au creux de ton oreille. Presque lointain. Tu te demandes si c’est dans ta tête. Tu te demandes si tu n’es pas trop loin. Mais c’est sans importance. C’est sans importance, puisqu’il est là pour s’envoler avec toi. Sa bouche dans ton cou. Sa bouche qui suce, démone, sa bouche qui tente de trouer ta peau. Tu gémis un peu, avant d’apposer la tienne, de bouche, sur la sienne. Puis elle glisse, elle glisse, sur la clavicule. Elle laisse des marques. Doucement. Pour montrer aux autres qu’Erèbe est à toi, ce soir. Pour lui montrer, à lui, que tu l’avais laissé te posséder. Pour lui montrer que vous n’étiez plus des ombres cachés dans la réalité. Tu voulais lui montrer que vous aviez une réelle identité. Et puis ses lèvres, elles s’en vont. Ses lèvres, elles s’écoulent sur ton ventre. Elles glissent là, entre tes jambes, pour s’amuser. Tu écartes les cuisses, enfant soumis. Tu écartes les cuisses, juste pour lui. « Je te veux. » Encore. Et puis toi, alors. Toi, tu le désires. Toi, tu veux t’oublier avec lui. Au moins pour cette nuit. Toi, t’es capricieux. Toi, t'as besoin de lui. Toi, t’as besoin du demi-dieu. Sa bouche parcourt le labyrinthe de ton corps. Elle tourne, tourne, s’égare. Partout. Sur ton bas-ventre, sur ton torse, sur ton cou, sur ta bouche. Il te souffle un peu de fumée entre les lèvres. T’as l’impression qu’il t’ajoute un peu de vie. T’as l’impression qu’il t’enlève un peu de vide. Et toi, tu voles.

« T’es qui, Ange, t’es qui Anže ? » Qui t’es ? Tu souris. Tu ris en te cassant le cou. Qui t’es ? T’es Anže. Enfin. Qu’il joue ainsi sur ton prénom te fait rire encore un peu plus. T’es pas Ange. T’es Démon. T’es une putain de tornade blonde. « J’suis Anže. C’est tout, non ? J’suis comme toi, j’suis un garçon. Et c’est moi, le roi. » Et puis les mains du diable, elles se serrent contre ta gorge. Doucement. Avec amour. Tu le sens onduler tout contre toi. Et toi, toi, ça te fait gémir. Encore un peu. T’es le roi soumis. Tu as abdiqué. Ou alors, t’es possédé. Manœuvré par tes conseillers. Mais tu as le sentiment qu’avec Erèbe, ce n’est pas pareil. Avec Erèbe, c’est différent. « T’es beau, enculé » Tu t’es vu ? Tu t’es vu, dis ? Ça gueule dans ta tête. Tu souris un peu. T’aimes bien cette juxtaposition de termes. Qu’il te traite de beau et d’mauvais. T’aimes bien qu’il t’insulte un peu. Ça te met la rage au ventre. Alors tu griffes. Tu griffes son dos, en sale bête. En gamin sauvage. En gosse mal élevé. Tu lui lacères la peau. Violent chaton. Chaton mignon. « Tu trouves ? Et, tu t’trouves beau, toi ? » que tu demandes. Comme ça. Et puis tu tends le cou. Tu tends le cou pour venir t’écraser sur ses lèvres, tel une vague sur un rocher. Tu décolles les épaules du sol pour venir l’embrasser. Tu croques sa bouche. Tu croques sa bouche comme un petit sauvage. Tu déchires sa peau. Tu découpes la fine membrane qui entoure ses lèvres pulpeuses. Tu achèves ton baiser sanglant. Doucement. Lentement. Tes jambes s’enroulent autour de ses hanches, alors que tu lui offres un dernier baiser, plus insistant. Puis, presque tendrement, tu viens presser un pouce sur sa bouche en sang. « Tu me veux pour combien de temps ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Administrateur

Administrateur

Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 121
ϟ points : 10
ϟ âge : 23
ϟ inscrit le : 03/11/2014
ϟ date de naissance : 17/08/1994
ϟ avatar : Sylvester Ulv
ϟ crédit : abyss
ϟ âge : 20
ϟ côté coeur : il est parti en éxil
ϟ jukebox : Autour de moi les fous-Saez
ϟ double compte : Nikita, Roxxan, Keenu

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Dim 30 Nov - 14:37




L’écho de ta peau sur ma peau. Le son de nos souffles contre nos os. La musique du feu en valse pour corps frileux. Flamme de glace, glace de feu. On roule en dératé et le sol sous ton dos est l’océan d’un monde nouveau, celui qu’on enfante à bout de rétine écartellée, plongé dans le bains d’inepties, de douceur vespérale et  des souffles érratiques de la forêt contre nos os. On s’embrasse en échafaud, en pendaison. En éxécution. On frappe nos lèvres trop fort, trop fort, ca sonne trop fort et je m’envole, je m’envole en dessus de nous, de moi, de toi, si haut, si loin, résumer le monde à nos peaux qui se fracassent et s’alanguissent comme la Mer sur la grève. «  J’suis Anže. C’est tout, non ? J’suis comme toi, j’suis un garçon. Et c’est moi, le roi. ». Oh t’es le roi, enfanté à bout de ciseau, poupée découpée par le bourreau. T’es roi du monde des eaux, ces océans que tu garde en secret dans tes yeux. Je nage, je nage dans la couche d’eau qui couve tes pupilles. Et ma bouche contre ta bouche se brise. Les griffe se referme doucement, le monde me renverse, me bats et me traine jusque dans la cage de ta poitrine, là, contre tes poumons, scind en dedans de toi, contre toi. "Tu trouves ? Et, tu t’trouves beau, toi ?» Mon sourire fait le tour de la cabane pour rentrer dans ta bouche que je lappe comme un chiot, tristesse avide de caresse, soumise à l’intensité de ton regard. Le feu découpent ton corps d’or et d’ében, les ombres je joue en danse d’apocalypse. Et puis, les flammes se reflente entre tes paupière, la mer se parre d’enfer et la géhenne liquide coule en larme unique au coin de ma paupière. Ca ma touche, comme t’es beau, comme on est beau, comme c’est beau maintenant, ce jeu de regard et de corps, ce jeu dangereux de secret, ce jeu de mort. Ma main autour de ta gorge serre un peu, à peine, puis s’éteins. Et ma bouche forme une courbe suspendue. « J’dois l’être, tes yeux m’disent que oui, j’suis beau ».

Le soir en frappe d’étain. Et l’ame, et la liberté, et la resistance. Mon cœur en libérance s’éteind. Ne reste que la lune du nouveau monde qu’on tisse, qui se lève doucement.  Et je me rappelle le temps d’une seconde une peau noire ceullie un soir que j’ai aimé comme j’aime la tienne, l’espace d’une nuit couvé du rugissement des lionnes, dans la savane, seul en haut de l’arbre, et sa peau brune, et lèvres violette, ses yeux sombre que le ciel du Kenya.  Elle avait les seins lourds, les paupière tendre et le murmure en parole d’esprit, c’est l’essence de la Terre de génèse qui coule dans sa bouche et les mots qu’elle conte dans sa langue musicale sonnent comme des prophéties. Puis sa bouche contre mon coup et le nos qui s’étreignent en secret. Quelques part, une hyriène piaf. Elle sait que la nuit tisse la vie, mais le jour qui arrive déchire tout. La lumière déchires tout, alors je t’aime dans les ombre, toi lumière noire dans le jour trop clair. Je te veux jusqu’à la fissure. Jusqu’à l’écchymose. Nos lèvres sont rose, closes.


C’est force en violence dans ta bouche qui s’échoue qui frappe, qui lappe, qui mort, cannibale, qui déchire pour trouver le sang, boire la substance de la vie, le ciboire de tes envies, et tu est là, animal, ton corps courbe en tention, enflammé sous le mien, et je continue de danser contre toi, de danser le monde, de valser les ombres jusqu’à l’apothéose. Mes yeux dans tes yeux, ma main dans ta main. Ta question, j’ouvre tes jambes et je sourrie, mes digitale passe et caresse, cherche et rentre et tes soupirs se tissent en agonies, il monte haut tandis que moi, je te prépare, moi je te travail avec la douceur d’un artiste, je peint dans ton souffle qui s’érode et tes yeux clos, ma bouche sur ta gorge, petite morsures, et puis, quelques mots «  Tant que t’allumera la lumière, tant que tu rachauffera le froid dedans, et puis tant que j’aurais envie de te voir, te sentir, t’entendre, tant qu’on volera, tant que j’voudrais t’écrire ».  Je remonte ta cuisse sur mes hanches, elles sont fines tes cuisses, comme tout ton corps, construit en fil unique, montage de cristale trop fragile. Mais je m’y enfonce, douceur, violence, nous courbes et s’épousent et nos souffles  deviennent rance, érrance, rauque, je frappe en dedans, à l’intérieur et la drogue dans mes veines déculpe tout, chaque sensation, je m’enfonce dans un cocon de lumière. Te faire l’amour comme on se seringue le monde, te baiser en shoot d’héro. C’est aussi bon qu’un fixe putain, c’est la scission entre l’ombre et la lumière. La fusion du marbre et de l’ében. Tes chair sont fermés en étau de feu sur moi, et je frappe, porter par une tendresse amante, puis ensuite, j’me rend compte. J’me rend compte que tu m’en ferme peu à peu dans la cage de te cils, dans le flots de tes mots, dans la poèsie de tes lèvres et dans l’eau de ton corps, l’eau noire de la mort. Alors violence, mon corps frappe fort, trop fort surement, nos peau jouent au tambour et tes souffles se muent en gémissements, en cris sacrée, en sacrement, regarde, Roi, comme je te vole ta couronne. Moi, le monde, les anges, et toi qui m’érode. Regarde, roi, comme tu brule sous moi, comme je te consume. Je te fumes. Nimbé de sueur, brillant, le plaisir montant, encore et encore, ton lobe entre mes dents, puis souffler dans ton oreilles « Et toi, combien de temps tu veux que je te veuille ? »

________________________________

Je piss'rai sur vos tombes, j'y crach'rai, j'y baiserai. Que l'on baise sur ma tombe que l'on pisse dessus pour qu'elle garde toujours l'odeur des filles de joie de ces chaleurs aux chiennes qui font les mois d'avril qui font que les chiens courent après le cul des filles. Allez ressers ton vin car nos corps sont à vise, allez donne ton sein que nos bouches soient pleines pour qu'enfin jusqu'au ciel on fasse de ces amours qui font que les hommes parfois valent bien plus que leurs dieux. Je piss'rai sur vos tombes j'y crach'rai j'y baiserai, avec celles qui voudront et des hommes s'il le faut, comme un doigt qui se lève devant les bienséances et qu'on garde bien haut juste pour dire à dieu adieu
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 290
ϟ points : 26
ϟ âge : 21
ϟ inscrit le : 26/03/2014
ϟ date de naissance : 27/07/1996
ϟ avatar : philip ellis
ϟ crédit : .reed
ϟ âge : vingt ans
ϟ côté coeur : des murs.
ϟ double compte : yuri tymoshenko

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Dim 7 Déc - 0:00

Don't tell me that there's nothing wrong

Il est beau. Il est beau, avec ses lèvres qui courent sur ta peau. Elles sont douces, les mains qui glissent sur toi. Ses doigts qui t’égorgent lentement, toi, poisson hors de l’eau. Tu le fixes avec tes yeux de poisson mort. Tu le fixes avec tes prunelles pleines de passion. Avec cette sorte d’amour. Avec cette particulière fascination. « J’dois l’être, tes yeux m’disent que oui, j’suis beau. » Toi, t’aimes bien quand tes yeux montrent ce qui se trouve au fond de ton cœur. T’aimes bien qu’il sache que tu le trouves beau. C’est un peu comme une faiblesse. C’est un peu comme un cadeau. Alors, en guise de réponse, tu l’embrasses. Tu joins ta langue au baiser. Pour lui montrer. Pour lui montrer à quel point il est beau. A quel point tu trouves quelque chose d’accrocheur dans sa gueule cassée. Sa gueule contre laquelle tu t’échoues, vague sur un rocher. De l’écume jaillit de vos baisers. C’est la mer. C’est l’océan. C’est un mélange de civilisation. C’est le réceptacle des connaissances des cinq continents. Toi, tu t’accroches au corps du demi-dieu. Tu t’accroches à celui qui sait. A celui qui a vu. A celui qui voit. Tu t’y agrippes, comme un demeuré. Tel un forcené. Tu laisses tes doigts percer sa peau. Tu laisses tes ongles creuser son corps. Tu le façonnes encore. Avec lui, tu continues la création de vos deux corps. Ses doigts qui glissent en toi. La réponse à ta question. La réponse à ton imagination. Tes cuisses écartées. Tes gémissements qui s’élèvent doucement. Et puis tes doigts qui continuent de le torturer. Tes doigts qui continuent de massacrer sa peau. Avec amour. Avec la délicatesse d’un sauvage égaré. Avec la douceur d’un gamin trop gâté. T’as envie de lui montrer. Toute la passion. Tout ce qui enflamme ton corps. Tu veux lui déchirer la peau pour en voir les os. Tu veux lui retirer son masque, sa coquille, le mettre à nu. Et toi, toi, tu t’offriras à lui. Comme ça aussi. Sans masque, sans rien pour te cacher. Sans rien pour te justifier.

Ses dents mordent ta peau. Voilà que Monsieur se décide, lui aussi, à te dégager de ton enveloppe de chair. « Tant que t’allumeras la lumière, tant que tu réchaufferas le froid dedans, et puis tant que j’aurais envie de te voir, te sentir, t’entendre, tant qu’on volera, tant que j’voudrais t’écrire. » Tu soupires. Tu souffles ton âme. Tu le sens remonter un peu tes jambes fils. Toi, tu l’enlaces avec tes longs membres trop maigres. Tu gémis quand il se glisse en toi. Encore un peu. Encore plus fort. T’as le souffle qui fait un rodéo. T’as le souffle qui se fait secouer, pris dans un typhon. Tu as le cœur qui foire, le corps qui halète. « Erèbe … » Gémissement. Excès de violence. Gueule cassée oublie l’amour. Amour est oublié. Gueule cassée s’acharne sur les vas-et-viens sur ton corps. Il s’acharne à molester ton cœur. Gueule cassée te fait l’amour avec toute la violence que ton corps essaie d’enfermer. Toi, tu lui tires les cheveux. Tu tires sa tête en arrière, et tu tends le cou pour embrasser ses lèvres pleines de sang. Tu cambres le corps. Tu ondules des hanches, lentement. Tu lâches quelques cris à la forêt. Tu lui offres le droit d’entendre tes ébats. Tu lui donnes le droit, à la forêt, de sentir ton cœur qui bat trop fort sur ses racines. Et lui, Erèbe, éphèbe, il te mord les oreilles. Il te grignote. Il t’avale d’amour. « Et toi, combien de temps tu veux que je te veuille ? » Ça te fait gémir. Ça te fait gémir, tandis que tu tentes de réfléchir. « Jusqu’à ce qu’on ait plus rien à se raconter. Jusqu’à ce que la forêt ne veuille plus de nous. Jusqu’à ce qu’elle décide que nous ne sommes plus rien pour elle. Plus rien que de simples passants, des longs marcheurs, juste des adolescents. »

T’as pas envie de lui sortir un pour toujours. T’as pas envie, parce que tu ne doutes pas que ce ne sera jamais ça. Toi, t’as envie de lui. Là, de suite, tant que le temps le voudra. Tant que y’aura un peu d’héro pour vos corps, un peu de beuh, un carton, une cuillère, du papier à cigarettes. Tant que y’aura un monde logique dans son illogisme. Tu le veux, tant qu’il sera là. Tant qu’il sera là pour toi. A te faire l’amour. A t’embrasser. Et tant que toi, tu peux lui mordre le cou. Tant que toi, tu peux lui croquer les dents. Et c’est reparti pour vos baisers sauvages. Pour vos embrassades de demeurés. Le sol froid te tale le dos. Son être te fait l’amour. Encore. Mélange d’émotions. Tempête de sable. Tu montes au ciel. Tu touches les étoiles. Suffit de tendre le bras. Suffit de se mettre sur la pointe des pieds pour les attraper. Tu jouis. T’as le corps courbé, tremblant d’émotion. Frissonnant de sensations. T’as les ongles crispés. T’as le cœur essoufflé. L’être tout cassé. « Magicien, Erèbe. » que t’as soufflé. Perdu entre deux mondes. Perdu entre deux univers, deux dimensions. T’es là, perdu sous lui. Perdu pour lui. Perdu à cause de lui. Perdu grâce à lui. « Tu m’écriras ? » que tu murmures. Tu souffles, comme ça. « Tu m’écriras comment, hein ? Tu m’écriras comment, avec tes dents de requin ? Avec tes mains de magicien ? » Tu souffles, haletant. T’as le corps en sueur. T’as l’être brûlant. T’as l’âme bouffée par toutes ces idées. T’as l’esprit qui dérive. T’as le corps drogué. Un peu trop encore. Y’a des milliers d’étoiles sur la voûte habituellement immaculée. « T’as la formule magique ? La formule magique pour faire battre les cœurs plus grands, pour faire danser les corps plus forts, pour les conduire jusqu’aux étoiles, l’espace d’un instant. Pas vrai, hein ? J’sais que tu l’as, crétin. J’vais comprendre qui tu es, t’sais. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Administrateur

Administrateur

Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 121
ϟ points : 10
ϟ âge : 23
ϟ inscrit le : 03/11/2014
ϟ date de naissance : 17/08/1994
ϟ avatar : Sylvester Ulv
ϟ crédit : abyss
ϟ âge : 20
ϟ côté coeur : il est parti en éxil
ϟ jukebox : Autour de moi les fous-Saez
ϟ double compte : Nikita, Roxxan, Keenu

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Sam 13 Déc - 18:24

Le sang a scellé nos bouches et nos corps en frictions s’attouchent, se touchent, louchent. Nos corps se tiennent, se frappe, se fusionne en peinture exquise, couleurs partout, couleur sur ta peau, et le rouge qui se joint au noirs, et le blanc et le bleue, et le gris éternel de tes yeux . Danse d’amours, danse haine, nos corps de feu en ejaculat de géhenne, et je frappe, et je frappe, j’entre et je sors, je tisse tes soupirs, mes mains palpent tes courbes, tes traits, j’imprime ton odeur, j’imprime la douceur de ta peau, la puissance de tes mots, le timbre de ta voix qui se brise. J’imprime le gout de ta bouche celui de nos baisers sanglants, j’imprime nos corps qui se touche et s’aime. J’imprime le moment, l’eternel en scision, nos corps nu trempé qui brilles, nos corps qui s’enlacent, nos corps qui se frappe et tes ongles qui dessine des lignes vermeilles sur mon dos. J’imprime tes yeux fendu, le plaisir en fond de pupille, comme si l’Océan pouvait jouir, comme s’il avait enfin pu baiser la plage. Comme si il avait enfin pu se blottir entre les cuisse de la terre. C’est la fusion des éléments, quand la Mer aime la Terre. C’est l’Atlantide et nos corps difforme d’adolescent s’épousent dans la lumière du feu qui viens lécher nos peaux, chaleurs dedans, chaleurs dehors. On brule vois, petit roi, vois, comme on s’consume, comme nos lèvres charniers sont brasiers, vois l’Holocauste dans nos dents qui s’accrochent, vois, les cages et les bourreau dans nos cœurs qui s’rapprochent, vois, nos libertés qui s’étiolent. Et moi je te fais l’amour, vois petit roi, comme tu t’offre. Tes jambes posées sur mes épaules, ouvertes, et toi, figure lascive, presque morte, étendue et perdue en regard de buée. Et puis je me baisser, mes hanchent frappent encore, je ceuille tes lèvres et t’embrasse en baisers de mort. La Petite. La Grande. Qu’importe. On s’aime dans le tombeau des feuilles. « Jusqu’à ce qu’on ait plus rien à se raconter. Jusqu’à ce que la forêt ne veuille plus de nous. Jusqu’à ce qu’elle décide que nous ne sommes plus rien pour elle. Plus rien que de simples passants, des longs marcheurs, juste des adolescents. » Je sourrie, presque triste. J’m’attendais pas à la niaiserie d’un toujours. Toujours ne dure qu’une heure, ni a une promesse d’éternité, j’ai le sourire triste de voir que toi aussi, malgré tes traits d’enfants, malgré ton corps pas droit, ton ame pas droite, ton cœur désaxé, malgré tout ça tu sais, que toujours, toujours ne dure qu’une heure.

On roule sur le sol comme des dératés, violence dans nos étreintes, rougeur contre nos lèvres et sur ta gorge que je marque, j’appause mon sceau. Tu es à moi ce soir, tu es à moi, petit roi, ce soir, coucher dans l’emeraude, dans les bras des arbres, coucher au cœur du monde, ce soir t’es à moi, petit roi. Nos coups sont plus fort, regardes, on se bats jusqu’à la petite mort, regardes, nos corps qui se fendent, se baisent à s’en briser et ton dos qui se cabre, arc parfait, près à tiré. Et puis, la chaleur qui court partout, le feu qui brule le ventre, les tripes qui s’emmélent et des millions d’étoiles qui explosent sous les yeux, et je plonge mon regard dans le tien quand tu jouis, quand tu se serre, quand tu te tends, tes yeux sont fendu. T’es beau mon roi, t’es beau quand tu jouis. Tu me baise à coup d’yeux en orgasme. La vision de tes prunelles fendues en ogives sauvages me fait monter et grimper au rideau, déchirer le ciel, tringlé la lune et me fondre dans le soleil. Je viens dans une serment de peau qui porte ton nom. « Anze…. »

Nos corps s’embrassent encore et s’enlacent. Nos semences séchent. La forêt s’endors, et moi, moi j’ai le diable au corps, je te veux encore, je te veux petite mort, grande, je te dévores. Moi j’ai l’ame des L’Infidèles, j’veux trahir la forêt et de faire l’amour dans la ville, entre les arbres de bétons , j’veux te faire l’amour dans la mer. J’veux te faire l’amour sur l’air, en haut des nuages, plus encore. J’veux bouffer tes heures et vomir ma vie dans la tienne. Embaumé nos cœurs dans les feux de la géhénnes. Tu parle, petit, tu parle et tu veux que je t’écrives, je t’écrive en magie et en prédation constriction d’encre, serpent de verbe, la rime acerbe. Oui, je la connais la formule magique, mais crois pas, elle se cache, j’la sors pas,c’est une cage, t’immagines pas. Et puis, j’suis magicien quand j’le veux, pour le moment je suis poète. La formule en trois mots, jamais j’l’ai dites, jamais j’la dirais. La magie est une cage d’or dans laquelle on pourrit. J’suis l’oiseau sans chaine. Un magicien garde sa magie pour lui. Je dessine du bout des doigts sur ton épaule, en souriant, embrassant de ça et là ton corps chaud. « J’veux qu’on s’endorme ici et qu’on s’reveille pas, qu’on reste sceller dans la forêt, qu’on se brise pas ». Demain est un linceul, tu sais, demain effacera la drogue de nos sangs, les souvennirs de nos tête et tout partira en fumée, c’qu’on vient de tissé, la magie qu’on a filé, le gode qu’on a enfilée au parques, tout, tout ca ne seras qu’un mirage suspendue dans l’océan de la mémoire . Je ne navigue pas sur le passé. Alors reste là, que demain les mirage soit palpable. Ma mais tatonnes, cherche ma veste, fouille dans le tissus trempé. Les pochons sont secs, j’en sors le matos. « Tu veux un fix’ ? » J’embrasse ta bouche. Dans la cuiller le citron se mèle à l’héro. « Injectes moi ».

________________________________

Je piss'rai sur vos tombes, j'y crach'rai, j'y baiserai. Que l'on baise sur ma tombe que l'on pisse dessus pour qu'elle garde toujours l'odeur des filles de joie de ces chaleurs aux chiennes qui font les mois d'avril qui font que les chiens courent après le cul des filles. Allez ressers ton vin car nos corps sont à vise, allez donne ton sein que nos bouches soient pleines pour qu'enfin jusqu'au ciel on fasse de ces amours qui font que les hommes parfois valent bien plus que leurs dieux. Je piss'rai sur vos tombes j'y crach'rai j'y baiserai, avec celles qui voudront et des hommes s'il le faut, comme un doigt qui se lève devant les bienséances et qu'on garde bien haut juste pour dire à dieu adieu
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 290
ϟ points : 26
ϟ âge : 21
ϟ inscrit le : 26/03/2014
ϟ date de naissance : 27/07/1996
ϟ avatar : philip ellis
ϟ crédit : .reed
ϟ âge : vingt ans
ϟ côté coeur : des murs.
ϟ double compte : yuri tymoshenko

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Mar 23 Déc - 16:55

Don't tell me that there's nothing wrong

C’est vos souffles essoufflés qui résonnent. C’est la sensation de la mer qui frappe la plage avec tendresse. C’est le plaisir violent des vagues qui claquent sur le sable. La douceur violente. La douceur hurlante. Elle retenti dans la baie dans un époustouflant vacarme. Monstre. Etres difformes. Tu t’égares en acrobaties le long de son corps. Tu gémis. Tu soupires. Tu t’oublies. « Anze…. » Ton nom qui résonne. Ton nom qui s’échoue tel de l’écume. Erèbe est là pour te rappeler. Erèbe est là pour te faire exister. Toi, tu lui en réclames encore. Tu lui réclames de te faire vivre deux secondes de plus. Encore un peu. Toi, t’as un peu la trouille de te faire oublier. Alors tu comptes sur lui, aujourd’hui. Puis sur les autres demain. Tu comptes sur eux pour te donner envie. Pour te permettre d’avancer. C’est l’extase. C’est l’envie. Ce sont vos corps qui se cambrent vos doigts qui cherchent à toucher un bout de ciel. Tu crois avoir gémi un peu plus fort encore. Tu t’es perdu dans tes soupirs. Tu t’es égaré dans ses sourires. Alors, tu t’es oublié là. Tu t’es laissé là, le corps sur le sol glacé, allongé. Et puis y’à ses lèvres. Y’a ses lèvres qui viennent te voir, qui se déposent contre toi en caresse. Y’a ses lèvres qui te font gémir. Encore et encore. Y’a ses doigts qui te redessinent. Elles te font frissonner. Elles te font soupirer face à ses monstruosités. « J’veux qu’on s’endorme ici et qu’on s’réveille pas, qu’on reste scellé dans la forêt, qu’on se brise pas. » Toi, tu hoches la tête sans trop savoir quoi dire. Egaré. « On va s’briser, tu sais. On va débarquer tel deux grandes tornades dans l’univers, dans le monde entier, pour exploser en myriades d’étoiles dès que les autres auront les yeux fermés. » Dès que le monde aura fait semblant de vous oublier. Et le temps se sera arrêté. Il sera pour vous, accroché à vos idées jusqu’à la fin de l’éternité.

Ses mains s’envolent. Ses mains cherchent dans les vêtements détrempés. Ploc. Ploc. Ploc. Les gouttes tombent au pied de la cheminé. Le feu crépite. Toi, tu le regardes encore, jamais lassé. Tu le vois sortir ses instruments. Sa gueule cassée cherche, ses mains jouent, agiles. Tu le fixes, allongé sur le sol. Les bras tendus au-dessus de ta tête. Le corps penché sur le côté. Tu le contemples comme si tu n’en avais jamais eu l’occasion. Tu regardes son corps nu avec admiration. « Tu veux un fix’ ? » Baiser sur tes lèvres entrouvertes. Tu souffles. Tu t’approches un peu, doucement. Appuyé sur les coudes. « Ouais … » que tu murmures. Tu laisses tes mots s’échapper. Tu soupires. Tu souffles avec impatience. Tu en as envie. De tout ça, puis de lui. Alors, tu le regardes préparer. « Injectes moi. » L’ordre résonne à tes oreilles. L’ordre résonne, alors que tu fermes un instant les yeux pour lui embrasser le cou. Tu as noué un garrot sur son biceps. Tu t’es perdu à regarder les veines se dessiner. Lentement. Tes doigts sont venus saisir une seringue dans son bordel. Tu as laissé la pointe tremper dans le fond de la cuillère. Tu as joué avec tes doigts. Tu as aspiré. Puis, tu es venu embrasser son bras. Et tu as planté doucement l’aiguille sur la peau redessinée. Tu l’as injecté. Tu lui as obéi. Tu l’as écouté. Parce que la tentation était trop forte. Parce que la promesse semblait sincère. Parce que ses mots semblaient réels. Alors tu l’embrasses. En attente. « Puis moi ? Puis moi, j’y ai le droit ? » Puis moi, tu me planteras une aiguille dans le bras ? Puis moi, tu me montreras ce que ça fait ? Tu me prouveras que j’existe encore, qu’à tes yeux, je suis là ? Tu me montreras que je suis libre, juste pour toi ? Il te montrera que tu existes ? Hein ? Puis, dans un silence, tu défais, un peu sauvagement peut-être, le garrot de son bras.

Tu le noues pour toi. Tu le noues sur toi. Tu le serres avec les dents. Gamin rageur. T’as les mains qui tremblent. Les poings serrés. T’as envie, et tu ne veux pas lui laisser l’occasion de décider. Plus jamais. Non. Toi, tu veux t’envoler. Tu veux te sentir bien. Tu veux te sentir exister. Puis t’oublier. Tu veux sentir les angoisses s’apaiser. Tu veux savoir. Tu veux partir quelque part. Tu veux t’envoler dans les cimes de la forêt. Tu l’embêtes. Tu joues de ses mains pour le forcer à préparer ta dose. Tu embrasses son cou. Pressé. T’as peur qu’il s’en aille, puis qu’il t’oublie. T’as peur qu’il reste là, à s’envoler sans toi, et que tu ne puisses que regarder son corps nu s’extasier. Alors, tu l’enlaces. Tu l’entoures de tes bras, de tes jambes, et tu te laisses le droit de le caresser. Tu touches. Tu glisses sur sa peau abimée. Sur le corps qui sort des abymes. Sur l’être des abysses. Monstre marin. Tu l’attends, là. Tu te demandes quand est-ce qu’il te fixera avec ses grandes dents, et qu’il te dévorera. « Moi aussi, je veux. » que tu murmures. Toi aussi, tu le veux. Tu veux ci, tu veux ça. Tu veux ce qu’on t’a promis. Tu veux ce que les lèvres ont murmuré. Tu veux ce que les lèvres ont laissé échapper. Alors, tu lui mords l’oreille. Capricieux. Tu mords, impatient qu’il se mette à travailler. Impatient qu’il décide de te faire partager un moment. Une goutte d’héro. Un peu de citron, quelque chose pour t’envoler. Pour mieux voir, t’as besoin de tes pupilles dilatées. Pour mieux voir, tu as besoin qu’il t’emmène rêvasser. Qu’il t’emmène et qu’il te laisse dériver. Tu veux aller toucher les nuages. Tu veux aller caresser les ciels du monde entier. Baiser les dieux. Lui baiser les yeux. Tu as besoin d’être toi, pour toi, pour l’éternité. T’as besoin d’aller voler le trône des rois, de les pousser, pour leur montrer que l’équilibre n’est qu’une croyance, qu’il reste précaire, et qu’il suffit d’une tornade comme toi pour tout faire basculer. Toi, rebelle, tu tends ton poing serré. Alors, d’un voix autoritaire, tu déclames : « A toi, gueule cassée. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Administrateur

Administrateur

Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 121
ϟ points : 10
ϟ âge : 23
ϟ inscrit le : 03/11/2014
ϟ date de naissance : 17/08/1994
ϟ avatar : Sylvester Ulv
ϟ crédit : abyss
ϟ âge : 20
ϟ côté coeur : il est parti en éxil
ϟ jukebox : Autour de moi les fous-Saez
ϟ double compte : Nikita, Roxxan, Keenu

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Sam 10 Jan - 12:35

DESOLE DAVOIR MIS TROIS MILLE ANS.
et pis désolé, c'est nul.


J’ai coucher ton corps sur l’horizon. Et je marche et je marche, sans jamais l’atteindre. Suspendues, tes courbes entre les ciel et la terre, et la vie décimée, nos cris en enfers. J'ai coucher ton corps sur l'horizon, alongé tes soupirs sur la ligne mince, et je marche et je marche, sans jamais l'atteindre. J’ai tissé magie, sur l’encre et nos cris, et les crimes éffacée, et les cimes émaciées. J’ai volé, à bout de lèvres pour être à bout de souffre, je t’ai injecté dans une grande seringue, comme un larme de wisky dans un verre ébréché. J’ai coucher ton corps sur la sève du monde, infiltre tes ombre de la lumière. J’ai déssiné des Dieux pour couver notre nuit, nos élixir et nos rire de martyrs. Les yeux clos j’écoute ta voix tissé l’avenirs, la tornade tu dis, moi je veux un brise sur la peau, une bruine sous les os. Nos serments d’argent tombe comme de la neige, dans le silence de l’instant mièvre, celui là enlacé, nu, trempé, chauffé, dur du cœur, dur du corps, l’instant sourd qui m’écoeure et la formule magique qui me brule le cœur. J’aime tes yeux sans rires, sans avenirs, tes soupirs qui font écrire les grand poème, j’ai ta bouche et ton visage d’enfant. Père je suis, mon Inceste tu es. Crime sous la lune, crime dans la forêt, les cimes des arbres couvent nos louvoiements. Serpents, Serpent, Lucifer se glisse entre les cuisses d’Adam.

Eve n’est qu’un songe, c’est le vice et la vertue qui ont enfantée le monde. La femme n’est qu’un ombre trop pleine, un arc pas assez tendue, une fléche molle. La femme n’est qu’un dessin moite, une chatte miaulante, rien d’autre. Les hommes ont la grandeurs des ames, les femmes, celle des armes. C’est les seins des saintes vierges qui ouvrent les cœur, détruisent, crache, enferme les mœurs, congélent. Le matchisme est l’expression même de l’abjection féminine. J’aime les femmes. J’aime la la laideurs de leur éxistence, l’équilibre branlant de leur corps trop lourd, leurs seins pendues à mes sourires, leurs hanches trop laches, leurs corps trop faibe et leur rêve sans beauté. Les femmes n’ont que la poèsie du fond de la gorge. Mais toi, t’es une femme aussi, regarde, t’es une femme avec un zizi. Une beau femme, une belle homme, ton sexe ubiquité. Sans genre, éxistence éternelle, suspendue. Et moi je ne suis ni homme ni femmes, moi, moi je suis Erèbe, je suis un couteau planté dans des tripes d’encre, je suis l’ombre planante au dessus de ton berceau. Mage noirs des heures sombres, je tisse le vice à bout de cœur écoeuré. Et ta vertue me donne envie de te disséque, d’étaller tes tripes sur le papiers. Tu me regarde avec tes yeux trop grand, tes yeux qui font le tour du monde. Et la seringue dans ma veine, petit, petit d’homme. Perce la bouche au creu de mon coude, piquouze. Je n’suis pas le fils de Dieu, je suis le fis de Dio (Dihydroheroin). Enfonce, enfonce, et tu me fais l’amour quand le blanc dans la seringue se méle au sang. C’est du sexe plus pur que celui qu’on a fait tout à l’heure, un cadeau, mon corps lache, mon ame. Blanc. Le monde est blanc et je tombe dans son duvet, il n’y a que tes yeux bleue dans l’infinis lactée des choses. Et ta voix qui insiste qui veut, qui résonne, ta voix qui clémende. Silence, laisse moi jouir. J’éclate dans une gerbe de mots et ma bouche en silence te tisse des poèmes. Dans ma tête. Tu ne les entends pas. Scylla aime Charib.

Doucement je sors du monde moite de l’héroïne et je prépare a gestes mécanique, pas vraiment là, pas vraiment autre part. Entre les eaux, entres les os. J’ai coucher ton corps sur l’horizon et je t’y ai rejoins. Entre le ciel et là terre. Entre les cuisses d’Atlas. Je te regarde me regardée, suppliante quémandé le Baiser Blanc. Et tu ordonne, petit enfant en caprice. J’entends ta voix de très loin. Et je prépare. J’ai toujours aime se rituels, l’eau, le citron, le briquet la cuiller, la seringue, le garot, la veine gonflée qui roule sous mes doigts. Je fais l’amour à tes veines, regarde. J’embrasse le creu du coude déjà un peu rouge, déjà un peu mort, j’embrasse la bouche à drogue, et puis, je glisse la seringue comme j’y glisserais mon sexe, en lenteur, avec passion, comme pour te faire l’amour, mes yeux dans tes yeux, j’appuis, je te donne le Paradis Blanc, les rivage éternel, par delà les hommes, je te donne l’absolue bonheur du corps et de l’ame en fusion dans l’absolu. Et alors seulement ta bouche fend un sourire. Tes yeux roule et tu te disloque dans mes bras. Et je te tiens, je te sers contre moi. J’allonge ton corps près du feu. Et je prends un stylo. Et sur ta peau blanche j’écris, j’écris.

« Les serpents sur nos cimes
Et le soirs entre nos cris
L’arbres de nos crimes
Nos amours, mélancolie.
J’écrirais nos conte à la forêt sur ta peau,
Toi l’enfant roi, toi la peau sans os
Je courrerais sur le soir
Et tu te noieras
Tu voudra que je t’offre le noir
Et tu t’y perdra.
Mes rimmes tisseront tes rimmels en larme aux coins des cils.
Tu voudra mes corps en pleurs sur ton corps qui meurt.
Enfant. »

Je sourrie. Réveille toi, bel ange, reveil toi. Sors du monde blanc et plonge dans mon noir. J’ai coucher ton corps sur l’horizon, et je t’y enfermerais.

________________________________

Je piss'rai sur vos tombes, j'y crach'rai, j'y baiserai. Que l'on baise sur ma tombe que l'on pisse dessus pour qu'elle garde toujours l'odeur des filles de joie de ces chaleurs aux chiennes qui font les mois d'avril qui font que les chiens courent après le cul des filles. Allez ressers ton vin car nos corps sont à vise, allez donne ton sein que nos bouches soient pleines pour qu'enfin jusqu'au ciel on fasse de ces amours qui font que les hommes parfois valent bien plus que leurs dieux. Je piss'rai sur vos tombes j'y crach'rai j'y baiserai, avec celles qui voudront et des hommes s'il le faut, comme un doigt qui se lève devant les bienséances et qu'on garde bien haut juste pour dire à dieu adieu
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 290
ϟ points : 26
ϟ âge : 21
ϟ inscrit le : 26/03/2014
ϟ date de naissance : 27/07/1996
ϟ avatar : philip ellis
ϟ crédit : .reed
ϟ âge : vingt ans
ϟ côté coeur : des murs.
ϟ double compte : yuri tymoshenko

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Mer 28 Jan - 17:34

Don't tell me that there's nothing wrong

Il t’a fait partir. Il a noyé ton être, tué ton corps. Tu t’es perdu dans le monde déformé, glissant, inaccessible. Tu t’oublies, tu t’évades, une fraction de seconde. Assez de temps pour que le monde s’écroule, pour qu’il trouve le temps de t’abandonner, ou bien de te veiller. Il avait recommencé sa recette magique. Le feu, la drogue, le citron, la cuillère, le garrot, et puis tes veines qui surgissent. Baiser sur le creux de ton coude. Et puis l’aiguille qui vient se faufiler sous ta peau, ses yeux qui se perdent dans les tiens. Des yeux un peu absents, des yeux pas vraiment là. Des gestes qui s’illustrent par l’habitude. Des gestes répétés deux milliards de fois, et puis ton esprit qu’on fait dérailler comme ça. Y’a un grand flash. Puis le monde qui s’en va. Le monde qui dérape un peu, et puis ton corps qui tombe dans ses bras. Tu te sens bien. Tu te sens mort-vivant. T’oublie ta pute de mère, t’oublie ton univers qui va mal, qui déconne. T’oublie que t’es un bon, un mauvais garçon. Brusquement, c’est loin derrière, tout ça. C’est loin, et il n’y a plus d’ombre sur ton tableau, Anže. Au fond, c’est un peu plus beau. C’est bien plus beau. T’as un sourire béat sur le visage. L’important, maintenant, c’est de ne plus être là. D’être absent, et dans ses bras. Les pupilles éclatées, dans l’étreinte de Gueule Cassée. T’es complètement noyé. Dans un océan de nuages, un univers confortable, presque, d’une certaine manière, impalpable. Caresses au stylo. T’as laissé échapper quelques sons hébétés, dans ton univers. Perdu, égaré. L’esprit enfantin somnole, s’oublie dans les nuages. Corps chaud. Etre brûlant. Tu deviens ce bouillon charmant. Couché sur le sol, presque suffoquant. Une tête brûlée, une tête blonde endormie, respirant faiblement. Trop apaisée.

Le bonheur s’évade, s’efface, fugace. Tu t’éveilles, un peu étêté. Le corps légèrement endolori par la surface dure sur laquelle tu, ou bien on, t’avait allongé. Tu observes ce qui t’entoure. Un  peu choqué d’être revenu au point de départ, dans cet univers crasseux qu’est le monde. Ton regard s’attarde sur Gueule Cassée. Il est là, encore. Il ne t’a pas abandonné. T’as un sourire béat sur le visage. Et puis, t’as la bouille déçue du gamin qui comprend tout juste que quelque chose vient de se terminer. Que quelque chose vient de s’effacer. Tu frémis. Tu t’es redressé, doucement. Lentement. Et puis tu remarques ton corps. Tu remarques les traits au crayon. T’essaies de lire. T’essaies de comprendre ce qu’il a mis. Ce qu’il a inscrit.
« Les serpents sur nos cimes
Et le soir entre nos cris
L’arbre de nos crimes
Nos amours, mélancolie.
J’écrirais nos contes à la forêt sur ta peau,
Toi l’enfant roi, toi la peau sans os
Je courrais sur le soir
Et tu te noieras
Tu voudras que je t’offre le noir
Et tu t’y perdras.
Mes rimes tisseront tes rimmels en larme aux coins des cils.
Tu voudras mes corps en pleurs sur ton corps qui meurt.
Enfant. »

Tu ris, doucement. Tu ris, en t’accrochant à ses bras. Les bras d’Erèbe. « Tu m’improvises feuille, Monsieur ? Tu m’offres tes poésies, tes mots, et la magie de tes sentiments du moment ? » que tu demandes, doucement. Tu as la tête qui roule sur le côté alors que tu accroches à lui. Un moment. Un instant. Tu souris. Tu as déposé un baiser au creux de ses bras. Là où une aiguille avait probablement percé un jour. Là où l’amour s’était enfilé, la drogue, la came, quelque chose qui vous avait offert le droit de vous en aller. De vous envoler. Tu t’es oublié, égaré. Ame perdue dans les délires de la société.

« Tu écris tous ceux que tu croises en poème, Gueule Brisée ? » que tu demandes. Tu as le corps qui roule. Contre lui. Vers lui. Tu soupires, souris. « Erèbe, Erèbe … Garçon poète. Garçon des cascades. Sirène. » Garçon des eaux. Garçon démon. A lui seul, Erèbe pourrait être le mot « passion ». Erèbe pourrait être le fruit du démon. Et toi, lentement, tu descends. Lentement, tu retrouves la Terre. Terre ferme. « Erèbe .. ? » que tu as murmuré, doucement. « Pourquoi tu t’es fait poète ? Qu’as-tu dit, pour qu’ils te laissent faire ? Est-ce qu’ils te regardent, comme si tu étais fou, lorsque tu inventes, lorsque tu trouves la beauté dans le monde sale, dans leur Histoire dégueulasse ? Hein ? Puis tu dis rien ? Tu dis rien, ou bien tu frappes, tu tapes, avec tes mots, avec tes poings, tes crayons, et tes stylos ? » Et puis la came. Peut-être qu’il les envoie dans un autre monde, comme il t’a envoyé toi, avec sa cuillère, son garrot, ses aiguilles, et la neige en sachet. Poésie multicolore. Poésie magique. Interdite. « Est-ce que tu me tueras ? Est-ce que tu ferais ça ? » Tu essaies de faire allusion à ses vers. A ses douces et cruelles paroles. Serpent, Erèbe. Il s’est glissé sous ta peau, succube. Monstre monstrueux. Et toi, t’es là, collé à lui. Tu t’y accroches un peu plus, alors que, brusquement, tu te sens presque gelé. Frigorifié. T’aimerais enfiler tes vêtements. Remettre ton vieux pull. Ou alors que le garçon te serre contre lui. Qu’il se serre contre toi, pour t’apporter un peu de chaleur. Un quelque chose, un peu de baume au cœur. T’as envie que ça continue. Que la drogue injectée dans tes veines ne s’en aille plus. « J’ai froid. »

Oui. C'est nuuuul. Mais mon inspi, elle me joue des tours, en ce moment. C'te connasse.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Administrateur

Administrateur

Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 121
ϟ points : 10
ϟ âge : 23
ϟ inscrit le : 03/11/2014
ϟ date de naissance : 17/08/1994
ϟ avatar : Sylvester Ulv
ϟ crédit : abyss
ϟ âge : 20
ϟ côté coeur : il est parti en éxil
ϟ jukebox : Autour de moi les fous-Saez
ϟ double compte : Nikita, Roxxan, Keenu

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Ven 30 Jan - 23:17

Ton rire sonne en chant d’oisillon. Petit carillon, un cristale qui se brise quand tu sors de l’étreinte duveteuse de la came. Je l’ai vue se coucher sur ton corps comme une larme d’absinthe, un cris stupre bloqué dans ta gorge, tes yeux qui tournent au blanc puis roulent sous les paupière. J’ai vu sa langue épaisse se frayer un chemin entre tes jambe, ton corps s’arquer et se tendre dans une spasmes d’illumination tandis que des milliards d’étoilent flottaient sous tes rétines , la pupille large. Des tête d’épingle plantées dans les yeux. C’est le regard. Ce r’gard là qui prouve qu’on est tomber, qu’on peux plus respirer seul, qu’on a besoin de synthèse, de sensations expérimentale, de rejet des sens, d’ateinte à l’essence, l’envie d’éffacer la vision délètre du monde en suicide au fond d’un compte goutte. Envie d’inventer les formes d’une musique, de voir le son se déhanché, ondulé, de voir les odeurs et d’entendre les couleurs. De tout rendre informel et sans formes, de brisés les statu quo, les secrets, de briser les sceaux, d’enleve la conscience plus haut que le corps ne montera jamais. De profiter un peu de ses ailes quand ton ciel est VIP. C’est le regard de la rue, le regard du bitume brûlé sous les pieds nu, les orteilles autour du monde. C’est le regard des hommes vents, des Existants, de ceux-là, impalpable qui volent et vrillent, ne s’arrêtent jamais, si faible sois le souffle. C’est nos regard de miroirs cassée qui s’embrase dans la lueurs du feu qui s’éteint. Comme toi entre mes mains. . « Tu m’improvises feuille, Monsieur ? Tu m’offres tes poésies, tes mots, et la magie de tes sentiments du moment » Derme de papier de soie rafiné, et mes lèvres en plument qui grattent, papiers a musique mutillé. Je n’suis qu’une couteau enfoncé dans un ventre d’encre. Alors oui mon papiers, mon petit cahier d’écollier, j’t’ai embrassé au stylé avant de te découper au couteau. Ceux là dans mes rires. Douceurs quand violence écoeur. Et mon cœur, violence quand nos danses m’écoeurent. « Tu écris tous ceux que tu croises en poème, Gueule Brisée ? » Je ris, à mon tour. Je rie. Y a pas de cristale dans les gargouillis de ma voix de levianthan, ni dans la cassures aigue, ni dans le reste. C’est des os qu’on cassent. C’est la colonne vertebrale de Dieu. Tu sais Dieu est enfer et il régne sur le vice. La genèse est fausse. Au septiéme jour, Dieu donna la Terre a Satan pour qu’il la détruise. « Nan, j’écris ceux qui me croisent ».

Tu parle comment un enfant quand tu roule sur mon corps, la larme perdue, l’ancre d’un navire mort. Un vent chargé d’écume au bord de tes cils de filles. Je caresse ta joue avec une tendresse inconnue avant d’enfoncer sur ta paumette l’oncle de mon pouce, la marquant d’un croissant de lune rouge qui pleurs, et plein de petit croissants, sans faire mal, juste pour marquer au sang mon nom sur tes joue d’enfants. « Est-ce que tu me tueras ? Est-ce que tu ferais ça ? » Je pouerais venir contre toi du bout des lèvres, embrasser ta bouche, à bout de rêve, j’pourrais glisser ma main contre ta gorge et serrer, doucement, j’pourrais embrasser la comissure de ta bouche, ton menton, puis ton coup, la veine qui palpitera sous mes lippes, j’pourrais la lecher doucement, la faire rouler sous ma langue, sucer la peau, laper, et puis, j’pourrais y planter mes dents, fort, en arrachant, déchirer la peau et creuser la veine, et puis fontaine, te vider, te boire jusqu’à la lie, puisque le sang petit d’homme, puisque le sang c’est la vie. Je pourrais te laisser au porte de la mort pour prendre ton corps une dernière fois, teindre tes cambrures en rouge, et te laisser jouir en ultime agonie. Je pourrais, si facile, petit d’homme. Mes doigts courent sur ta peau, effleurent, dessine. Mes doigts bohémes. « J’ai froid. »

J’embrasse et ensserre ton corps dans l’étau de mes bras. « j’te tuerais pas aujourd’hui, ni demain ». Mais je ments tu sais. J’tai tué ce soir, mon corps dans ton corps, j’t’ai tué en chassant le noir derrière mes yeux mort. En t’allumant en lumière dans les ténèbres de mon monde. Je te brulerais pour que tu brille jusqu’à ce que sans cire tu t’éteigne dans mon néant. Je te berce, bébé, j’te berce, embrassant ton front. Puis je t’habille comme un religieu, toi dans l’étreinte d’héroïne, je t’habile comme un lirais un livre millénaire, comme on en tournerais les page avec une douceur monacale. « Laisse moi te montrer la magie de la forêt de béton ». Je te hisse a bout de bras et te traine jusqu’au dehors, jusqu’à la lumière de la Lune. Artémis vierge pour couver nos vice d’orgiaques.

________________________________

Je piss'rai sur vos tombes, j'y crach'rai, j'y baiserai. Que l'on baise sur ma tombe que l'on pisse dessus pour qu'elle garde toujours l'odeur des filles de joie de ces chaleurs aux chiennes qui font les mois d'avril qui font que les chiens courent après le cul des filles. Allez ressers ton vin car nos corps sont à vise, allez donne ton sein que nos bouches soient pleines pour qu'enfin jusqu'au ciel on fasse de ces amours qui font que les hommes parfois valent bien plus que leurs dieux. Je piss'rai sur vos tombes j'y crach'rai j'y baiserai, avec celles qui voudront et des hommes s'il le faut, comme un doigt qui se lève devant les bienséances et qu'on garde bien haut juste pour dire à dieu adieu
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 290
ϟ points : 26
ϟ âge : 21
ϟ inscrit le : 26/03/2014
ϟ date de naissance : 27/07/1996
ϟ avatar : philip ellis
ϟ crédit : .reed
ϟ âge : vingt ans
ϟ côté coeur : des murs.
ϟ double compte : yuri tymoshenko

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Mer 11 Fév - 22:01

Don't tell me that there's nothing wrong

« Nan, j’écris ceux qui me croisent. » Peut-être que ceux qui le croisent sont de joyeux lurons. Peut-être que ce sont des étranges, des égarés. Peut-être que ce sont les gens les plus heureux du monde l’espace de deux secondes. Le temps d’un shoot, le temps d’une passe. Le temps d’un moment futile qu’on aimerait faire durer. Le temps d’une éternité limité. Tu sens une nuance entre ta question et sa réponse. Tu crois apercevoir une différence. Quelque chose que tes sens idiots ont peut-être un peu de mal à interpréter. Ceux qui le croisent. Pas ceux qu’il a croisés. Ceux qui viennent à sa rencontre. Pas ceux qu’il a rencontrés. Etait-ce là la clé ? Tu fermes les yeux. Tu fermes les yeux pour essayer de poser les mots. Pour mieux le comprendre, dans le brouillard de tes idées. Monsieur, pour répondre à tes questions, t’enfonce ses ongles sous la peau. Marques d’amour sur ta joue. Tu l’interroges. Tu te demandes ce qu’il trace avec tant d’application. Tu fixes Erèbe, le jeune garçon. Tu fixes ses traits ravagés, ses lèvres trop pulpeuses, gonflées comme s’il était en proie à un coup de poing permanant, qui cherchent à trouver un peu d’harmonie avec ses traits anguleux. Tracés durcis. Tu te demandes presque un instant ce qui l’a fondé. Ce qui l’a conduit à venir ici. Instant de réflexion. Instants de sensation. Tu murmures. Tu murmures que t’es glacé. Ses doigts fins te font frissonner. Dessins incertains. Dessins de la gueule cassée. Sa bouche vient t’embrasser. Ss bras viennent t’enlacer. Tu te surprends à laisser ta tête glisser sur son épaule. Doucement. « J’te tuerais pas aujourd’hui, ni demain. » C’est un bon point. Tu crois. Tu penses que c’est déjà ça. Tu pourras vivre pour deux éternités de plus. Pour des instants étranges, pour des instants qui ne dureront qu’une fraction de seconde. Ton être est bercé. Bercé par ses mots, ses idées. Bercé par ses bras qui ne cessent de t’enlacer.

Tes vêtements reviennent sur ton corps. Ton écorce. Les protecteurs. Ils embrassent tes bras et tes jambes nues. Chaleur. Affaires réchauffées par le feu délicat de la vieille cheminée. Le jeune homme t’habille. Tel un précieux bébé. Tu le laisses faire. Tu le fixes, absorbé, ondulant seulement ton corps pour l’aider. « Laisse-moi te montrer la magie de la forêt de béton. » qu’il te murmure alors. La magie de la forêt bétonnée. La magie de cette étrange forêt. Le monde des humains. Le monde des Hommes. Le monde sec et pollué. Détruit. Le monde des pluies d’acides, et de la monstruosité. Derrière le feuillage des arbres, Madame la Lune s’élève. Nuit sombre. Nuit sans étoile. Comme toutes les autres. Des nuits semblables. Monsieur à la gueule brisée te porte. Te transporte. Tu le laisses aller. Tu le laisses t’emporter. Et toi, tu t’accroches à lui. Enfant. « Qu’est-ce que le monde des Hommes a de magique, hein ? » que tu demandes soudain. Tu te tortilles, pour retomber sur tes pieds. Pour te redresser, et te mettre à marcher. « Erèbe. Erèbe, dis-moi ce que la forêt de béton t’a apporté. Dis-moi ce qu’elle a fait pour toi. Dis-moi ce que ces chiens d’Hommes ont fait, pour que tu sois comme ça ? » T’as une certaine colère qui gronde dans ta voix. Une colère de caprice. Sur le coup, tu n’es plus très certain de vouloir retourner là-bas. Tu n’es plus certain de vouloir recommencer quelque chose comme ça. « J’peux pas te croire si tu me dis que y’a toutes les merveilles du monde, là-bas. Putain. C’est d’la merde. On est élevé dans la poussière. On est élevé pour tous s’entretuer comme des chiens. Pour crever. Pour se regarder, les uns les autres, et s’arracher des bouts d’viande comme si c’était les derniers. »

Tu grognes. Tu grognes encore. « Ils t’foutent dans des boites quand t’es différent ! Ils t’foutent dans des putains de boites de merde, puis ils te regardent comme un putain d’animal ! Ils te regardent, comme ça ! » Toi, t’as les doigts qui viennent piquer ses côtes. Tes doigts qui tâtent, qui explorent. T’as tes doigts qui se font sauvages. Qui tripotent son corps, qui le touchent comme s’il était étrange. « La ville de bêton est un attrape-rêve. Elle les absorbe, les bouffe. Elle les gardent entre ses murs, et on les entend, parfois, dans le souffle du vent. On les entend, entre les cuisses des salopes, dans c’te came de merde qu’on te vend. Mais jamais tu les attrapes, tu comprends ? Tu captes ça, Gueule Cassée, ou quoi ? » Les rêves inaccessibles. Les rêves brisés, perdus. Toi, tu tapes du pied. Un instant. Capricieux. Tu penses, fermement, que tu n’as pas envie d’y retourner. Pas maintenant. Il te faudrait des nuits entières pour accepter. Sur le moment, c’est tout ce que veut ton cerveau bloqué. Tout ce qu’il arrive à produire, embrumé. « Putain, vante-moi donc les mérites du monde, si c’est ça qui te fait plaisir. Dis-moi ce qu’il y a de si merveilleux. Ce qui te conduit à y retourner, le désir qui t’anime, une fois que l’acide qui coulait dans tes veines s’est dissipé. » Des réponses. Des raisons qui pourraient justifier vos actions. Vos actions de fous, de malades bons à interner.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Administrateur

Administrateur

Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 121
ϟ points : 10
ϟ âge : 23
ϟ inscrit le : 03/11/2014
ϟ date de naissance : 17/08/1994
ϟ avatar : Sylvester Ulv
ϟ crédit : abyss
ϟ âge : 20
ϟ côté coeur : il est parti en éxil
ϟ jukebox : Autour de moi les fous-Saez
ϟ double compte : Nikita, Roxxan, Keenu

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Dim 8 Mar - 17:58

Les larmes du monde sont entre la terre et le bitume, entre la mère et l’écume, entre le bohéme et le bourgeois, entre le fou et le roi. C’est cette femmes qui cache ses rides sous ses résilles, qui cache l’aride sur ses talons aiguilles, qui fait tourner les têtes, qui agite ses cils, fais papillonée ses lèvre, joue, comme si elle était docile. C’est cet homme qui fais tomber le masque a la nui tomber, devant son vieux miroire, qui coule ses lèvres de rouge, farde  ses paupière, installe la péruque et va hanté la nuit en homme-femme , en rêve, en aiguille dans le coude. C’est l’orphelin qui s’invente une mère au creu de l’arbre quand les bombes font explosé sa maison. C’est le chat qui serre ses miaulement sur le cadavres de son amis, se frotte et ronronne, comme pour lui soufflé existence, comme pour que son corps marche a nouveau. C’est la larme de l’éléphant, qui abandonne la carcasse de son fils. C’est le orque qui pleurent quand les monstre volent leur petit. Les larmes du monde sont entre le ciel et la terre, entre l’éssieu et l’éther. La beauté du monde et celle de ses yeux qui pleurent. Sous le monde des feuilles la magie est douceur, en caresse de vent, semée d’odeur, en parure de vert. Sous le monde des hommes la magies est violence cruelle, atroce, la magie du sentiments, de la folie, de l’excése, de l’aliénation, de la poésie du laid, celle de plaie, la poésie de la dureté, de précocité, de la solitude, la poésie de la mort. C’est creuser le monde, trouver la beauté ou elle n’est pas évidente, sortir de la glaire de pierre pure qui font les beaux poémes, qui font les beaux rêves. C’est brandir l’espoir comme on brandit un flambeau, pour illuminer le noire. Mais tous ca tu peux pas comprendre petit, parce toi, on t’as pas appris a voir, juste a regarder, a regarder sans but, les yeux en érrance, a regarder sans creuser, voir sans apercevoire. J’veux bien te montrer, la magie des hommes, c’est la magie du cœur, vois, comme ce jour sous les feuilles est beau, cette nuit a poncé nos os. C’est la magie des hommes qui nous amener en terre de Sylve. C’est elle qui a unis nos corps, fécondé nos cris, et nos soupirs et tout le reste, nos promesses muettes, sans avennirs.  C’est nos cœurs atrophiée, symbole de notre éxistence, hyperbole de désespérance. C’est Ubliquité du soir qui se couche a l’ombre des mondes.

Tu t’agites. Tu parles, tu pointe du doigt sur mon corps les peintures laides que le monde t’a offert, l’horreur des hommes balancé a tes yeux d’enfant, comme un viol au fond, la cruauté en chaperon. J’écoute en avancant entre les abres qui s’espace de plus en plus, laissant aparaitre dans le noir de la nuit les lumière de la ville. Une route de goudron en veine de sang noir qui serpente, délimitant la frontière des deux monde, comme un styx au milieu des ombres. « Tu regardes sans voir, p’tit roi ».


Je prends ta main et on avance, la rue épaisse, chaude et sale est l’échos de notre marche. Des putes rient, elle gloussent, nous voient, ondule, ouvre leur robe pour laisser aparaitre une cuisse. La plus vielle, nous voit et soupire. On avance, l’immeuble est haut, je te traine sans te laisser le choix, on monte on gravis les echelle, puis jusqu’au toi. Je ferme tes yeux, soupire dans ton oreille et te fais avancer, silencieusement, jusqu’au bout, jusqu’à la rembarde, je te porte et te met dessus et j’hote mes mains de tes paupière. La ville s’étale sous nos yeux en jeux d’ombre et de lumière ouclignotent les farme, la mer lourde et noir comme de l’encre se prélasse au delas, et le vide sous nos pieds comme un appelle d’absolue. Ma bouche dans ton coup. « Regardes, regardes les lumière et tout ce qui danse, une ville n’est belle que la nuit, que depuis ici, que maintenant, les hommes ont la folis de grandeur et ca fait leur force aussi bien que leur laideur, ca la mène a la violence, mais aussi à l’éxcélence . C’est la magie des hommes qui nous a mené l’un à l’autre, celle là, qui m’amène ici avec toi, tout en haut de Zagred, le vide devant nous ». Ma main se fraie un chemin sur tes hanches, sur ton ventre, entre tes jambes. « je veux te faire l’amour en apesenteur ». Alors, je te pousse, je te pousse sans violence, sans haine, juste pour que tu tombe, pour que ton corps désarticulé flotte dans l’air, plane, et que tu vois, que tu comprenne, que la magie des homme ca la vie, c’est l’éxistence, que la douleur, la peine, l’horreur, ca te prouve que tu es, que tu tiens, que t’éxiste, au-delà des mots et des maux. Je te ratrape et te hisse d’un coup sec, ton corps s’envole et chutte sur le sol du toit. Je monte surtoi et t’explique, ma bouche contre ta bouche «  La magie des hommes c’est la vie, c’est quand t’as mal, quand tu pleurs, quand ca t’écoeur, quand le monde que tu trouve si sale te pique comme une poupée vaudoue, c’est chaques sentations qui se couplent a chaque sentiments, c’est le fait d’être au-delà d’éxisté, c’est ton cœur qui a cru mourir quand je t’ai poussé, qui te dis  putain j’suis en vie ». Mon couteau ouvre ma main, une ligne de sang coule « c’est ça, la magie des hommes, c’est le sang » je presse ma main contre ta bouche « c’est la vie ». Je te regardes, t’embrasse, goutant mon essence au bout de tes lèvres. « fais moi l’amour, fais moi la mort ».

________________________________

Je piss'rai sur vos tombes, j'y crach'rai, j'y baiserai. Que l'on baise sur ma tombe que l'on pisse dessus pour qu'elle garde toujours l'odeur des filles de joie de ces chaleurs aux chiennes qui font les mois d'avril qui font que les chiens courent après le cul des filles. Allez ressers ton vin car nos corps sont à vise, allez donne ton sein que nos bouches soient pleines pour qu'enfin jusqu'au ciel on fasse de ces amours qui font que les hommes parfois valent bien plus que leurs dieux. Je piss'rai sur vos tombes j'y crach'rai j'y baiserai, avec celles qui voudront et des hommes s'il le faut, comme un doigt qui se lève devant les bienséances et qu'on garde bien haut juste pour dire à dieu adieu
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Voir le profil de l'utilisateur
ϟ messages : 290
ϟ points : 26
ϟ âge : 21
ϟ inscrit le : 26/03/2014
ϟ date de naissance : 27/07/1996
ϟ avatar : philip ellis
ϟ crédit : .reed
ϟ âge : vingt ans
ϟ côté coeur : des murs.
ϟ double compte : yuri tymoshenko

Tu veux voir plus ?


MA VIE INTIME
ϟ mes relations :
MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   Sam 21 Mar - 23:29

Don't tell me that there's nothing wrong

« Tu regardes sans voir, p’tit roi. » Sans voir. Toi, tu le fixes un instant. Cherchant à comprendre. Cherchant à capter ce qu’il voulait t’avouer. Ce qu'il cherchait à te murmurer, là, dans la douceur de la nuit. Dans la violence des choses, de tes idées. Tu souffles, soupires, souffres. Sa main prend la tienne et t'entraîne. Au loin, quelque part. Dans la douceur de la nuit. Dans la violence des lumières. Tu plisses les paupières. Les filles dansent, avec leurs courbes presque attendrissantes. Chiennes. Un peu comme ta mère. Tu l’imaginerais ici, sans peine, à faire le tapin pour quatre sous. Tu grimaces. T’aurais envie de les frapper. De les cogner un peu, pour voir si c’était ce qu’elles demandaient. Mais tu n’as pas le temps. Déjà, Erèbe t’entraîne. Un immeuble. Tu grimpes. Tu montes des marches, jusqu’au ciel. T’as la tête qui tourne un peu sous l’effort. T’aimerais souffler, te fumer une clope entre temps, mais Erèbe n’en a rien à faire. Il laisse tomber tes grognements, tout en continuant de te tirer le bras. Des escaliers, des échelles. Tu crois avoir compris ce qu’il veut. L’endroit où il cherche à t’emmener. Probablement pas son appart, vu la vitesse à laquelle il semblait monter. A moins que le garçon ne couche sous les combes. Le toit. C’est là. Le garçon te force à fermer les yeux. Les mains sur tes paupières. Il te fait avancer. Progresser. Il te guide, tout en soupirant dans ton cou. Tu te mordilles les lèvres. Doucement. Et soudain, il te fait arrêter d’avancer. Pour te porter. Il te porte, et te dépose sur les cylindres de métal. C’est froid. Ses mains glissent de tes paupières. Et voilà que tu ouvres les yeux. Lumières. La ville qui vit. La vie qui glisse, clignote, agit. La rivière qui s’enfuit. Et puis la mer, très, très loin, aussi. Le vide, lui s’ouvre sous vos pieds. Et puis la bouche du garçon vient se déposer encore une fois dans ton cou dans l’esquisse d’un baiser.

« Regarde, regarde les lumières et tout ce qui danse, une ville n’est belle que la nuit, que depuis ici, que maintenant, les hommes ont la folie de grandeur et ça fait leur force aussi bien que leur laideur, ça la mène à la violence, mais aussi à l’excellence . C’est la magie des hommes qui nous a mené l’un à l’autre, celle-là, qui m’amène ici avec toi, tout en haut de Zagreb, le vide devant nous. » Tu frissonnes. Peut-être qu’il a raison. Peut-être que les choses sont comme ça, au fond. « De toute façon, c’est tous des cons quand même. » que tu grognes un peu, bougon. Juste pour continuer sur tes idées. Pour ne pas trop t’accorder d’un coup avec l’étranger. Sa main qui glisse sur tes hanches. Sa main qui glisse entre tes jambes. Tu recules la tête, doucement. Pour sentir le garçon contre tes cheveux. « Je veux te faire l’amour en apesanteur. » qu’il te dit. Et toi, tu n’as même pas le temps de répondre, de savourer ses mots, que déjà il te pousse, te bouscule. Tu te sens tomber. Alors, au fur et à mesure que la seconde s’éternise, tu songes à tout ce qu’un homme en train de tomber pourrait songer. Ta mort. Le sol qui risque de dangereusement se rapprocher. La violence du choc. Tu te demandes si tu seras encore conscient, ou si ton cerveau t’aura déconnecté. Si tu auras tout oublié. Jusqu’à ton existence de demeuré. Ta bouche a commencé à s’ouvrir pour crier. Pour hurler une dernière fois, et profiter pleinement des quelques dernières secondes de vie qui t’étaient accordé. Sa main t’attrape. Te revoilà plaqué contre la barrière, d’un coup sec. Le choc fait un instant basculer ta tête en arrière. Et puis tu voles, de l’autre côté de la barrière. Sur le toit sécurisant. Tu t’étales au sol, les jambes tremblantes. Presque effrayé à l’idée qu’il puisse ne pas être parvenu à te rattraper. Le garçon grimpe sur toi. Sur ton corps faible. Sa bouche s’approche. « La magie des hommes c’est la vie, c’est quand t’as mal, quand tu pleures, quand ça t’écœure, quand le monde que tu trouves si sale te pique comme une poupée vaudou, c’est chaque sensation qui se couple à chaque sentiment, c’est le fait d’être au-delà d’exister, c’est ton cœur qui a cru mourir quand je t’ai poussé, qui te dit putain j’suis en vie. »

Et voilà qu’il vient déchirer tes chairs. Ta chair. Le sang coule au creux de ta paume. Tu le fixes. Tu observes le garçon, pour comprendre. Pour capter ce qu’il te voulait. « C’est ça, la magie des hommes, c’est le sang. » Et il applique ta main contre sa bouche. « C’est la vie. » Ses lèvres ensanglantées contre ta bouche. Tu souffles, et tu laisses ta langue se glisser au centre du baiser. « Fais-moi l’amour, fais-moi la mort. » Qu’il te murmure. Toi, tu as commencé à l’embrasser, doucement. Jusqu’à pousser son dos contre le sol. Tu embrasses son cou. Doucement. Lentement. Tu attrapes sa main. Tu saisis sa lame. Sans lui demander son autorisation. Tu tires sa paume à toi. Et tu cisailles. Tu déchires, toi aussi, la chair de ton ami. Le sang s’étale. Le sang s’étale sur vos mains. Et toi, tu presses vos paumes abîmées l’une contre l’autre. Le sang se mêle, s’emmêle. « Et c’est les liens du sang qui unissent les hommes ? C’est la magie qui unit, qui les aide à faire la paix ? C’est la guerre et la violence, la magie, dans ton cœur à toi ? » Comme dans le tien. Comme dans ton esprit fatigué. « Peut-être que la ville est belle mais je ne pourrais jamais pardonner. Je ne voudrais jamais pardonner cette bande de cons. D’égoïstes excentriques. Je ne voudrais pas, je ne voudrais jamais. » que tu dis. Tu glisses tes doigts ensanglantés sur sa joue. Traces. Marques rougeâtres. « Pourquoi l’endroit le plus beau de la ville, c’est ici ? Pourquoi c’est toi qui l’a découvert ? Pourquoi est-ce qu’il t’a choisi ? Hein ? Pourquoi est-ce que je devrais croire à tout ce que tu dis ? A tes croyances sur la magie des hommes, quand j’ai vu ce qu’ils ont fait de nos vies ? »
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



Tu veux voir plus ?

MessageSujet: Re: érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)   

Revenir en haut Aller en bas
 

érèbe ✣ don't tell me that there's nothing wrong. (hot)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Érèbe, madness returns
» rhéa + am i wrong, for thinking that we could be something for real?
» (F) Rosamund Pike ► A true life after a wrong death
» and what was right is wrong, eyron.
» (m) Bill Kaulitz - he's so wrong but he loves me so right

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Zagreb :: maksimir :: forêt-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit